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Réponse de l’Armée de Marie à Paul Bouchard
de L’Informateur catholique

par Sylvie Payeur-Raynauld

 

Dans le numéro du 7 octobre 2007 du journal «Le Nouvel informateur catholique», M. Paul Bouchard commente à sa façon l’excommunication dont ont été frappés les membres de l’Armée de Marie et propage des propos mensongers. Du même souffle, il s’empresse d’ajouter que l’Armée de Marie a par le passé poursuivi son journal pour diffamation, mais il n’a pas la transparence de rapporter correctement les faits ni de préciser qu’il a dû se rétracter après avoir publié ces propos mensongers, afin d’éviter un procès.

M. Bouchard nous oblige donc à revenir sur une page qui n’est pas très reluisante pour son journal et pour lui-même...

* * *

Monsieur Paul Bouchard persiste et signe...

À plusieurs reprises ont été publiés dans L’Informateur catholique des articles contenant des propos offensants et mensongers tant sur l’Armée de Marie que sur notre Fondatrice, Marie-Paule. Ces articles étaient signés par l’abbé Jean Ravary ou M. Paul Bouchard.

En 1988, un article de l’abbé Ravary a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase: il accusait l’Armée de Marie d’être un «guêpier» où les gens «sont harcelés, qu’ils sont pris à la gorge à cause des montants d’argent qu’on réclame, qu’ils sont traqués et qu’ils ont peur» (édition du 22 mai au 4 juin 1988).

Bien avant ces faits, à la demande du Seigneur, Marie-Paule cédait sa place à Jean-Paul Bélanger à la présidence de la corporation (société civile) L’Armée de Marie inc.; les autres directeurs de la corporation étaient André Poulin (homme d’affaires chevronné, comme Jean-Paul), André Bélanger et Charles-Aimé Gagnon (deux comptables). Tous des hommes respectables et honnêtes. Lorsque Jean-Paul a lu l’article de l’abbé Ravary, il a décidé de ne pas laisser passer ces propos diffamatoires et mensongers, et une mise en demeure a été adressée à l’abbé Ravary, à M. Paul Bouchard, directeur du journal, et au propriétaire du journal, Spirimédia inc.

Comme ils refusaient de répondre à la mise en demeure, une poursuite judiciaire en dommagesintérêts a été intentée à l’encontre de Spirimédia inc., de l’abbé Ravary et de M. Bouchard et ils ont été assignés en justice.

Quant à Jean-Paul Bélanger, il a été interrogé par l’avocat de la partie adverse qui s’attendait probablement à interroger Marie-Paule, ne sachant pas qu’elle n’était plus la présidente de la corporation, et un fait assez cocasse s’est produit. L’avocat tentait d’interroger l’homme d’affaires sur la vie mystique de Marie-Paule et sur un article qu’elle avait écrit pour notre journal, et pour toute réponse Jean-Paul lui a dit qu’il n’était pas au courant, qu’il ne lisait pas le journal... l’avocat a donc dû rectifier le tir!

Peu après, Marie-Paule a repris la présidence du conseil d’administration de L’Armée de Marie inc., à la demande du Seigneur qui avait voulu cette interruption de son mandat pour la soustraire à cet exercice qu’elle ne prévoyait pas à l’époque.

Le 26 octobre 1989, lors de leurs interrogatoires judiciaires, l’abbé Jean Ravary et M. Paul Bouchard ont été incapables de faire la preuve de leurs propos diffamatoires contre l’Armée de Marie et, comme ils étaient désireux d’éviter un procès, l’affaire s’est conclue par un règlement hors cours en vertu duquel L’Informateur catholique s’engageait à verser à l’Armée de Marie une indemnité de 7500 $ et à publier une rétractation, laquelle paraissait en p. 2 du numéro du 1er au 14 avril 1990 de ce journal et se concluait ainsi:

«Nous devons préciser que nous ne détenions aucune preuve légale de nos allégations sur l’Armée de Marie à l’effet qu’il s’agit d’un “guêpier” où les gens “sont harcelés, (et) sont pris à la gorge à cause de montants d’argent qu’on leur réclame, et qu’ils sont traqués et qu’ils ont peur”.

