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CATHOLIQUE À CENT POUR CENT

Le lundi 20 août 2001

Monseigneur Maurice Couture
Archevêque de Québec

Nullement surpris par la tournure des événements, nous attendions dans la paix, car, depuis les débuts, le ciel prévient toujours notre fondatrice, Mère Paul-Marie, qui nous informe, lorsque nécessaire, des événements à venir. Voilà un autre événement qui se réalise. Raison de plus pour croire en cette Œuvre d'amour voulue par le ciel pour notre temps.

En admettant que ce temps de la fin (non pas la fin du monde, mais la fin du règne du prince de ce monde) annoncé en la Genèse («Elle t'écrasera la tête») et décrit dans l'Apocalypse («la Femme et le dragon») est bel et bien ce temps qui est notre temps, je comprends tout à fait qu'il est nécessairement le temps de Marie. Elle est venue sur terre, à Fatima (apparition reconnue par notre sainte mère l'Église), expressément pour nous rappeler le combat à livrer et promettre sa victoire: «À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera.» Et parce que c'est seulement maintenant «l'heure de Marie», c'est maintenant seulement que se dévoile peu à peu le mystère de sa mission et c'est seulement à présent qu'Elle lève son armée sur la terre. Elle s'est choisi, sur la terre, une humble collaboratrice, Marie-Paule, pour mieux montrer une fois de plus que c'est toujours par les petits que s'accomplissent les plus grandes œuvres.

J'ai le bonheur d'appartenir à cette Œuvre depuis plus de vingt ans et je vous assure que je suis catholique à cent pour cent. J'ai approfondi mon catéchisme, relu la parole de Dieu en y prêtant une attention toute filiale, de plus en plus consciente de l'importance pour un catholique de bien connaître sa religion et d'être capable de la défendre au besoin. J'ai lu la grande majorité des encycliques de notre Saint-Père le Pape Jean-Paul II, nourrissant le désir de le supporter à cent pour cent. Je me suis mise à m'intéresser à la vie des saints que l'Église présente comme modèles, précisément parce que chacun, selon sa mission, a eu le courage d'aller jusqu'au bout. Je découvre toujours plus la grandeur des sacrements et je puis vous assurer que je m'en nourris aujourd'hui, avec le même souci encore, que je me soucie de nourrir mon corps. Ce réveil spirituel tant souhaité par l'Église, je le dois à l'Armée de Marie.

Je voudrais tant que tous connaissent cet apaisement de l'esprit et cette joie du cœur indéfinissables et même les grâces de soulagement du corps que je connais depuis mon adhésion à cette Œuvre d'amour. Croyez-moi, pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière. Je le répète, jamais on ne m'a enseigné quoi que ce soit d'incompatible avec l'enseignement traditionnel de l'Église. De plus, je m'ouvre à ce grand mystère marial en train de se dévoiler petit à petit: celui du rôle de Marie pour ce temps qui est notre temps. Voilà. Je me devais de laisser parler mon cœur d'enfant à la défense de cette mission unique, laissant à Marie le soin de la réaliser quand et de la manière qu'Elle le voudra.

Nicole Le Corre


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