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«Vive l’Église du Christ!»
«Vive Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II!»
«Vivent les Évêques en communion de foi avec lui!»

Lac-Etchemin, le 19 septembre 2001

Élevé par des grands-parents fort chrétiens et bons pratiquants, j’ai reçu une très bonne éducation religieuse, mais porté par l’esprit critique, si caractéristique de l’adolescence, j’ai voulu prendre mes distances en regard de la pratique religieuse. Mais baptisé et très attaché à ma dévotion mariale, j’avais Là-Haut un Père et une Mère qui veillaient sur leur enfant.

C’est d’abord par son prêtre Oblat de Marie-Immaculée que la Vierge Marie vint à mon secours. En effet, celui-ci, membre de l’Armée de Marie et proche collaborateur de la Fondatrice, par son exemple et ses bonnes paroles, a su discrètement me montrer comment Dieu et Marie étaient à l’oeuvre dans ce monde-ci, en ce temps-ci. C’est lui qui me fit découvrir la belle spiritualité de l’Armée de Marie et l’enseignement authentique de l’Église catholique qu’elle véhiculait. Il sut toujours répondre avec tact et justesse à mes doutes et objections concernant l’enseignement de la Fondatrice de cette Armée si pacifique. Qu’elle est belle la mission du prêtre authentique qui amène et ramène les âmes dans le droit chemin! C’est un prêtre «de l’Armée de Marie» qui m’a montré le chemin de l’Église et qui m’a aidé à vivre mon baptême!

C’est au contact de cette Armée de blancheur et de sa spiritualité bien centrée sur l’enseignement de l’Église catholique, du Concile et des divers documents pontificaux que le germe de dévotion et d’amour de Dieu, déposé par ma bonne grand-mère dans mon âme et dans mon coeur, a pu reprendre vie et s’enflammer peu à peu au feu de l’Amour divin, ce feu que Jésus est venu porter sur la terre et dont il désire tant voir les âmes s’embraser.

Merci à l’Armée de Marie de m’avoir fait découvrir la beauté de l’Évangile et de l’Église! C’est par elle que j’ai pu découvrir la fierté et l’honneur d’être catholique, d’appartenir à l’Église du Christ.

Je me souviens de mon premier contact avec l’Armée de Marie: c’était en la Basilique Notre-Dame-du-Cap, à Cap-de-la-Madeleine, ville où j’ai grandi et lieu de prédilection de mon enfance. Tant de fois, j’avais assisté à de belles cérémonies dans ce sanctuaire béni, mais ce fut lors d’un pèlerinage de l’Armée de Marie que j’ai entendu pour la première fois de ma vie jouer sur les grandes orgues «la Marche pontificale» et que je fus témoin d’une entrée solennelle du «Drapeau Papal». Quel sentiment de fierté j’ai alors éprouvé! Et suivit le témoignage de fidélité à l’Église, au Saint-Père et aux Évêques en communion de foi avec lui:

«Vive l’Église du Christ!»
«Vive Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II!»
«Vivent les Évêques en communion de foi avec lui!»

Quel était donc ce groupe qui plaçait l’Église, le Pape et les Évêques en si haute estime?

Il ne m’en fallait pas davantage pour comprendre et saisir l’opportunité et la divine inspiration de ce mouvement. Ce sont l’amour et la défense de l’Église, de son Chef et de son enseignement qui ont changé, et je dirais même, bouleversé toute ma vie... et changé à un point tel que, dans cet élan reçu de ce témoignage à Cap-de-la-Madeleine, j’ai décidé de consacrer tout le reste de ma vie à Dieu pour l’Église et son Chef, et aussi pour tous ses ecclésiastiques et laïcs que je désire enflammer du même amour.

Oui, ma vocation sacerdotale, c’est à l’unique «Armée de Marie» que je la dois: le 7 octobre 1989, par la consécration sacerdotale, je fus fais prêtre de l’Église de Jésus-Christ en Italie, et envoyé missionnaire en France depuis ce temps. Pourquoi en France? Parce que l’Église canadienne semble avoir abondance de prêtres... ou manque à son devoir de pourvoir les fidèles dans tous leurs besoins spirituels. Le troupeau se disperse et court en tous sens parce qu’il n’entend plus la voix des bons pasteurs. Quelle grande responsabilité portent les Évêques du Québec et du Canada!

Comment donc comprendre qu’un mouvement qui, depuis trente ans, travaille à défendre l’Église du Christ, à la faire connaître et aimer, qui prie et fait prier pour le Pape et les Évêques en communion de foi avec lui, ne soit plus catholique?

