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Sanctions ecclésiastiques contre Padre Pio

Le Père Pio se défend lui-même.

Récit du Frère Arni Decorte, f.c.

Mgr Gagliardi et ses émules, les prêtres indignes, envoyaient à Rome des rapports, des accusations, des calomnies contre le Père Pio. Que pouvait-il encore faire pour les âmes, sinon conjurer le Seigneur de ne pas le priver, par l’infinie bonté de Dieu, de la Messe? La Messe! le renouvellement du sacrifice de la Croix!

Puisque personne au monde ne pouvait rien pour lui: ni supérieurs, ni cardinaux, ni les fidèles qui le défendent, personne ne pouvait arriver jusqu’au Pape, non pour implorer sa libération, mais pour qu’il puisse continuer à célébrer sa Messe, il ira lui-même chez le Pape au moment même où celui-ci est en réunion avec le Saint-Office, portes fermées, pour le conjurer personnellement, prostré aux pieds du Vicaire du Christ, sur la dernière marche du trône, de ne pas permettre, pour le bien de l’Église, qu’on lui interdise la Messe... à lui qui, tant de fois, avait dit et répété qu’il serait plus facile au monde d’exister sans soleil que sans la Messe. Or, pendant que Pie XI discutait du cas du Père Pio et qu’il s’apprêtait à décider le décret de suspension a divinis du Père Pio, l’assemblée vit entrer un capucin, les mains dans les manches et d’un pas lent mais sûr. Le religieux alla droit au Pape et, sans qu’aucun des cardinaux présents ait pu l’arrêter ou l’interroger, il s’agenouilla aux pieds du Saint-Père, lui baisa le pied et puis le supplia en ces termes: «Très Saint-Père, pour le bien de l’Église et des âmes, ne permettez pas ceci.» Il demanda la bénédiction du Pape, se leva et sortit.

À peine fut-il sorti, que toute l’assemblée, revenue de sa stupeur, se mit en agitation, certains sortirent pour voir et pour demander aux gardes pourquoi ils avaient laissé passer le moine malgré la défense formelle.

Les gendarmes tombèrent des nues et assurèrent n’avoir vu personne.

Interdits, les cardinaux regagnèrent la salle, mais le Pape ne voulut même pas qu’ils parlent, il suspendit immédiatement la séance et donna l’ordre au Cardinal Silj de se rendre sans tarder à San Giovanni pour interroger le Gardien du couvent; il voulait savoir où se trouvait le Père Pio au jour et à l’heure de la réunion, et il ajouta catégoriquement: «Et dites-lui qu’il peut reprendre librement la célébration de la Messe dans l’Église.»

Le Gardien informa le Cardinal que le Père Pio n’avait jamais quitté le couvent après les décrets du Saint-Office et qu’à ce jour et à cette heure le Père Pio était au choeur pour la récitation de l’Office.

Quand l’indigne évêque Gagliardi, après une enquête du Saint-Office, fut démasqué, il perdit tous ses titres, fut suspendu a divinis et exilé dans un petit village. Là, à sa dernière heure, il reçut la visite du Père Pio, venu l’assister dans son agonie.

Pour lui-même, le Père Pio ne désirait rien, sinon humiliations et détachement de tout; ce qui lui importait, c’étaient les âmes. Les miracles et faveurs pour les autres; pour lui-même la croix et les souffrances.

Frère Arni Decorte F.C.

Mère Paul-Marie,

Nous, vos fidèles, suivons votre exemple et espérons en la promesse de l’Immaculée pour la fin. Prier avec confiance et espérer avec ferveur donne la force de se soumettre à la volonté divine. Il en sortira quelque chose de bon pour sauver le monde.

Germaine Gingras


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