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MA CONVERSION
Le 16 octobre 2001
Jai eu la chance de naître non seulement dans une famille catholique de «nom», mais dans lune de ces familles où la foi fut particulièrement bien nourrie. Au début de la vingtaine, malgré le précieux bagage reçu et après quelques déceptions, je commençai petit à petit à délaisser la pratique religieuse, cherchant à vérifier mes propres valeurs et celles déjà reçues. Bien vite, je sombrai dans lerreur de prendre le mal pour le bien et linverse... Quelques années passèrent et je rencontrai un homme marié séparé qui minvita à aller vivre avec lui. Bien que jaimais beaucoup cet homme, je me sentais coupée de ma famille que jaimais également beaucoup. Je vivais donc partagée, mefforçant de ne pas trop penser à maman que je trouvais particulièrement dérangeante, car jamais elle ne ratait une occasion de me rappeler une parole de lÉvangile ou un commandement de Dieu que je violais...
Or, un jour, à lapproche de ma fête, prévenant maman de mon arrivée (seule évidemment; je partais de Chicoutimi pour venir à Sherbrooke), je trouvai la maison vide, maman ayant dû sabsenter..., un paquet était là pour moi sur la table. Maman mavait confectionné une belle jupe portefeuille et mavait écrit de touchantes choses dans une carte dans laquelle elle avait inséré une consécration à Marie quelle mincitait à réciter. Jéclatai en sanglots... Je repartis aussi vite pour Chicoutimi, pleurant comme une Madeleine tout au long du trajet, si bien que jéprouvais de la difficulté à distinguer la route. En arrivant à Chicoutimi, je cherchai mon chapelet, me jetai à genoux et je lus ma consécration entrecoupée de sanglots, puis je commençai la récitation du chapelet toujours en pleurant, incapable de marrêter... Oh! que de choses à la fois je comprenais! Et combien ingrate je me voyais! Dieu me poursuivait de sa grâce par la bonté de maman...
Le soir même, au retour de mon ami, je lui fis part de ma décision de retourner chez maman. Sans opposer de résistance à ma décision, il me dit simplement ne rien comprendre, et moi de lui répondre: «Je ne comprends pas non plus, car je taime, mais je sens quil faut que je parte car ce nest pas ma place...» Je revins à Sherbrooke, trois jours plus tard.
Quelques semaines après mon arrivée, lors dun dîner de famille où tous étaient présents, sauf moi, maman offrait de payer un pèlerinage à celui ou celle qui serait intéressé(e). Tous se désistèrent. Revenant à la maison, maman me fit part de son offre déclinée et, tout bonnement, je lui dis: «Moi, ça mintéresse.» Maman stupéfaite se retourne et me lance: «Toi?» «Oui!» lui répétai-je. Elle nen croyait pas ses oreilles...
Jassistai auparavant à une cérémonie de lArmée de Marie en la Basilique Notre-Dame de Montréal où je pleurai du commencement à la fin, suppliant Marie de me prendre dans Son Coeur et son Armée et de faire en sorte que je ne sois jamais une tiède. Je fais donc partie depuis ce jour de lArmée de Marie et jy ai trouvé la paix, la joie et la liberté. Et, aujourdhui, je peux à mon tour affirmer: «Heureuse faute qui ma valu pareil Rédempteur et pareille Co-Rédemptrice », car, sans lArmée de Marie, jignore où je serais en ce moment. Marie, par son instrument quest Marie-Paule, na cessé de nous indiquer le chemin de lAmour vrai, du renoncement, du pardon et de la vérité. Je crois de tout mon être quElle est la lumière pour notre temps; «LUMIÈRE » à travers laquelle nous voyons «LA LUMIÈRE».
Merci, Marie-Paule, davoir tant souffert à cause de moi et merci à toi, maman, dêtre restée debout, me montrant sans jamais démissionner le chemin du ciel, malgré mon ingratitude. Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.
Action de grâces et reconnaissance à Dieu pour loeuvre de salut quest lArmée de Marie; preuve de la miséricorde dun Père pour ses enfants quIl veut à tout prix sauver. À nous douvrir nos yeux et notre coeur.
Mireille Bouffard-Gagnon
Coaticook QC J1A 1W7
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