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Tracer un sillon lumineux

Souffrir d’amnésie chronique et ne plus reconnaître ce que l’Armée de Marie m’a apporté de beau et de grand dans ma vie serait pour moi une erreur préjudiciable à l’honnêteté.

Le temps est venu de dire merci à cette Oeuvre «divine» qu’est l’Armée de Marie, qui m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui.

J’avoue sincèrement ne pas avoir toujours été à la hauteur des attentes d’une pratique de la réforme intérieure, cette flamme d’Amour qui éclaire notre route. Source de vie spirituelle qui, malgré échecs et insuccès, redonne confiance en Dieu et nous garde plus méfiants de nous-mêmes. Or, depuis que j’ai été saisie par la lecture de Vie d’Amour, les lumières ont fait place à mes ténèbres, la chaleur à ma froideur, les larmes pour toutes mes erreurs.

Que de fois n’ai-je pas ouvert au hasard l’un des volumes qui me tombait sous la main et, providentiellement, j’y trouvais réponse à mon manque d’Amour. C’est aujourd’hui que je dois témoigner à haute voix des grandes grâces que le Seigneur m’a accordées par l’entremise de l’Armée de Marie.

Dans Ses desseins d’Amour, Dieu s’est également servi des religieux Fils de Marie comme architectes de l’arbre de vie qu’est toute âme qui veut suivre le Seigneur coûte que coûte. Maintenant, je ne veux plus m’arrêter avant d’avoir tracé un sillon lumineux.

Chère Armée de Marie, tu as toute ma reconnaissance et toute mon affection. Tu as triomphé là où d’autres auraient peut-être échoué. Ta patience est digne de mention.

Bonne Mère du Ciel, continuez, je vous prie, de veiller sur Votre petite Armée. Qu’elle soit Vôtre à jamais! Vive l’Armée de Marie!

Marguerite Bédard
6 novembre 2001


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