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Bref historique

A) Étapes importantes dans l’évolution de l’Armée de Marie

28 août 1971: Journée de prière de l’Équipe mariale au Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin, à Lac-Etchemin. Cette Équipe, dont l’âme dirigeante est Marie-Paule, se réunit une fois l’an pour prier et fraterniser.

Au soir de cette journée, à 23h45, le Seigneur informe Marie-Paule: «C’ÉTAIT AUJOURD’HUI LA FONDATION DE L’ARMÉE DE MARIE. PRÉPARE UNE PETITE REVUE QUI RELIERA LES MEMBRES.»

Et le Seigneur donne le mot d’ordre: «L’ARMÉE DE MARIE SE RECONNAÎTRA À CE SEUL SIGNE: SA FIDÉLITÉ À ROME ET AU PAPE.»

L’Oeuvre s’étend rapidement: quelques mois plus tard, 800 Centres de l’Armée de Marie sont fondés (niveau diocésain, paroissial, communautaire et familial).

10 mars 1975: À la suite de démarches de Mgr Jean-Pierre van Lierde, Vicaire général du Saint-Père pour la Cité du Vatican, l’Archevêque de Québec, le Cardinal Maurice Roy, accorde à l’Armée de Marie le statut canonique d’«association pieuse».

1979-1980: Publication de 13 des 15 volumes de Vie d’Amour (les volumes IV et VI, qui contiennent la biographie de membres de l’Équipe mariale, seront publiés plus tard).

31 mai 1981: Fondation de la Famille et de la Communauté des Fils et Filles de Marie au Centre International de l’Armée de Marie, à Québec. À titre de mère et fondatrice de cette famille, Marie-Paule prend le nom de Mère Paul-Marie.

15 août 1986: Fondation des Oblats-Patriotes au Centre International de l’Armée de Marie, à Québec; leur but est «de bien comprendre et de bien vivre la doctrine sociale de l’Église catholique romaine, tout en oeuvrant sur le plan civil, social, politique et patriotique».

4 mai 1987: Le Cardinal Vachon émet un décret révoquant le statut canonique de l’Armée de Marie. Beaucoup de faussetés seront dites par la suite au sujet de ce décret qui semble à la base de la Note doctrinale sur l’Armée de Marie rendue publique par la CECC le 15 août 2001:

a) On affirmera faussement que ce décret avait été justifié par les écrits de Marie-Paule, alors qu’étaient uniquement en cause les écrits d’un membre de l’Armée de Marie, Marc Bosquart;

b) Dans son décret, le Cardinal Vachon s’appuyait sur une lettre du 27 février 1987 du Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, par laquelle le Cardinal Ratzinger approuvait les deux mises en garde du Cardinal Vachon à l’endroit des deux livres de Marc Bosquart. On affirmera faussement que cette lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi concernait les écrits de Marie-Paule; pourtant, le Cardinal Ratzinger a déclaré en avril 1987 que sa lettre ne concernait que les livres de Marc Bosquart;

c) On affirmera faussement que, à la suite de ce décret, l’Armée de Marie ne pouvait plus être considérée comme une association catholique. Bien au contraire:

- le Tribunal suprême de la Signature apostolique, à Rome, reconnaîtra en 1989 que l’Armée de Marie est une association privée de fidèles, type d’association prévue par le Droit de l’Église;

- le 27 mai 1992, lors d’une audience générale sur la Place Saint-Pierre de Rome, le Pape Jean-Paul II saluera plus d’un millier de pèlerins de l’Armée de Marie, nommant «il folto gruppo internazionale dell’“Armée de Marie”» (voir plus loin, à la date du 27 mai 1992);

d) On affirmera faussement que l’Armée de Marie, en portant appel auprès du Saint-Siège contre le décret du Cardinal Vachon, défiait l’Autorité épiscopale. En réalité, l’Armée de Marie usait d’un droit légitime, accordé par le Code de droit canonique; de plus, ce sont des Autorités du Vatican qui ont demandé à l’Armée de Marie de présenter un recours contre le décret du Cardinal Vachon, indiquant en même temps la manière de procéder;

e) On affirmera faussement que l’Armée de Marie n’avait pas respecté le décret du Cardinal Vachon en poursuivant ses activités. Bien au contraire, conformément aux termes du décret, l’Armée de Marie n’a tenu aucune célébration dans les églises et autres lieux de culte du diocèse de Québec (jusqu’à l’inauguration du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria, à Lac-Etchemin, en l’an 2000 – voir plus loin); quant à l’interdiction de la propagation de la prière et de la dévotion à la Dame de Tous les Peuples, il faut rappeler ici que l’Armée de Marie, même si on lui reproche le contraire, a toujours suivi les recommandations de l’Église à ce sujet:

