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«Qui sont ces gens vêtus de blanc?»
On nous traite un peu comme les Samaritains étaient traités par les Juifs du temps de Jésus. Saint Jean nous en parle au chapitre 8 de son Évangile en rapportant ce que certains Juifs disaient de Jésus: «Navons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et quun démon te possède?» Il faut se rappeler que pour un Juif de lépoque de Jésus, le mot Samaritain est perçu comme une insulte.
Aujourdhui, certains membres éminents du clergé regardent Mère Paul-Marie comme une possédée, une personne qui occulterait le christianisme «ecclésiologique» au profit dune «mariologie» reléguant au second plan loeuvre christologique.
Je ne sais pas comment ces personnes ont pu déceler cela, car pour ma part, et depuis que je fais partie de cette Oeuvre (1981), jy ai rarement vu ou lu des choses qui, dune façon ou dune autre, ne parlaient pas de loeuvre de notre Seigneur Jésus! Mais il est vrai quà lheure actuelle loeuvre mariale résonne comme quelque chose de nouveau, et qui dit nouveauté dit méfiance. Cest ainsi que lon voit «hurler avec les loups» ceux qui devraient, par une saine et sereine, autant quimpartiale analyse, réfléchir aux bienfaits de lOeuvre dont Dieu, par sa sainte Mère, nous fait profiter.
Car quoi! Faut-il être sociologue averti pour comprendre que Dieu vient encore nous parler, et quIl a choisi ce chemin?
Rappelons-nous cette parabole où Jésus nous parle du Pharisien, «homme de Dieu et de religion», et du Publicain, «voleur et renégat, homme de peu de foi» (selon la pensée des grands de cette époque). Le Pharisien entre dans la Synagogue, prie à voix haute et donne la dîme (pour lui cest le superflu); cet homme, même sil prie et jeûne, respecte les lois, cet homme na pas lassentiment de Dieu car ce quil fait est superficiel. Si nous grattons un peu, nous voyons apparaître lorgueil, la médisance, etc. Lautre, le Publicain, sait quil est pécheur, sa tenue dans le lieu de culte est respectueusement modeste (il reste à larrière), humble (il baisse la tête), et qui sait sil ne plie pas les genoux pour sadresser à Dieu! Et dans ses paroles encore il sera humble. Cet homme plaît vraiment à Dieu.
Je visite une nouvelle fois lApocalypse de saint Jean au chapitre 7, verset 13 et les suivants, et je lis ceci que jose attribuer à notre temps: «Puis lun des vieillards (le Saint-Père) prit la parole pour dire: Ceux qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils et doù viennent-ils? On répondit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation. Ils ont lavé leur robes et les ont blanchies dans le sang de lAgneau, etc.»
Vous allez dire: «Il est fou ou quoi? On ninterprète pas les paroles de lApocalypse nimporte comment!» Et pourtant je ne peux mempêcher de penser à ce jour où, à Rome, le Saint-Père demanda, montrant les membres de lArmée de Marie sur la Place Saint-Pierre: «Qui sont ces gens vêtus de blanc et doù viennent-ils?» Faut-il voir là un signe? Je ne sais pas. Mais avouez quà tout le moins cette coïncidence est étrange, et ce nest pas la seule.
Autre réflexion: La messe! Cet instant où Jésus nous invite à laimer. La célébration, et cest très officiel, commence par laccueil. Je transpose: et nous, en fait daccueil, on nous a mis hors de nos églises comme des malpropres. Cest cela laccueil? Pourtant, de la même façon que dans la parabole du «festin déserté par les invités» (Matthieu 22) où finalement tout le monde est convié au banquet, tous nous sommes conviés au banquet eucharistique dans nos églises, tous sans exception (à moins de ne pas vivre en conformité avec les commandements de Dieu et de lÉglise).
Je conclurai en répétant (et je vais de nouveau dans lApocalypse de saint Jean, 21): «(Et jai vu) la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête et belle comme la fiancée parée pour son époux.»
Non, je ne suis pas fou, jai simplement écrit ce que javais sur le coeur quand jai lu cette fameuse et «fumeuse» Note doctrinale. Jaime Dieu, jaime Jésus, jaime Marie, et je suis sûr quen ce temps qui est notre temps la Mère du Verbe est venue et quElle nous a instruits. Pour ceux qui ne croient pas, cest bien dommage, ils passent à côté de belles choses.
Avec mes sincères salutations, union de prière en Jésus et Marie.
Marc Chantraine
Belgique
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