«En conséquence, nous offrons nos excuses à toutes personnes qui auraient pu être préjudiciées par les allégations ci-avant mentionnées.»

La figure de Jeanne d’Arc

M. Bouchard déforme gravement les faits concernant l’Armée de Marie. De plus, sa lecture des événements est très réductrice et ne tient pas compte de l’action de Dieu au sein de l’Église.

Par exemple, il commence son article ainsi: «Une sentence d’excommunication, ça donne froid dans le dos. C’est ni plus ni moins qu’une condamnation à mort... spirituelle. Pire que l’échafaud, donc! Car la peine encourue est éternelle. [L’excommunié] est voué à la géhenne.»

Mais c’est parfois l’Église qui dresse injustement les échafauds: la figure de Jeanne d’Arc condamnée au bûcher, après avoir été jugée schismatique et «relapse», c’est-à-dire retombée dans l’hérésie, offre un parallèle étonnant avec l’Armée de Marie. Dans l’un et l’autre cas, les mêmes accusations: schisme et hérésie.

Des siècles plus tard, l’Église ne suppose pas que Jeanne soit en train de griller en enfer: on l’imagine plutôt dans la gloire du Ciel; on l’a canonisée et consacrée patronne de la France. On en disait pourtant tant de mal de son vivant! Et ses pires détracteurs étaient des gens d’Église.

N’est-on pas en train d’assister à une semblable erreur de perspective?

Les faits

Les adversaires de l’Armée de Marie ont l’art de déformer la vérité. Ainsi de M. Bouchard qui affirme que:

- Le Cardinal Vachon a retiré à l’Armée de Marie son statut d’association pieuse en 1987, «à la suite de l’examen des écrits de la fondatrice par un comité de théologiens».

En fait, c’est l’examen de deux livres écrits par Marc Bosquart qui a fourni le motif de la décision du Cardinal Vachon. M. Bouchard poursuit:

- «Antérieurement à cette étude, dès 1978, le journal Esprit vivant, que je dirigeais alors, mettait ses lecteurs en garde contre les graves errances doctrinales véhiculées par le mouvement. Ce qui valait à la publication une poursuite judiciaire en diffamation.»

Comme il est indiqué plus haut, c’est en 1988 que L’Armée de Marie inc. a poursuivi pour diffamation M. Bouchard, l’abbé Ravary et L’Informateur catholique, à cause d’un article contenant des propos diffamatoires.

En 1978, les volumes de Vie d’Amour n’avaient pas encore été publiés, ni les volumes de Marc Bosquart qui le furent en 1985 et 1986. M. Bouchard continue ainsi:

- «Le dossier litigieux du mouvement est par la suite confié à l’évêque auxiliaire de Québec, Mgr Marc Leclerc, qui, en dépit de nombreuses démarches pour réformer le groupe, ne parvient pas à faire fléchir les dirigeants de leur position doctrinale. Bien loin de se soumettre, ils en remettent en développant des organismes tentaculaires et en construisant, à l’encontre de la volonté diocésaine, le “complexe” du Lac Etchemin, comprenant la maison de retraite Spiri-Maria.»

Au printemps 1984, Mgr Leclerc avait été chargé par le Cardinal Vachon de mener une enquête sur l’Armée de Marie en se fondant sur «ce qu’on disait» de l’Oeuvre... Lors de sa rencontre avec Marie-Paule en novembre 1984, ses seules questions à notre Fondatrice – et il en était de même du Cardinal Vachon qui était présent – ont porté sur les finances de l’Oeuvre et les terrains qu’elle possédait à Lac-Etchemin. Mgr Leclerc a remis son rapport à l’Archevêque en décembre 1985, sans avoir jamais interrogé les Dirigeants de l’Armée de Marie au sujet de la doctrine véhiculée dans l’Oeuvre.

«Organismes tentaculaires», écrit M. Bouchard. Quelle expression! Qu’on permette aux membres de l’Armée de Marie de se réunir pour prier et faire le bien, c’est un droit reconnu aux laïcs dans l’Église. Pour ce qui est de Spiri-Maria, les motifs justifiant cette construction ont été souvent exposés. Revenons à la lettre de M. Bouchard:

- «En l’an 2000, l’actuel pape Benoît XVI, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, émet un avertissement au sujet du contenu “gravement erroné” des journaux et livres de l’Armée de Marie.»