- en 1974, respectant la Notification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi appuyant l’Évêque de Haarlem (diocèse des apparitions) qui interdit le culte public de la Dame de Tous les Peuples, l’Armée de Marie demande à ses membres de s’en tenir à la dévotion privée;

- en 1977, lors de son affiliation avec la Milice de Jésus-Christ d’Europe, apprenant que la dévotion à la Dame est une dévotion majeure de cette Oeuvre et que la prière a reçu l’imprimatur et a été indulgenciée par l’Aumônier général de la Milice, l’Archevêque de Sens, on reprend la récitation de la prière lors des cérémonies de la Milice uniquement;

- le 21 novembre 1981, la Milice de Jésus-Christ est érigée en Association de droit pontifical et la dévotion et prière de la Dame de Tous les Peuples reçoivent donc l’approbation de l’Église;

- toutefois, l’Armée de Marie obéit en 1981 au Cardinal Roy, Archevêque de Québec, qui lui demande de s’en tenir à la dévotion privée; même obéissance envers le Cardinal Vachon;

- le 31 mai 1996, l’Évêque de Haarlem, Mgr Henrik Bomers, autorise la vénération publique

de la Dame de Tous les Peuples, ce qui rend caduque la Notification de 1974 qui s’appuyait sur l’interdiction faite par un des prédécesseurs de Mgr Bomers. À partir de ce moment, l’Armée de Marie se sent justifiée de reprendre la dévotion publique.

Mars 1990: Mgr Maurice Couture est nommé Archevêque de Québec; Marie-Paule lui adresse une lettre toute déférente, lettre qui demeurera sans réponse.

20 avril 1991: Décret du Tribunal suprême de la Signature apostolique, rejetant le recours de l’Armée de Marie. Le Seigneur demande à Marie-Paule de compter le nombre de jours entre ce décret et le jour d’avril 1958 (soit le 28) où Il lui avait annoncé sa mission. Nombre de jours: 12,045, soit 33 ans jour pour jour! Les 33 ans de la Co-Rédemption qui lui avait été annoncée, correspondant aux 33 ans de la Rédemption! Dieu apposait ainsi le sceau d’authenticité sur cette Oeuvre.

27 mai 1992: À l’occasion d’un pèlerinage international de l’Armée de Marie en Italie (22 mai au 2 juin 1992), nos pèlerins – qui sont plus d’un millier – assistant à l’audience générale du Pape Jean-Paul II sur la Place Saint-Pierre reçoivent de celui-ci un message d’encouragement en italien: «Rivolgo, poi, il mio benvenuto al folto gruppo internazionale dell’“Armée de Marie”, che in questo mese di maggio sta vivendo un intenso itinerario attraverso alcuni Santuari mariani italiani. Lasciatevi sempre educare dalla Madre del Signore, pellegrina della fede e della speranza; portate nei vostri Paesi il tesoro spirituale, che avete accumulato in questi giorni.»

Ce qui se traduit ainsi: «J’adresse ensuite la bienvenue au nombreux groupe international de l’“Armée de Marie” qui, en ce mois de mai, vit un intense itinéraire en visitant quelques Sanctuaires marials italiens. Laissez-vous toujours éduquer par la Mère du Seigneur, pèlerine de la foi et de l’espérance; portez en vos pays le trésor spirituel que vous avez acquis en ces jours.»

31 mai 1992: Fondation de l’Institut Marialys, en la Cathédrale de Rieti (Italie); cette Oeuvre a pour but le relèvement de la jeunesse et le rassemblement des prêtres fidèles au Pape.

31 mai 1998: En l’Expodrome de Montmagny, fondation de la Communauté de la Dame de Tous les Peuples qui englobera l’Armée de Marie et ses Oeuvres connexes.

25 mars 2000: Inauguration officielle du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria, à Lac-Etchemin: maison de retraite spirituelle demandée par le Ciel. Marie-Paule a obéi, comme elle l’avait toujours fait, sachant bien l’opposition ecclésiastique que ce Centre soulèverait. Mais pouvait-elle désobéir à Dieu qui a toujours guidé cette Oeuvre?

12 avril 2000: Première intervention de Mgr Maurice Couture auprès de Marie-Paule: dans une lettre, il lui reproche l’établissement du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria, alléguant de plus, dans une Note d’ordre disciplinaire (en date du 10 avril), que les normes du Code de droit canonique n’ont pas été respectées.

