Au Royaume de l'Amour dans la Vérité

Accueil > Dossiers > Le Cardinal Vachon et l’Armée de Marie

Le Cardinal Vachon et l’Armée de Marie

Décès du Cardinal Louis-Albert Vachon

Le 29 septembre 2006 est décédé le Cardinal Louis-Albert Vachon, ancien Archevêque de Québec, qui a fortement combattu l’Armée de Marie. Le lendemain, on pouvait lire un éloge funèbre du Cardinal dans le journal Le Soleil, avec ce paragraphe concernant l’Armée de Marie:

«Parmi les dossiers chauds qu’il a eu à traiter, le cardinal Vachon avait révoqué le statut d’association pieuse de l’Armée de Marie, en 1987. Ce geste lui avait valu les foudres de la fondatrice du mouvement, Marie-Paule Giguère, et de ses nombreux fidèles. Il avait été appuyé à l’époque par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, aujourd’hui Benoît XVI. Le décret n’a jamais été levé depuis.»

La lettre ci-dessous a été adressée au quotidien Le Soleil dans les jours suivant la parution de cet article, afin de présenter «l’autre côté de la médaille». À ce jour, elle n’a pas été publiée par ce journal de Québec.

Tant de calomnies!

À l’occasion du décès du Cardinal Vachon, Le Soleil a publié un article d’Yves Therrien honorant sa mémoire, le samedi 30 septembre, dans lequel un paragraphe était consacré à l’Armée de Marie. Le journaliste mentionne que lorsque «le cardinal Vachon avait révoqué le statut d’association pieuse de l’Armée de Marie, en 1987», «ce geste lui avait valu les foudres de la fondatrice du mouvement, Marie-Paule Giguère, et de ses nombreux fidèles».

Cette affirmation est très étonnante pour qui connaît vraiment la situation. Notre fondatrice a essuyé pendant des années les calomnies qui circulaient à son sujet en différents milieux, alimentées surtout par certaines personnes en autorité dans l’Église, et elle exhortait les membres de l’Oeuvre à ne pas répondre à ces attaques. Lorsqu’une campagne de diffamation s’est élevée contre l’Oeuvre dans les médias, des membres se sont portés à la défense de l’Armée de Marie – et aussi des non-membres, des personnes inconnues qui avaient décelé l’injustice en cours.

Le Cardinal Vachon a toujours été traité avec respect par notre fondatrice, bien qu’il ait eu une action très néfaste à l’endroit de l’Oeuvre au sujet de laquelle il a déclaré, en 1985: «Il faut tout détruire et faire disparaître ces futurs prêtres» (les Fils de Marie qui étaient sur le point de partir pour aller étudier à l’Université pontificale St-Thomas-d’Aquin, à Rome, certains pour une première année, d’autres pour une deuxième).

Concernant le décret de 1987 du Cardinal Vachon, M. Therrien mentionne que l’Archevêque avait été appuyé à l’époque par le Cardinal Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI; mais il faut préciser que le Cardinal Ratzinger avait demandé à l’Archevêque de Québec de procéder «ad normam iuris» (selon le droit), ce qui n’a pas été fait. En 1987, lorsque des Autorités religieuses du Vatican ont eu connaissance de ce décret, elles ont demandé à l’Armée de Marie d’interjeter appel à Rome. Quatre ans plus tard, le plus haut tribunal de l’Église rejetait l’appel, jugeant qu’il «manquait de fondement».

Paradoxalement, la décision de ce tribunal allait confirmer l’authenticité de l’Oeuvre mariale: cette décision est survenue 33 ans, jour pour jour, après que le Ciel eut annoncé à Marie-Paule le «crucifiement» qu’elle aurait à subir de la part de l’Église. Toute jeune, elle s’était offerte comme victime pour les âmes, et le Seigneur lui avait prédit qu’elle revivrait Sa Passion. Notre-Seigneur a été crucifié à 33 ans; ce Nombre a marqué la vie de notre Fondatrice en plusieurs occasions.

Marie-Paule est une mystique hors du commun; mais les mystiques, avant d’être reconnus par l’Église, sont bien souvent rejetés et combattus par elle.

Sylvie Payeur
2 octobre 2006