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La signification véritable du décret du Tribunal suprême de la Signature apostolique

Réflexions sur la Note doctrinale
des Évêques catholiques du Canada sur l’Armée de Marie,
rendue publique le 15 août 2001

On reproche à l’Armée de Marie de continuer ses activités. Dans le décret du Cardinal Vachon, en 1987, il n’est pas défendu de faire partie de l’Armée de Marie et de participer à ses activités. Le Droit canon reconnaît le droit de rassemblement pour les associations de fidèles catholiques, que ces associations soient érigées en associations pieuses ou non.

Si je comprends bien, on prétend que la construction d’une chapelle aurait brisé la communion ecclésiale. Le Ciel est intervenu pour que soit construite la chapelle à Lac-Etchemin. Sans son intervention, il n’y aurait pas de chapelle.

On parle de dangers pour la foi et de menace de division dans l’Église. Dans l’Armée de Marie, nous croyons à tous les dogmes et à tout ce qu’enseigne l’Église catholique. Nous nous référons aux documents de Vatican II, à l’enseignement des Pères de l’Église, au Catéchisme de l’Église catholique approuvé par Jean-Paul II.

Des idées nouvelles, des découvertes, des révélations nous sont présentées par des membres de l’Armée de Marie. Ces idées nouvelles, ces écrits ne sont pas enseignés par les dirigeants et nous ne sommes pas obligés d’y croire.

On lit que «cette dévotion mariale dissimule de nombreux éléments qui sont tout à fait contraires à l’enseignement de l’Église». Notre dévotion mariale comprend la consécration à Marie, la récitation du chapelet et de la prière à la Dame de Tous les Peuples. Rien qui soit contraire à l’enseignement de l’Église. La récitation en public de la prière à la Dame de Tous les Peuples est autorisée depuis 1996, par l'évêque du lieu, Mgr Bomers.

Nous croyons à la place spéciale de Marie dans le plan salvifique de Dieu et à son rôle unique et irremplaçable dans l’histoire du salut et dans la communion des saints. Nous croyons à tous les dogmes de l’Église catholique. Nous croyons à l’Assomption de Marie au Ciel d’où elle intercède pour nous. Nous demandons son aide.

Quant à la décision du Tribunal suprême de la Signature apostolique, en 1991, de rejeter le recours de l’Armée de Marie, des spécialistes en Droit canonique et des Autorités religieuses ont souligné ceci:

1. Le rejet du recours n’est pas une condamnation de l’Armée de Marie, mais une décision qui dit qu’il n’y a pas assez de fondements juridiques pour soutenir un recours contre les décrets du Cardinal Vachon.

2. Ce n’est pas une suppression ou dissolution de l’Armée de Marie. L’existence d’associations de catholiques, sans approbation canonique, est conforme à la loi de l’Église. Les catholiques peuvent donc appartenir à ce mouvement et participer à ses activités.

3. Ça ne veut pas dire que les juges sont d’accord avec la décision du Cardinal Vachon, car la compétence du Tribunal ne concerne pas l’aspect pastoral mais l’aspect strictement juridique.

En conclusion, les dirigeants de l’Armée de Marie n’enseignent pas une doctrine qui est contraire à celle de l’Église catholique. Nous gardons intacte notre foi catholique.

Carmen M.-Côté


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