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En condamnant Marie-Paule et l’Armée de Marie,
vous condamnez l’instrument de Dieu et de l’Oeuvre de Dieu

Chers Messeigneurs Évêques,

Personnellement, je ne peux pas ne pas croire à l’Armée de Marie et en sa fondatrice, Marie-Paule. Pour moi, les deux sont inséparables. C’est par une route assez tortueuse que j’ai connu providentiellement cette Oeuvre vraiment catholique qu’est l’Armée de Marie. Depuis ma tendre enfance, j’avais une tendre dévotion à la Vierge Marie, mais les folies de ma jeunesse m’ont égarée de la voie de Dieu. Malgré tout, ma bonne Mère veillait sur moi, j’en suis sûre.

Dans les années 1970, j’ai fait partie d’un mouvement qui se disait catholique et que je pensais d’esprit catholique. Pendant les quatre ou cinq ans que j’en ai fait partie, je me disais souvent: «Pourtant, il manque quelque chose dans ce mouvement», mais je n’arrivais pas à «mettre le doigt dessus»!

En 1976, une amie me demande de faire un pèlerinage en Europe avec elle. Je lui dis que j’irai seulement si Lourdes est sur l’itinéraire! Donc, j’y vais, car on se rendra à Lourdes! C’est à Lourdes, en la Basilique Saint-Pie-X, pendant la messe, que les lectures et l’homélie me rappellent de nouveau et m’éclairent sur l’importance de passer par Marie pour aller à Jésus, et que l’Esprit Saint nous vient par Marie, car Elle en est l’Épouse... Et je constate en même temps que ces réalités ne font pas partie de ce mouvement auquel j’appartiens depuis quelques années.

À mon retour, en partageant mon expérience avec des amies, une religieuse, Fille de la Sagesse, m’offre un petit livre intitulé La Vraie Dévotion à la Vierge Marie, de saint Louis de Montfort. La lecture de ce livre me ramène sur le chemin de la dévotion à Marie et avec des connaissances nouvelles. Je continue avec hésitation dans ce mouvement, me demandant pourquoi on ne parle pas de la Vierge Marie. Elle veillait et Elle m’attendait avec sa réponse.

En janvier 1977, je décide d’aller faire l’expérience de vivre dans un foyer de l’ARCHE de Jean Vanier, le Foyer étant dans le village de Saint-Malachie, non loin de Lac-Etchemin. C’est là, un jour en avril, que je mets la main sur un journal du nom de MARIE. Cela attire mon attention, car le journal porte le même nom que moi. L’éditorial, écrit par Marie-Paule, avait comme titre: «Le Véritable Esprit Saint». Notre belle religion nous enseigne que la vérité nous libérera. Cet article a été pour moi une explosion de vérité que je cherchais inconsciemment depuis longtemps. Et j’ai compris. Dans ce foyer, il y avait une demoiselle qui venait de Lac-Etchemin. Lui demandant un jour si elle connaissait cette femme Marie-Paule qui écrit dans le journal MARIE, elle me dit: «Ah oui, c’est une folle de chez nous!» Surprise, je me demande quelle «folle» peut écrire si bien et si vrai. Cela me poussa à en savoir plus sur cette femme et sur l’Armée de Marie.

J’ai lu les treize volumes de Vie d’Amour avec grand intérêt, et souvent en tremblant et pleurant tellement c’était beau. Et j’ai découvert que cette femme, Marie-Paule, était «folle» du Christ et «folle» de ne faire que la volonté de Dieu. Qu’elle en soit remerciée à jamais! Tous ses écrits sont pleins de vérités qui nous libèrent et qui nous font connaître Dieu et nous-mêmes.

Même chose pour les écrits de Raoul Auclair, de Marc Bosquart. Tous s’enchaînent et ont du sens et rien ne m’éloigne de ma foi catholique. Et si Dieu veut que le mystère de la Co-Rédemption se dévoile en ce Temps et par l’instrument qu’Il s’est choisi, qui sommes-nous pour Le contrarier? Il est le Maître des Mystères! En condamnant Marie-Paule et l’Armée de Marie, vous condamnez l’instrument de Dieu et l’Oeuvre de Dieu. C’est une perte de temps de lutter contre Dieu même. Pour moi, je ne peux pas ne pas croire à cette belle Oeuvre divine et en Marie-Paule et, avec la grâce de Dieu, j’espère y rester fidèle toujours.

Marie-Rose Cyr
Maine, U.S.A.


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