17 avril 2000: Marie-Paule répond à Mgr Couture, au sujet des normes canoniques, que le dernier canon précise que «le salut des âmes doit toujours être dans l’Église la loi suprême» (can. 1752), ce qui pouvait justifier l’établissement du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria (qui n’est pas une église mais une maison de retraite).

15 août 2001: Publication de la «Note doctrinale des évêques catholiques du Canada contre l’Armée de Marie». L’Armée de Marie réfute les allégations erronées de cette Note et nombreux sont ses membres qui envoient leur témoignage d’appréciation envers cette Oeuvre qui a suscité tant de retours vers Dieu. Ces lettres sont publiées sur le site internet de l’Armée de Marie (www.communaute-dame.qc.ca). En résumé:

a) La Note reproche à l’Armée de Marie de répandre une doctrine autre que celle de l’Église catholique, ce que nient l’Armée de Marie et des centaines de ses membres (cf. les lettres mentionnées au paragraphe précédent).

b) La Note déforme les faits relatifs à l’Armée de Marie qu’elle accuse faussement;

c) La Note affirme ceci au sujet de l’évêque diocésain:

- son rôle est «de promouvoir et de sauvegarder la doctrine sur les plans de la foi et de la morale dans son diocèse»: tant de membres de l’Armée de Marie déplorent pourtant le manque de fidélité des prêtres, dans les paroisses, à la doctrine de l’Église catholique et à la morale chrétienne;

- selon la Note, l’évêque diocésain«se trouve en profonde communion de foi avec ses collègues évêques»: la communion avec les collègues évêques semble plus importante que la communion avec le Saint-Père, qui est le Supérieur hiérarchique de tous les Évêques catholiques; ainsi on voit des Évêques se prononcer ouvertement contre des déclarations du Pape sur d’importants points touchant la doctrine de l’Église. Si donc des Évêques font une coupure dans leur collégialité avec l’Évêque de Rome, le Souverain Pontife, ne sommes-nous pas en droit de nous réclamer de Rome plutôt que des Évêques dissidents?

Pour l’Armée de Marie, injustice sur injustice:

En terminant, il importe de préciser que tout au cours de son histoire l’Armée de Marie a été la victime de nombreuses injustices de la part des Autorités religieuses, dont celle de ne pas lui laisser l’occasion de se faire entendre, contrairement au Droit de l’Église et contrairement à l’affirmation suivante du Cardinal Ratzinger: «D’un point de vue purement juridique, personne ne peut être condamné sans procès et sans avoir été auparavant entendu» (propos rapportés dans la revue Stella Maris, no. 349, p. 11).

En Belgique, mentionnait L’Homme Nouveau dans son édition du 17 juin 2001, «dans un passionnant cas d’école hollandais, le procès ecclésiastique en déclaration de nullité d’un mariage a été attaqué par la justice profane, si bien que la Signature apostolique romaine a dû préciser comment les exigences canoniques auraient dû rencontrer, in casu, celles du droit civil et de la déontologie médicale. (...) Il s’impose donc à l’Église, dont l’indépendance n’est pas, ’provisoirement’ en danger, de rester en contact avec la culture juridique contemporaine» (d’après Mme H. Warnink, conférencière).

Les Autorités ecclésiastiques ne peuvent passer outre aux principes de la justice, surtout dans une société qui se targue de respecter les droits de la personne.

B) Étapes importantes dans l’évolution de la Communauté des Fils de Marie

31 mai 1981: Au Centre International de l’Armée de Marie, à Québec, fondation de la Famille des Fils et Filles de Marie dans laquelle s’insère la Communauté des Fils et Filles de Marie.

À l’automne 1984, 15 Fils de Marie commencent leurs études en vue de la prêtrise à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, à Rome; leur Responsable est un Père camillien, le Père Denis Laprise, qui accompagne les jeunes avec la permission de ses Supérieurs. – Déjà des Évêques du Québec déclarent: «Jamais les Fils de Marie ne seront ordonnés prêtres!»

À l’automne 1985, le Père Denis doit accompagner à Rome le groupe de 32 Fils de Marie, dont 29 seront étudiants à l’Angelicum. Mais le Cardinal Vachon, Archevêque de Québec depuis avril 1981, intervient auprès de la Sacrée Congrégation pour les Religieux afin qu’on demande aux Supérieurs du Père Denis d’interdire à celui-ci d’accompagner les Fils de Marie à Rome. Le 26 septembre 1985, le Supérieur délégué du Père Denis, le Père Céleste Guarise, rencontre le Cardinal Vachon qui lui déclare: «Il faut tout détruire et faire disparaître ces futurs prêtres!»

Après bien des péripéties, le Père Denis reçoit d’une Autorité du Vatican l’ordre de se rendre à Rome auprès des Fils de Marie.

