liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Nous te rendons grâce, ô Père!

Voici que nos évêques du Canada nous exhortent à cesser nos activités au sein de l’Armée de Marie, parce que la foi des fidèles s’en trouverait menacée. Or, ils voient bien que l’Armée de Marie amène de nombreuses âmes à l’Église et que ses membres sont souvent les «meilleurs paroissiens» de leurs curés. Ainsi l’Armée de Marie contribue à la justification de plusieurs. Non seulement ceux-ci professent la foi catholique, mais ils en vivent profondément. Alors, nos évêques voient tout cela et au lieu de nous encourager comme ils le devraient, voilà qu’ils cherchent par tous les moyens à nous faire quitter nos activités. Ils prétendent ainsi servir Dieu.

Il est vrai que l’évêque est l’interprète authentique de la foi dans l’Église qui lui est confiée et cela implique qu’il ait aussi l’assistance de l’Esprit Saint pour ce faire. Mais pour cela il doit chercher la vérité. Peut-on croire qu’ils aient cherché la vérité, alors qu’après tant d’années, ils rapportent encore à tort et à travers nos enseignements? Comment croire, mon Dieu, qu’ils soient vraiment mus par le désir sincère de trouver la vérité? Ne doit-on pas plutôt comprendre qu’ils refusent eux-mêmes l’aide que Tu leur envoies pour discerner, ô Seigneur, en refusant ton envoyée que Tu as consacrée dans la souffrance? C’est dans cette grande nuit de ténèbres pour eux que Tu accomplis la merveille pour tes enfants, ô notre Dieu! Tandis qu’eux refusent la vérité, voilà que pour nous ton Esprit de Vérité acquiert toute sa puissance et qu’il souffle à plein, fendant les Eaux de ce monde corrompu pour que nous y passions à pied sec vers la Terre Promise: ton Royaume.

Et nous, si indignes et si souvent infidèles, nous témoignons à la face de l’Univers de ton immense miséricorde et nous intercédons pour que Tu accordes à tous ce que Tu nous as accordé, car nous ne trouvons en nous-mêmes rien de mieux qu’en eux. Mais il fallait que le monde sache que Tu nous as aimés avant la fondation du monde.

Et nous te bénissons, Père, pour Celle que Tu as choisie et consacrée pour être notre mère, notre modèle, notre guide, notre consolation et notre lumière, car en elle, c’est ton Fils bien-aimé que nous trouvons! Merci, Marie-Paule, d’être la servante de l’Immaculée!

Frère Stéphane Boisvert, o.ff.m.


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut