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Un désir exaucé...
Repentigny, le 24 décembre 2001
Mère Paul-Marie,
Je voudrais tout dabord vous transmettre mes bons voeux pour Noël qui déjà nous arrive et qui toujours nous remplit despérance. Que lannée 2002 soit, une fois de plus, source de grâces pour toutes les âmes qui cherchent Dieu!
Depuis quelques années déjà, jéprouve en moi un très grand désir de vous adresser quelques mots, afin dexprimer toute ma reconnaissance au Ciel et à lImmaculée davoir permis que je connaisse lOeuvre de lArmée de Marie, instituée sur cette terre pour redonner le Christ au monde.
Jai eu la chance de saisir rapidement la raison dêtre et la nécessité actuelle de cette Oeuvre en lisant Tous ces mystères dans le Mystère de Marie, de Raoul Auclair, ouvrage que le Père Hervé Lemay mavait invité à lire lors de ma première retraite au sein de lOeuvre en 1995. La certitude du coeur ayant alors été acquise, cest en fait quelques années plus tard, en lisant Vie dAmour, que mon âme sest vraiment laissé transformer par la Toute-Puissance divine. Et quelle réalité que celle de lâme!... Je suis actuellement à relire Vie dAmour et chaque page nous ouvre les portes du Ciel.
Mon âme est en état de grâce constante depuis que je me suis consacré totalement à Maman-Marie au sein de son Oeuvre. Cest une jubilation intérieure que jéprouve continuellement, une joie profonde dont jai du mal à exprimer toute la grandeur. Or, cest Marie Elle-même qui choisit ses chevaliers pour faire partie de son Armée. Je ne puis en retour que répondre favorablement à sa demande en me consacrant totalement à Elle.
Il est bien malheureux que les dirigeants actuels de lÉglise catholique se refroidissent devant lArmée de Marie, surtout en ce qui concerne sa chère Fondatrice. Ils ne comprennent pas que cette Oeuvre est essentiellement un don du Ciel offert à notre monde pour le libérer des forces du Mal et lui donner Paix et Amour.
Et pourtant, dans nos églises, la messe du dimanche a perdu son caractère sacré. Elle est perçue comme étant une activité bien humaine quil faut insérer parmi tant dautres dans un horaire chargé. Bien des prêtres sont dailleurs à lorigine de tout cela et ils auront à en rendre compte un jour. Il mest quand même arrivé une fois de quitter léglise avant la fin de la cérémonie religieuse: il y avait tellement dagitation dans léglise que personne na dû se rendre compte de ma sortie, bien que, étant assis à lavant, jaie dû traverser toute léglise pour emprunter la sortie arrière. Je navais jamais autant souffert de limpiété dun prêtre; je ressens encore cette souffrance en revoyant ces images dans ma pensée tout en écrivant ces quelques mots. Je nai plus revu pareille chose depuis, bien quen général je me demande si le Saint-Esprit est toujours présent dans chaque messe qui est célébrée.
Et dautre part, on se refuse à accepter lArmée de Marie. Tout cela est normal puisquon ne peut pas mettre ensemble deux esprits opposés. Et partout on se dit catholique... Tout cela est cause de bien des souffrances, mais un jour la vérité éclatera, et ce jour je le sens bien proche...
Pour les fins de mon travail, je dois franchir 100 kilomètres par jour pour my rendre et pour revenir le soir à la maison. Cest beaucoup, mais, en même temps, cela me donne loccasion de réciter mon Rosaire chaque jour dans ma voiture. Et jen ressens constamment les bienfaits en mon âme. Cest pour vous dire quen ces moments mon âme plonge toujours plus dans une paix profonde, alors que, le dimanche, durant la messe, jéprouve davantage de la tristesse et de la pitié. Quelle contradiction!
Je veux marrêter ici, sur ce sujet, puisque ce qui ma poussé à vous écrire cette lettre, cest plutôt cette belle faveur que jai reçue le vendredi 7 décembre dernier, veille de la fête de lImmaculée Conception.