Les Évêques du Canada, trop occupés à bâtir l’Église moderniste, «avec une place mieux établie pour la femme dans leurs églises», n’ont pas su voir que Marie venait en bonne Mère à leur secours en leur préparant une armée de vraies femmes capables de les aider et de leur venir en aide sans revendiquer de statut spécial et encore moins désirer et s’approprier la place et la fonction du prêtre. Cette «place mieux établie dans l’Église» que les Évêques canadiens nous refusent à nous, Fils de Marie, ils n’hésitent pas, à chacune de leurs visites à Rome, à la revendiquer pour les femmes de tout acabit. Dans l’Église du Canada, combien de femmes «agentes de pastorale» ou «diaconesses» n’ont pas déjà remplacé le prêtre de leur paroisse quand elles ne l’ont pas tout simplement poussé à la démission? Le Malin aussi a compris que c’est «l’heure de la femme», mais, comme toujours, il a perverti le plan de Dieu, comme toujours et malheureusement, il trouve ses alliés dans les plus hautes sphères de l’Église. «Eglise, où es-tu?», «Église, où vas-tu?»

«Redonner le Christ au monde» équivaut à redonner l’Église au monde. Ce témoignage de foi et d’amour de l’Église que propose l’Armée de Marie multiplie les conversions véritables, les retours à l’Église authentique et une meilleure connaissance des enseignements du Christ. Et parce que l’Armée de Marie vient redonner le Christ au monde, les Pasteurs de l’Église du Christ la regardent comme hérétique, non catholique!

«S’il y a de la joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes», comment se fait-il qu’aucun Pasteur de l’Église catholique ne soit capable de se réjouir en lisant la multitude des témoignages qui apparaissent sur l’Internet? Tant et tant de conversions, de retours à l’Église et à la pratique assidue, à la réception sincère des sacrements de l’Église!

Dès ma venue dans l’Oeuvre, je fus saisi par la dévotion aux trois Blancheurs; c’était quelque chose de nouveau pour moi, une découverte qui me ravit sur le coup. Moi qui aime bien la jeunesse et qui connaissais saint Jean Bosco, j’ignorais ce songe qu’il reçut à propos des trois grandes dévotions qui sont comme les piliers de toute vie chrétienne bien vécue et bien centrée; manquerait-il une de ces dévotions dans la vie d’un chrétien que sa vie spirituelle serait en danger!

1ère Blancheur: l’Eucharistie: centre et vie de toute l’Église (la blanche hostie, symbole de Celui qui est la pureté même);
2e Blancheur: Marie (toute belle dans son Immaculée Conception et sa pureté virginale);
3e Blancheur: le Pape (la soutane blanche et la pureté de la doctrine infaillible).

Le livre des «Messages de la Dame de tous les Peuples» que, bien avant mon entrée dans l’Armée de Marie, j’ai découvert à la librairie diocésaine des Trois-Rivières m’a fait comprendre la lutte qui existait dans l’Église: lutte pour le véritable Esprit, alors qu’une fausse colombe noire se répandait déjà sur le monde. Je me suis attaché à réciter cette belle et courte prière que la Dame dit être si puissante. Une belle prière à l’Esprit Saint, la véritable Colombe, et toute blanche. Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver cette dévotion à l’honneur dans l’Armée de Marie!

Je fus bien aidé dans ma montée spirituelle par la petite revue «L’Armée de Marie» . Dans ses pages, j’ai trouvé la nourriture spirituelle en abondance et toujours les bonnes orientations pour un cheminement conforme à la sainte Volonté de Dieu. Que de belles illustrations, en un temps où les revues d’Église n’offraient plus rien de bien inspirant pour la piété chrétienne! Que de compréhensions y ai-je puisées sur l’Écriture Sainte, sur l’Église et les beaux textes du Magistère! Elle m’a initié aux documents du Concile Vatican II par les citations en particulier de «Lumen gentium» et autres. Ce fut une mine d’or pour bien comprendre l’action de Dieu et de l’Immaculée.

Lorsque je travaillais au loin, dans les mines du Nord québécois, avec quelle impatience j’attendais l’arrivée du journal L’Étoile, puis ensuite du Royaume: par ce moyen, Dieu et Marie venaient à moi et se faisaient ma nourriture! En plus d’être informé sur les activités du mouvement, je recevais, à domicile, la formation chrétienne indispensable pour demeurer fort dans la foi. Plus tard, en France, pendant douze ans, ce fut toujours avec la même impatience que j’attendais et lisais les beaux textes si inspirants.

Bien que prêtre «Fils de Marie» et par obligation, ce fut à l’exemple de Marie que je gardai toutes ces belles choses au fond de mon coeur, les méditant et nourrissant ma vie spirituelle. Tous mes anciens paroissiens peuvent en témoigner: rien de l’Oeuvre n’a pu filtrer dans mes homélies quotidiennes ou des dimanches. Mes seules références ont toujours été la Sainte Écriture, les documents officiels du Concile, les encycliques et le Catéchisme de l’Église universelle; et je sais qu’il en fut ainsi pour mes confrères Fils de Marie de par le monde.

