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Reconnaissance à Mère Paul-Marie qui nous a appris ce qu’est l’Amour-don,
l’Amour-pardon, l’Amour-abandon

En réponse à la Note doctrinale des Évêques catholiques du Canada sur l’Armée de Marie

23 septembre 2001

Messeigneurs,

Je ne puis garder silence sur tant de grâces reçues au sein de l’Oeuvre de Dieu, l’Armée de Marie, dont je fais partie depuis 1974. J’ai appartenu jadis au Tiers-Ordres franciscain et une phrase recueillie dans le guide de saint François, qui m’a saisie et toujours poursuivie, m’est revenue tout dernièrement dans un magnifique décor de la nature des Laurentides: «Va, François, et répare mon Église qui tombe en ruines.» Oui, c’est bien en 1206 que François, à l’âge de 23 ans, devant le Crucifix de St-Damien, comprit le mystère de sa conversion et reçut du Christ le commandement de réparer l’Église de Dieu. Donc, dans cette nature où mon âme goûtait à la Beauté du Créateur à la manière franciscaine, j’ai vite fait un rapprochement avec la mission de notre fondatrice Mère Paul-Marie.

En ce temps si difficile de notre histoire, tant sur le plan politique, mondial que sur le plan religieux, pourquoi Dieu, dans son Infinie Miséricorde, n’aurait-Il pas préparé son instrument Marie-Paule pour la reconstruction de son Église, mais d’une manière toute différente et à la fois mystique, jamais connue dans toute l’histoire du monde?...

Si Jésus-Sauveur s’est détaché de la Croix pour entourer saint François, alors que ce dernier compatissait intensément à Sa Passion, qu’a-t-Il fait ce même Jésus, à l’époque où Marie-Paule, âgée de 12 ans, lors d’une communion fervente, Lui a dit: «Fais-moi souffrir tout ce que Tu voudras, mon Jésus d’Amour, je veux T’aider à porter ta Croix» (Vie d’Amour, volume I page 29).

Tout a commencé là! Oui, victime pour les âmes, quel grand appel et quelle mission salvatrice qui s’en est suivie et qui fait si scandale chez les Grands de l’Église et des Communautés religieuses. C’est dommage! car Dieu a toujours parlé à travers ses prophètes, ces géants de Sainteté qui, finalement, après leur mort, sont vénérés sur nos autels par le Peuple de Dieu.

Je remercie le Père Éternel de m’avoir choisie par la Très Sainte Vierge Marie dans son Oeuvre d’Amour pour notre temps, ces grâces reçues d’abord par la Consécration à Marie, la lecture de Vie d’Amour, le journal Le Royaume et tous les autres écrits qui s’y rattachent.

Mon âme vibre devant la beauté liturgique authentique des Fils de Marie, le chant choral et Concert Sacré donné en ce lieu providentiel qu’est Spiri-Maria, l’Adoration de l’Eucharistie, jour et nuit, la dévotion à Marie selon saint Louis Grignion de Montfort, enfin l’Amour du Pasteur Suprême, le Pape Jean-Paul II, dans tous ces enseignements évangéliques si bien vécus.

Je veux témoigner pour la Communauté des Fils et Filles de Marie que j’aime tant. Ces âmes ardentes ayant un seul but: «la gloire de Dieu et le salut des âmes, et garder intacte leur appartenance à l’Oeuvre».

Toute ma reconnaissance va aussi à notre fondatrice, Mère Paul-Marie, qui par son Fiat à la Volonté Divine nous a appris ce qu’est l’Amour-don, l’Amour-pardon et l’Amour-abandon.

Je termine, Messeigneurs, par cette belle prière de saint François d’Assise: «Seigneur, fais de moi un instrument de votre Paix, etc.»

Toute dévouée aux Coeurs de Jésus et de Marie, je vous demande de me bénir.

Colette Benoit
Montréal


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