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La Note doctrinale: un coup d’épée dans l’eau

Montréal, 3 septembre 2001

La CECC
90, avenue Parent
Ottawa (Ontario) K1N 7B1

À qui de droit,

Tout d’abord, je m’identifie: je suis une catholique à part entière, croyante et pratiquante en tout ce que la Sainte Église catholique enseigne, faisant référence aux Évangiles et aux Documents conciliaires de Vatican II, et puisant également dans la vie des Saints et Saintes qui ont marqué notre peuple et l’Église universelle.

Permettez-moi de soumettre à votre attention un aspect méconnu et qui prouve l’authenticité de l’Oeuvre divine qu’est l’Armée de Marie et de sa Fondatrice que je connais depuis bientôt vingt-sept ans. La saga que vous avez créée autour de l’Armée de Marie et de ses ramifications - Oeuvre en laquelle je crois, que j’aime et vénère - mérite des éclaircissements bien légitimes dans les circonstances, des éclaircissements qui, je l’espère, sauront apporter quelques réponses aux arguments autant erronés qu’aberrants contenus dans la Note doctrinale sur l’Armée de Marie. Faites bien attention de lancer un beau pétard mouillé! il ne produirait pas l’éclat escompté et ferait fuir de vos rangs les plus dévoués dans l’Église catholique.

Un prêtre théologien, Monsieur l’abbé Lionel Mélançon, de regrettée mémoire, un homme cérébral s’il en est un, a écrit une brochure intitulée: «J’ai lu, j’ai cru!». Il a tracé l’évident parallèle entre la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ Rédempteur et la Vie d’Amour de Marie-Paule (Mère Paul-Marie). Il faut absolument lire de la première à la dernière page en n’y omettant aucun mot, parce que cela pourrait servir à des interprétations erronées. Permettez toutefois que je cite un petit paragraphe de son exposé, qui justifie ma pensée. Voici ce qu’il écrit: «Intellectuellement parlant, selon la plus élémentaire honnêteté humaine, il est inconcevable qu’une personne sérieuse se permette de juger une oeuvre littéraire d’après quelques pages et même quelques lignes seulement. Et pourtant, dans un domaine d’ordre surnaturel comme celui que touchent les volumes de Marie-Paule, il est très fréquent que des lecteurs et lectrices réfractaires à l’engagement total se permettent de juger Marie-Paule et son oeuvre sur une seule phrase. Pour ma part, je puis affirmer devant Dieu que je n’ai pas omis de lire une seule ligne de tous ses volumes et cela avec souci de découvrir la vérité, telle que possiblement Dieu voulait la transmettre par son intermédiaire. C’est exigeant. Mais il faut le faire pour être honnête.» Voilà un homme qui dit vrai.

Messeigneurs, il est un autre aspect de l’Oeuvre de l’Armée de Marie et de sa Fondatrice que nous défendons, encore quelque peu incompréhensible pour les profanes et que personne n’ose dévoiler en ce moment de peur d’attiser davantage les esprits récalcitrants aux merveilles que Dieu et Marie daignent accorder aux plus démunis et aux plus pauvres afin d’authentifier leur Oeuvre. Les mots de notre belle langue française sont encore bien impuissants pour traduire le langage de Dieu.

Dans l’Évangile de saint Luc (4, 17-30), on lit: «Jésus ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: "L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur." Puis Il leur dit encore: «Cette parole de l’écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.» Puis Il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n’est bien accueilli dans son propre pays.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais Lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.»

Jésus, tout au long de son périple sur la terre, a soulagé les misères humaines. Il a guéri les gens de leurs infirmités, Il a fait voir, entendre et parler, et a même ressuscité des morts. Allons-nous nous surprendre si Dieu veut bien octroyer ses charismes à qui Il le veut! Dieu n’est qu’amour pour les hommes.

Je veux témoigner de ma profonde conviction que Marie-Paule (Mère Paul-Marie) est une thaumaturge. Oui, en effet, ce mot peut paraître exalté, mais croyez qu’il n’y a rien d’impossible à Dieu. Tous les membres de l’Armée de Marie en ont fait l’expérience. Des éclopés que nous étions, nous marchons. Des handicapés physiques ou spirituels que nous étions, nous avons recouvré la vie et les grâces nécessaires à notre état de vie. Elle n’impose pas les mains sur qui que ce soit, mais elle intercède en notre faveur auprès de l’Immaculée Marie sur qui elle est puissance, grâce à sa Vie d’Amour, grâce aux innombrables souffrances de toutes sortes qu’elle a si généreusement acceptées pour les âmes.

Allons-nous tourner les talons? Allons-nous quitter l’Oeuvre divine tandis que vous exhortez tous les catholiques à prendre conscience des erreurs doctrinales qui sont propres aux enseignements de l’Armée de Marie? Non, merci! Pour ma part, j’y perçois un coup d’épée dans l’eau. Je ne laisserai pas tout ce que l’Armée de Marie m’a apporté. L’Armée de Marie nous a instruits sur l’Eucharistie, la Vierge Marie et sur les enseignements de l’Église catholique dont notre Saint-Père le Pape est le digne représentant du Christ sur terre. Dieu nous a fait l’insigne honneur d’être témoins des révélations faites par Jésus à ses Apôtres. «Il y a encore de grandes choses qui surviendront dans l’avenir, mais vous n’êtes pas en mesure de les comprendre maintenant», dit le Seigneur. Et quand il réprimande Philippe: «Si tu ne crois pas en moi, crois au moins en mes Oeuvres. Tu verras, un jour, des oeuvres encore plus grandes.» Et c’est aujourd’hui que ces choses merveilleuses s’accomplissent pour régénérer Son Église.

En terminant, Messeigneurs, je vous conjure de réviser vos positions afin de ne pas vous retrouver en guerre contre Dieu Lui-même.

Daignez agréer, Messeigneurs, l’expression de mes sentiments respectueux en Jésus, Marie et Joseph.

Mme Pauline T.-Avon
5671, avenue des Plaines
Montréal Qc H1T 2X2


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