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Présent à Washington le jour des attentats
Le 12 septembre 2001
Mère Paul-Marie,
Ce matin, vers 5h, je suis rentré chez nous après un court mais très long voyage à Washington DC. Un voyage où j'ai reçu, je crois, beaucoup de protection de Dieu.
Lundi, vers 16h30, ma secrétaire décide de confirmer ma réservation à l'hôtel Holiday Inn au centre-ville de Washington. À sa surprise, l'hôtel Holiday Inn n'avait aucune réservation pour moi; elle m'a donc réservé une chambre à 30 minutes de Washington, car il n'y avait rien de libre dans la ville de Washington.
Tel que prévu, le 11 septembre vers 8h15, j'arrive à l'aéroport BMI situé à 45 minutes de la ville de Washington. Par hasard, l'hôtel nous permettait de prendre notre chambre tôt le matin; j'ai donc déposé mes valises et nous avons pris un taxi pour Washington vers 9h15. Au même moment, un avion quitte l'aéroport BMI et s'écrase sur le Pentagone: en quittant l'hôtel, nous voyons la fumée noire s'échappant du Pentagone. Alors que nous nous dirigeons vers le site du congrès médical, une voiture piégée explose et nous entendons le bruit et ressentons les vibrations de l'explosion. Sans savoir ce qui se passait, je me sentais très inconfortable.
Le chauffeur du taxi ouvre la radio pour prendre les nouvelles, car il y a beaucoup de policiers et de barricades. Nous apprenons les attentats de New York et de Washington: à ma surprise, c'était beaucoup plus grave que je ne croyais.
Vers midi, après un entretien avec le président de ma compagnie, nous décidons de louer une voiture et de quitter les États-Unis. Nous sommes tous d'accord pour ne pas prendre de chance en restant à Washington. De toute façon, notre hôtel était trop loin pour se rendre à pied au site de notre congrès médical.
Je suis certain que la Sainte Vierge (j'avais aussi votre photo et je pensais à vous) m'a guidé vers le centre de location de voitures et au bon moment, car, 5 minutes plus tard, il n'y avait plus d'autos! Nous sommes revenus au Canada sans problème et certainement grâce à Elle. Depuis hier, l'ampleur des événements et des souffrances me frappe. Je suis surpris d'avoir été si près des événements. Je crains que le gouvernement agisse avec beaucoup de vengeance! Malheureusement, sans pardon et sans compassion. Il va y avoir beaucoup d'autres victimes.
Vers 5h, le matin du 12 septembre, j'arrive à la maison et je suis extrêmement heureux de revoir mon épouse. Nous parlons un peu et fermons la lumière. Je pense à la Sainte Vierge et au Seigneur. Je regarde un souvenir de ma première communion: une statue de Jésus, et je remarque qu'elle devient très lumineuse et c'était comme si le coeur battait. Cela dure quelques minutes, ce que j'étais très heureux de voir et, dans mon coeur, je crois que c'était un signe de Jésus.
Je dois vous dire que je ne comprends pas la coïncidence d'être à Washington au moment même de cet événement tragique.
Guy Chamberland
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