En ce très beau vendredi après-midi, je me rendais à St-Bonaventure pour mon travail, après quoi, je suis allé visiter mes bons parents à Ste-Clotilde-de-Horton pour partager le souper et y passer la soirée. Par la suite, vers les 21h15, je quitte la résidence familiale pour prendre le chemin du retour vers Repentigny afin de rejoindre mon épouse Danielle et mon fils Jean-Philippe. Habituellement, pour faire ce trajet, jemprunte la route vers Trois-Rivières pour ensuite prendre lautoroute 40 jusquà Repentigny. Or, ce soir-là, jétais comme poussé à utiliser plutôt lautoroute 20 en direction de Montréal et ensuite revenir du côté nord par lautoroute 40 vers Repentigny.
Jemprunte donc lautoroute 20, sur laquelle je termine la récitation du Rosaire que javais entrepris le matin. À la fin de celui-ci, je songeais à un curieux désir que jéprouvais depuis quelques jours: celui de voir de mes propres yeux Jésus et Marie, me disant que ce serait pour moi une belle consolation en contrepartie de toutes les souffrances vécues dans le monde. Je considérais absurde davoir un tel désir pour moi personnellement, puisque jen suis indigne et ne suis pas non plus chargé dune mission spéciale, mais ce désir était pourtant bien réel et surtout très fort. Bref, joubliais tout cela et poursuivais ma route.
Or, à peine quelques instants après, une fois la ville de St-Hyacinthe passée, japerçois sur ma gauche un point rouge haut à lhorizon entouré dune lumière scintillante. Je savais quil sagissait de la croix illuminée sur le mont Rougemont que javais loccasion de voir régulièrement quand je voyageais sur lautoroute 10 pour mon travail précédent. Jai repensé alors à certaines souffrances vécues en ce milieu et jai éprouvé des sentiments bizarres, tout en étant heureux de revoir cette croix illuminée.
Cest alors que mest venue très clairement lidée que je venais effectivement de voir Jésus en son signe le plus simple et le plus grand à la fois: LA CROIX, signe de contradiction en son temps, grâce à laquelle fut acquise la Rédemption et se rattachent aujourdhui toutes nos souffrances et nos espérances.
Jétais occupé à ces réflexions quand, tout à coup, je me suis demandé où pouvait bien être Marie. La réponse ne sest pas fait attendre en moi: Jai vu Marie en même temps et sous le même signe que jai vu son Fils Jésus: LA CROIX. En effet, nest-elle pas, en sa qualité de Dame de Tous les Peuples, appuyée sur la même croix que Jésus, signe de contradiction en ce temps qui est notre temps par lequel est acquise la Co-Rédemption et auquel se rattachent aujourdhui toutes nos souffrances et toutes nos espérances? Il en est de la croix de la Dame comme de celle de Jésus, avec cette seule distinction que les deux agissent sur deux plans différents.
Quelle grâce, quelle joie en mon coeur!... Je me suis retourné dans ma voiture pour voir à nouveau cette croix illuminée de loin... Or, je ne la voyais plus puisque jétais maintenant situé à la hauteur du mont St-Hilaire qui me cachait le tout. Ma joie était tellement grande que je ne pouvais contenir plus longtemps un sourire. Mon désir de voir Jésus et Marie fut alors comblé, puisque je ne lai plus éprouvé par la suite. Si jétais revenu chez moi par lautoroute 40 plutôt que par la 20, comme à mon habitude, je naurais pas eu cette grâce.
Une fois revenu chez moi, jai tout raconté à mon épouse Danielle qui mécoutait attentivement et je lui disais de tout vous transmettre par écrit.
Nest-ce pas là un très beau cadeau du Ciel, reçu en la veille de la fête de lImmaculée Conception, et que je vous offre en cette veille de la fête de la Naissance de Jésus?
Je remercie le Ciel pour cette faveur particulière et pour toutes les autres que je reçois au fil des jours. Il y en a tant... Mes pensées se dirigent maintenant vers Spiri-Maria, au pied de la statue de la Dame et du Saint Sacrement...
Romain Joyal
Repentigny
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