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Condamner sans rencontrer les personnes concernées:
du jamais vu dans l’Église!

Le 28 août 2001, fête de saint Augustin

À qui de droit,

Nous sommes membres de l’Armée de Marie depuis environ 20 ans. Au début et jusqu’à la fin de 1986, tous nos rassemblements se tenaient dans nos églises paroissiales. Depuis le décret du Cardinal Vachon, nous avons nos rencontres et réunions de prières dans des grandes salles, les portes de nos églises nous étant fermées, alors qu’elles sont ouvertes pour toutes sortes d’activités profanes. Malgré tout, nous avons continué à participer activement à la vie de nos paroisses.

Force est de constater que, depuis cette période, nos églises continuent à se vider, que la pratique religieuse est en décroissance constante. Dans les paroisses et diocèses, c’est une remise en question: que faire pour garder les fidèles? Multiplication des synodes, réunions de toutes sortes, etc. On demande aux fidèles ce qu’ils veulent, ce n’est plus l’Autorité qui dirige. Les positions officielles de l’Église (le St-Père) sont remises en question publiquement et souvent critiquées à tort et on ne les suit tout simplement pas (ex.: confessions individuelles).

Dans la Note doctrinale, on dit que l’Armée de Marie ne peut plus être considérée comme catholique et qu’elle est un danger pour la foi catholique au Canada et ailleurs dans le monde! C’est tout de même renversant de se faire dire cela, quand on établit un parallèle entre ce qui se passe actuellement dans notre Église à laquelle nous continuons d’appartenir et ce que nous vivons à l’intérieur de cette Œuvre Mariale qu’est l’Armée de Marie, dont les piliers sont l’Eucharistie, la dévotion à Marie, selon saint Louis-Marie Grignion de Montfort, et la fidélité à Rome et au Saint-Père.

Qui dit Armée dit combat. Dans cette Armée pas comme les autres, nos armes sont le Rosaire, la réforme intérieure (personnelle), la lecture spirituelle, la méditation et la messe quotidienne, etc. Si, jusqu’à ce jour, nous regardons les fruits de cette Œuvre, ils sont éclatants: vocations religieuses nombreuses, apostolat laïque, œuvres de charité, soutien des prêtres et religieux ici, au Canada, et dans divers pays du monde.

Face à cette Note doctrinale, nous sommes déçus de la tournure des événements, car condamner sans rencontrer les personnes concernées est du jamais vu dans l’Église. D’autre part, nous demeurons très sereins, car cette condamnation est la confirmation de ce qui avait été annoncé en 1958 par le Seigneur à la fondatrice, Marie-Paule, et ne fait qu’authentifier cette Œuvre à laquelle nous sommes fiers et chanceux d’appartenir.

Respectueusement,

Monique et Jean Hamel
Longueuil QC J4L 1R5


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