Mais jusqu’à quand pourrons-nous nous taire? Tant de belles choses vécues et tant de beaux témoignages viendront-ils à bout d’une mesquinerie érigée en système dans l’Église du Christ?

C’est par la «réforme intérieure» proposée par Sa Sainteté le Pape Paul VI et l’Armée de Marie que j’ai compris la nécessité d’opérer un changement dans ma vie. Moi qui vouait une prédilection à tout ce qu’on appelle «sciences occultes», je décidai de tout détruire et d’entreprendre les lectures proposées par le mouvement. Ce fut une coupure avec l’esprit du monde pour vivre dans l’esprit des Évangiles. Au grand dam de mes amis, je commençai la lecture du Traité de la Vraie Dévotion à Marie, des écrits de sainte Thérèse de Jésus et de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de tant d’autres saints.

Un merci à Mère Paul-Marie qui a vécu elle-même la doctrine du Christ et qui nous a laissé le témoignage vivant d’une vie vécue dans l’amour véritable du Christ. Je peux témoigner que ce qui m’a touché davantage dans ses écrits, ce ne sont pas les nombreuses grâces ou les nombreux charismes qui l’ont aidée dans sa mission de «redonner le Christ au monde», mais plutôt la manière très chrétienne avec laquelle elle a vécu cette vie héroïque. Elle est toute remplie de Marie et elle parle de l’abondance du coeur: elle est une copie vivante de Marie et de Jésus, comme tout baptisé est appelé à perfectionner en lui l’Image de Jésus et de Marie, Mère de l’Église.

Raoul Auclair fut une lumière dans l’Église, et je lui suis très reconnaissant pour l’éclairage fulgurant qu’il nous a transmis sur l’Apocalypse et l’Évangile tout entier. C’est aussi par lui que j’ai saisi l’action de Dieu et de l’Immaculée en ces temps qui sont les derniers. Je me souviendrai toujours qu’il eut le courage de parler dans l’Église du «Secret de La Salette». Une telle lampe ne peut demeurer plus longtemps sous le boisseau! Vivement que ses écrits soient diffusés et connus de tous pour une meilleure compréhension de l’Éternel, Maître des temps et de l’Histoire! À l’Église du Canada, il faut redire les paroles du Saint-Père:

«N’ayez pas peur - ouvrez toutes grandes les portes à Jésus-Christ!»

Dieu, pour sauver le Monde et pour les grandes Missions dans son Église, choisit qui Il veut, où Il veut et quand Il veut. Ce sentiment de frustration de la part de l’Épiscopat et du Clergé du Québec et du Canada retarde le Plan d’Amour de Dieu et le salut des âmes! C’est à Dieu Lui-même que les Évêques canadiens devront rendre des comptes sur leur intendance!

Un grand merci spécial à Marc Bosquart, prophète de Marie qui, comme tout prophète, n’a pas craint l’opinion et la société d’Église pour faire connaître ce qu’il avait reçu mission de faire connaître. Ses écrits et même son Credo, que je fais mien, ne s’opposent en rien et ne contredisent en rien la Divine Révélation. «C’est l’heure de la Femme, la vraie», et Elle a aussi ses prophètes qui vont faire entrer l’Église dans une ère nouvelle. Pourquoi tant de simples personnes, ni évêques, ni théologiens, peuvent-elles comprendre les conférences de Marc? La fausse colombe aurait-elle séduit tant de grands et de princes, les rendant incapables du discernement que possèdent les gens simples et sincères dans l’Église?

Concernant la Note doctrinale, comment expliquer que les dirigeants et les membres de l’Armée de Marie en aient été informés par les médias? Comment expliquer qu’un document si important ne porte aucune signature? En loi comme en affaires, un document sans signature n’a absolument aucune valeur et ne peut donc faire l’objet d’aucune sanction subséquente, comme on se propose de le faire.

Notre attachement à l’Armée de Marie comme notre attachement à l’Église du Christ ne seront jamais mis en doute par des documents qui n’ont aucune valeur; tout au plus, ce document peut donner l’impression à certaines personnes d’Église qu’elles ont gagné la partie, à d’autres il donnera l’impression que l’Église s’est définitivement prononcée... C’est l’Oeuvre de Dieu qui est attaquée par ses propres Pasteurs, à Lui seul revient la sentence finale!

Ma conviction profonde rejoint la Prophétie du Seigneur Lui-même: «C’est par les laïcs que l’Église et le monde seront sauvés avec une petite minorité de prêtres, religieux et religieuses demeurés fidèles à leur vocation.»

«Pauvre Canada!»

P. André Guillemette, o.ff.m.


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