1er janvier 1986: Mgr Mario Peressin, Archevêque de L’Aquila (Italie), devient l’Évêque protecteur de la Communauté des Fils de Marie et de celle des Filles de Marie; le 2 février 1986, il érige la Communauté des Fils de Marie en «association publique cléricale».

25 mai 1986: En la Basilique Saint-Pierre de Rome, le Pape Jean-Paul II ordonne prêtre le premier Fils de Marie à accéder au sacerdoce.

30 mai 1987: À L’Aquila, Mgr Peressin ordonne à la prêtrise un premier groupe de 9 Fils de Marie. D’autres ordinations suivront, par Mgr Peressin et par des Évêques du Canada.

11 octobre 1994: Mgr Peressin nomme le Père Pierre Mastropietro, alors Supérieur général des Fils de Marie, «Vicaire épiscopal des Fils de Marie».

22 février 1995: De graves difficultés avec l’Archevêque de L’Aquila forcent les Fils de Marie à présenter leur démission de l’association publique cléricale instituée pour eux par l’Archevêque. Les Oeuvres authentiques ne s’édifient solidement que sur la Croix; or les pas des Fils de Marie dans le diocèse de L’Aquila ont constamment été marqués par la souffrance et l’incompréhension, pour ne pas dire la manipulation de la part de l’Archevêque: celui-ci exerçait même un chantage auprès des Fils de Marie, menaçant de ne pas leur renouveler «les facultés» (autorisation de dispenser les sacrements) alors qu’il n’y avait aucune raison justifiant une telle attitude de sa part.

1er janvier 1997: Les Fils de Marie sont contraints de quitter définitivement l’archidiocèse de L’Aquila après onze années de service dévoué et souvent héroïque. Depuis ce temps, les Fils de Marie n’ont pas de statut juridique reconnu dans l’Église: les démarches qu’ils ont faites auprès de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique (C.I.V.C.S.V.A., autrefois la Congrégation pour les Religieux) n’ont pas eu de suite de la part de cette Congrégation, alors que selon le Droit de l’Église cette Congrégation n’avait qu’un laps de temps de 5 mois pour y répondre et qu’elle ne pouvait refuser cette demande que pour un motif grave. Bien plus, une nouvelle demande logée un an plus tard est également demeurée sans réponse.

23 février 1997: Après avoir consulté un Évêque, le Père Pierre Mastropietro renouvelle pour un temps indéterminé les facultés des prêtres Fils de Marie qui avaient été incardinés à L’Aquila, ainsi qu’il en avait les pouvoirs comme Vicaire épiscopal des Fils de Marie.

Le Commissaire pontifical: En 1997 la C.I.V.C.S.V.A. nomme un Commissaire pontifical auprès des Fils de Marie: Mgr Gilles Cazabon, actuellement Évêque de Saint-Jérôme. Un Commissaire pontifical est ordinairement nommé auprès d’une communauté religieuse en cas de problème interne - ce qui n’était pas le cas ici. Le Commissaire pontifical a tenté de diviser les religieux mais n’y a pas réussi. Il semble être à la solde des Évêques du Canada qui depuis tant d’années font des représentations auprès des Congrégations romaines pour tenter de nuire à l’Armée de Marie puis à la Communauté des Fils de Marie qui en est issue.

À la suite d’autres Autorités religieuses, Mgr Cazabon a tenté de persuader les Fils de Marie de se séparer de leur Fondatrice. Déjà, en 1993, Mgr Peressin avait reçu ce message de la part d’une Autorité haut placée au Vatican: «Si les Fils de Marie veulent être approuvés un jour, ils doivent faire à tout prix la dichotomie d’avec leur Fondatrice, Marie-Paule; autrement, ils sont ’frits’.» Mais les Fils de Marie n’ont jamais accepté de renier leur Fondatrice, bien que celle-ci leur ait maintes fois déclaré qu’ils étaient tout à fait libres de quitter la Communauté.

Les Fils de Marie oeuvrent actuellement en France, en Autriche et en Jamaïque; au Canada, ils sont regroupés dans la région de Québec où ils exercent leur ministère auprès des membres de l’Armée de Marie, et en deux diocèses à l’extérieur de la province:

- Mgr Eugène P. LaRocque, Évêque d’Alexandria-Cornwall (Ontario), a accueilli les Fils de Marie en 1995 et a ordonné prêtres 4 d’entre eux le 23 juin 1996;

- Mgr Colin Campbell, Évêque d’Antigonish (Nouvelle-Écosse), a ouvert en 1998 les portes de son diocèse aux Fils de Marie; le 14 août 1999, il a procédé à l’ordination de 4 Fils de Marie: 3 prêtres et 1 diacre.

