liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Un enfant peut-il renier sa mère dans le sein même de sa mère?

Lac-Etchemin, le 3 mars 2002

Chers membres de l’Épiscopat,

Par la présente, je voudrais, aujourd’hui, vous présenter une personne toute spéciale que j’ai connue en 1978 et tout spécialement depuis les huit dernières années. Cette personne m’a apporté beaucoup dans ma vie, et la première chose qu’elle m’a apprise, c’est de savoir aimer: aimer Dieu en trois Personnes, aimer l’Immaculée notre Mère, aimer l’Église et la servir; aimer le Pape, les Évêques et les prêtres qui vivent en communion de foi avec lui; aimer l’Évangile, la sainte Messe et tous les Sacrements; aimer mon prochain comme moi-même. Elle m’a même appris à aimer mes ennemis, mais, sur ce point, je dois dire que j’ai encore un peu de difficulté.

Bien sûr que je sens votre impatience de connaître cette personne, eh bien, c’est Mère Paul-Marie, ma petite maman, celle qui m’a enfanté dans l’amour universel pour l’Église. Malheureusement, dans cette même Église, certains membres voudraient que je la renie afin d’avoir une place mieux établie dans l’Église. Mais peut-on avoir une place mieux établie que dans le sein même de l’Église? Ou bien encore, un enfant peut-il renier sa mère dans le sein même de sa mère?

Oh! bien sûr, je pourrais manquer d’amour envers elle et la renier. Mais, devant Dieu, je ne pourrai jamais renier tout l’amour qu’elle m’a donné pour l’Église et le Christ.

Humblement vôtre,

Frère Marc Héon, o.ff.m.


© 2002 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut