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ILS ONT OSÉ!

Mardi 28 août 2001
Fête de saint Augustin
30e anniversaire de la Fondation de l’Armée de Marie

Par une «Note doctrinale sur l’Armée de Marie», des Évêques catholiques (tous les Évêques? Son Excellence Monseigneur Maurice Couture, Primat de l’Église du Canada, a-t-il approuvé cette «Note», lui qui déclarait, en conférence, le 23 mai 2000: «Quand on regarde les principes fondamentaux de l’Armée de Marie, c’est très catholique: le culte du Saint-Père, le culte de l’Eucharistie et la dévotion mariale, il n’y a rien de plus catholique que ça»?) du Canada ont condamné l’Armée de Marie et, de ce fait même, la Fondatrice, Marie-Paule Giguère, ainsi que les membres et sympathisants de l’Oeuvre.

Ils ont osé, mais... accomplissant ainsi la prophétie du Seigneur! Si les Évêques canadiens avaient étudié, eux-mêmes, les écrits de Marie-Paule – et non pas écouté les rapportages de tel ou tel – ils auraient lu, entre autres, ce que le Seigneur disait à Marie-Paule, en 1958: «Ce sont mes âmes sacerdotales qui te crucifieront.» Marie-Paule savait ce qui arriverait. Nous en avons été prévenus. Nous ne sommes donc pas surpris, mais heureux de constater que, une fois encore, tout se réalise selon le plan de Dieu.

En son temps, Jésus, envoyé par le Père, a été condamné et crucifié. Par QUI? Mais par les Juifs, ses frères, qui ont estimé que c’était un charlatan: «Lui, le fils de Joseph, le charpentier, serait le Fils de Dieu, Dieu lui-même!!! Laissez-nous rire!!!»

Et pourtant Jésus apportait la Bonne Nouvelle, encourageait les gens à s’aimer, à se pardonner, guérissait les malades, faisait des prodiges, annonçant la Miséricorde et l’Amour de Dieu. Mais le destin voulu par Son Père devait s’accomplir, ce qui se réalisa au Golgotha. Malheureusement, les hommes n’ont pas cru en la Mission du Christ. Ils sont tombés de décadence en décadence.

En notre temps, où l’Humanité n’a plus de considération pour son Créateur, le Seigneur envoie Sa Mère... à Paris (rue du Bas) en 1830, à La Salette en 1846, à Lourdes en 1858. Ses recommandations sont: «Prière, prière... pénitence, pénitence...» Puis, en période de guerre, à Pontmain en 1870: «Priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisser toucher»; à Fatima en 1917: «Priez votre chapelet, chaque jour... À la fin mon Coeur Immaculé triomphera»; à Amsterdam en 1945, Marie nous donne cette belle prière pour nous «préserver de la corruption, des calamités et de la guerre». Mais Marie n’est pas écoutée!

Et l’Histoire recommence. Marie-Paule, la Servante – choisie par Dieu pour accomplir la Mission à laquelle elle a été préparée depuis sa jeunesse – humiliée, bafouée, est condamnée. Par QUI? Mais par les Autorités catholiques du Canada pour la seule raison qu’elle a toujours obéi aux désirs et aux demandes de Dieu.

Nous avons un exemple du même genre: notre chère Jeanne qui, suivant ses Voix, est partie à 19 ans sur les routes pour sauver la Foi des Français. Par QUI a-t-elle été condamnée et brûlée? Mais par les Évêques de son temps, car sa devise était: «Dieu Premier Servi». Sans l’intervention de sainte Jeanne d’Arc, où en serait la Foi catholique chez nous?

Qui restait au pied de la Croix d’ignominie, il y a deux mille ans? Marie, mère de Jésus, l’autre Marie, soeur de sa mère, femme de Cléophas, Marie de Magdala et Jean. Ma prière monte vers le Ciel pour que beaucoup de «Marie», de «Marie Madeleine» et de «Jean» restent auprès de notre Marie-Paule pour la continuation et l’accomplissement de sa Mission de Co-Rédemption.

C’est Marie qui, dans un moment où j’étais dans la détresse, m’a ramenée vers le Seigneur après de longues années d’errance. Dans les réunions de l’Armée de Marie, j’ai trouvé un ressourcement que je n’avais pas dans les réunions de ma paroisse et j’ai retrouvé, dans les célébrations eucharistiques présidées par les Fils de Marie, la prière, le recueillement et l’émerveillement de mon enfance. Les prières et cantiques, lors des célébrations de l’Armée de Marie, portent l’âme du fidèle jusqu’au Ciel et elle en est transformée.

Voici le témoignage intitulé: «Je suis heureuse!», que je donnais à Mère Paul-Marie, le 9 juillet dernier:

«Oui, je suis heureuse, et pourtant, dans ma solitude, certains s’étonnent que je sois heureuse. Je voudrais pouvoir leur expliquer “à fond” pourquoi, mais ils ne comprendraient pas, leur esprit n’est pas encore ouvert pour accueillir toutes les grâces dispensées par la Dame de Tous les Peuples. Oui, je suis seule. Mon mari est parti, mais j’ai la grande consolation de l’avoir vu, grâce à l’Armée de Marie, revenir vers le Seigneur, d’avoir accepté la Médaille Miraculeuse des Fils de Marie et d’avoir reçu les Sacrements avant son départ. Ceci grâce à toi, chère Marie-Paule, car lors de son premier pèlerinage au Québec, mon mari a dit: “Je suis venu chercher quelque chose... je ne sais pas quoi!” En fait, il était la brebis égarée et, comme le Seigneur recherche et retrouve la brebis égarée, tu l’as pris avec toi et c’était cela qu’il cherchait! Oui, je suis heureuse et je louerai chaque jour le Seigneur de m’avoir choisie pour servir dans l’Oeuvre de Sa Sainte Mère.»

L’Armée de Marie est une grâce pour notre temps! Heureux sont ceux qui connaissent et qui vivent leur Foi dans cette Oeuvre.

Jacqueline Aubert
91630 MAROLLES - France


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