Les faits: Le 27 février 1987, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Cardinal Ratzinger, écrivait au Cardinal Vachon que cette Congrégation prenait acte des deux mises en garde que l’Archevêque de Québec avait portées contre les deux livres de Marc Bosquart et des «doctrines gravement erronées qu’ils contiennent». Le Cardinal Ratzinger se prononçait à la demande du Cardinal Vachon.

Le 29 février 2000, c’est cette fois à la demande du Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) que le Cardinal Ratzinger intervenait à nouveau dans le dossier de l’Armée de Marie. Il rappelait sa lettre de 1987 au Cardinal Vachon, mais les faits étaient faussement rapportés: le Cardinal Ratzinger écrivait qu’alors «cette Congrégation s’était intéressée à l’Armée de Marie du point de vue doctrinal, et a examiné les écrits de la fondatrice (15 volumes intitulés Vie d’Amour) et de ses partisans. Ces écrits ont été jugés “aberrants” et “gravement erronés” au plan doctrinal». – En 1987, ce sont uniquement les deux volumes de Marc Bosquart qui avaient été condamnés par la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans la foulée des mises en garde émises par le Cardinal Vachon contre ces volumes.

L’Armée de Marie est une Oeuvre très transparente: l’histoire de cette Oeuvre a été rapportée en toute fidélité dans Vie d’Amour, les journaux et autres écrits de l’Oeuvre, documents à l’appui. Il est très facile de trouver la vérité pour qui le désire vraiment.

Marie-Paule

M. Bouchard donne une interprétation très personnelle des écrits de Marc Bosquart... si personnelle qu’il déforme certains propos de celui-ci.

Et il abîme à nouveau notre Fondatrice. Marie-Paule est la pierre d’achoppement de notre temps et ceux qui luttent contre elle ne luttent pas simplement contre une humble femme. Nous avons constaté l’authenticité de ses nombreux charismes, son humilité profonde – jamais elle n’aurait voulu qu’on la distingue; toute sa vie elle aurait voulu passer dans l’ombre et se contenter de faire silencieusement le bien. Mais tel n’était pas le Plan de Dieu et elle a dû s’y soumettre.

Il faut bien le reconnaître publiquement aujourd’hui, alors que le Plan de Dieu est pour ainsi dire presque achevé en ce qui concerne la mission de notre Fondatrice:

Marie intervient en personne, en notre temps, en se servant de l’instrument qu’Elle a choisi au Québec – le «rien», le «zéro», se défend Marie-Paule qui ne peut nier cette présence mariale en elle et qui prend bien soin d’ajouter que Marie peut nous habiter tous; Marie-Paule nous supplie de croire qu’elle n’est pas meilleure que les autres...

M. Bouchard déclare:

«À chaque fois que l’Église a voulu contester cette doctrine [réincarnation de l’Immaculée, annoncée par le Seigneur en 1958], qui ne tient pas debout une seule seconde au regard de l’authentique Révélation [!], la soi-disant réincarnation québécoise de l’Immaculée, plutôt que de se remettre en question et de se réformer, a réagi en victime de persécutions et en se réfugiant dans un dolorisme de martyre.»

Ceux qui connaissent Marie-Paule ne l’ont jamais vu afficher un air de martyre. C’est une personne toujours joyeuse, malgré toutes les souffrances qu’elle doit porter et qu’elle offre aussi pour les adversaires de l’Oeuvre, espérant que la sanction du Ciel ne sera pas pour eux trop sévère.

Monsieur Bouchard, quand cesserez-vous cet acharnement contre la Fondatrice de l’Armée de Marie? Quand cesserez-vous de propager des propos mensongers, indignes d’un journal qui se «dit» catholique? N’avez-vous aucun respect pour la vérité?

Vous avez longtemps profité de la patience de notre Fondatrice, mais la patience a des limites. Et, au-delà des tribunaux humains, c’est Dieu qui juge en dernier ressort.

Sylvie Payeur Raynauld
14 octobre 2007