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Je me réfugie dans le Coeur Immaculée de ma Mère: là est sûrement l’Église catholique!

Réflexion d’une humble baptisée de la Sainte Église catholique romaine à la suite de la «Note doctrinale sur l’Armée de Marie», émise par la Conférence des Évêques catholiques du Canada, le 15 août 2001.

Petite et humble baptisée de l’Église catholique romaine dans le diocèse de Québec depuis le 23 mars 1934: si je puis encore m’honorer de ce titre et en vivre vraiment aujourd’hui en l’an 2001, je dois confesser humblement que c’est à l’Armée de Marie que je le dois, et rien ni personne au monde ne m’en séparera jamais. J’ai connu ce mouvement par l’entremise de ma mère qui ne m’en disait que du bien. Et comme ma mère était une très bonne personne que j’aimais et admirais beaucoup, j’avais tendance à l’écouter, je n’avais d’ailleurs jamais regretté de lui avoir fait confiance en quoi que ce soit...

J’ai donc accepté de fréquenter ce mouvement à mes risques et périls car, à l’époque (l’après-Concile), ma pratique religieuse n’était pas très fervente, ma foi vacillait. Dès que j’ai commencé à assister aux offices religieux organisés par ce mouvement, ma Foi s’est raffermie, et la conversion a été constante et complète. J’ai retrouvé le Dieu de ma jeunesse et de mon enfance. J’ai accepté qu’Il soit le Dieu de toute ma vie.

L’Armée de Marie a été pour moi, et pour une multitude d’autres personnes, le mouvement qui a cherché à faire pénétrer la vie de Jésus dans nos coeurs et nos esprits, au bénéfice de l’Église... Je ne me suis jamais sentie autant fille de l’Église que depuis mon adhésion à ce mouvement.

J’ai été, autant que mon devoir d’état me le permettait, assidue aux rencontres de prières et d’instruction religieuse que ce mouvement avait la charité de nous dispenser. J’ai emmené mes enfants aux cours de catéchisme.

D’indifférente et même parfois hostile que j’étais, je suis devenue fervente. Ma vie intérieure s’est développée, je me suis sentie devenir un membre vivant de l’Église, contribuant à la consolider, à l’édifier et à la construire autour de moi dans la discrétion de la prière et de l’action dans mon milieu.

Et aujourd’hui, après presque trente ans de cette vie chrétienne intense, nos autorités religieuses me signifient que je suis en danger de ne plus appartenir à l’Église catholique! Permettez-moi, Messeigneurs, de ne pas comprendre, d’être même interloquée...

Devant cette situation, je ne puis que me réfugier dans le Coeur Immaculé de la Mère qui a guidé mes pas depuis ma conversion et d’y demeurer en toute confiance, car là est sûrement l’Église catholique!

Thérèse Dolbec
1050, Raymond-Casgrain #411
Québec QC G1S 2E3


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