Ces deux Évêques sont aujourd’hui dans la mire des Évêques canadiens qui leur reprochent d’avoir passé outre à la collégialité épiscopale: au «dictat» du groupe des Évêques opposés à cette communauté religieuse.

Qu’ont ces Évêques à reprocher aux Fils de Marie? Les liens de ces religieux avec leur Fondatrice? Ou plutôt leur orthodoxie trop grande comparativement aux tangentes que prend ici l’Église canadienne par rapport à l’Église romaine?

C) À propos de la vie mystique de la Fondatrice de l’Armée de Marie, Marie-Paule

Marie-Paule n’a jamais prétendu être la réincarnation de la Vierge Marie et elle est mécontente lorsque des gens l’identifient avec la Sainte Vierge. Toutefois des paroles du Seigneur affirment que Marie s’est réincarnée en Marie-Paule, et Il a déclaré à celle-ci: «TU SERAS UNE AUTRE MARIE.» Qu’en est-il donc?

Marie-Paule est née et a grandi comme une simple petite fille à Lac-Etchemin. À l’âge de 12 ans, elle s’est offerte à Jésus comme victime pour les âmes, afin qu’il y en ait beaucoup dans le Ciel. Plus tard le Seigneur et Marie l’ont introduite à des voies mystiques spéciales et Marie-Paule, acceptant les grandes souffrances qui lui étaient présentées, a permis à Marie de prendre possession de son âme.

Marie-Paule demeure Marie-Paule, une personne différente de Marie; cependant nous pourrions dire que c’est «l’esprit» de Marie qui a envahi l’esprit de Marie-Paule: le Ciel a précisé qu’il s’agissait de «L’INHABITATION DE MARIE» (Vie d’Amour, Appendice I, p. 133). Un théologien et philosophe de renommée internationale (le Père Marie-Dominique Philippe, o.p.) a déclaré à Marie-Paule que ses écrits étaient tout à fait théologiques mais que bien peu de théologiens pourraient les comprendre.

Comment pouvons-nous juger de l’authenticité de la mission et des charismes de Marie-Paule dont la vie mystique présente quelque chose de tout à fait nouveau dans l’Église? Nous identifierons trois critères:

1. Le critère donné par le Christ Lui-même: «Il n’y a pas de bon arbre qui donne donne un mauvais fruit, ni inversément de mauvais arbre qui donne un bon fruit» (Lc 6, 43) (quand on regarde les réalisations apostoliques de Marie-Paule et des cinq Oeuvres qu’elle a fondées, les nombreux témoignages de conversion grâce à l’Armée de Marie et à la lecture de Vie d’Amour, les guérisons médicalement inexplicables obtenues par son intermédiaire, on ne peut douter de la bonté de l’arbre qui a produit ces fruits);

2. La réalisation constante des paroles prophétiques données par le Ciel à Marie-Paule;

3. La personnalité même de Marie-Paule, personne très humble qui a en horreur les propos élogieux la concernant: elle se dit «un zéro», «le rien par lequel Marie passe», et elle est plus heureuse de recevoir des humiliations que des louanges.

Si certains éléments des écrits de Marie-Paule offrent à l’Église de nouvelles perspectives doctrinales concernant l’Immaculée, il n’y a rien en ces écrits qui contredise la Révélation en tant que telle: M. Daniel Couture (qui a une scolarité de doctorat en philosophie) a abordé de façon brillante cet aspect dans sa lettre publiée sur le site Internet de l’Armée de Marie.

Il faut se rappeler que les authentiques mystiques rencontrent le plus souvent l’incompréhension et la persécution: lorsque le bienheureux Padre Pio est mort, il était sous le coup d’une cinquième condamnation du Saint-Office (l’actuelle Congrégation pour la Doctrine de la Foi) et ses fils spirituels ont été faussement accusés de rébellion contre l’Église et qualifiés d’hérétiques par des Autorités religieuses.

La CECC peut déclarer que l’Armée de Marie et ses membres ne sont plus catholiques; mais en notre coeur et en notre âme, nous demeurons fidèles à la foi catholique, à chaque article du Credo, à la dévotion aux trois Blancheurs (l’Eucharistie, Marie et le Pape) qui est à la base de notre spiritualité. Si nous n’avons plus le titre de catholique, nous en aurons du moins l’esprit, ce qui est le plus important, ainsi que nous l’a affirmé le Christ: «C’est l’esprit qui fait vivre» (Jn 6, 63).

19 septembre 2001

Sylvie Payeur-Raynauld


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