liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Que l’Armée de Marie soit persécutée est un bon signe...

Face à la Note doctrinale des Évêques du Canada contre l’Armée de Marie

Messieurs les Évêques,

Avec beaucoup de tristesse, j’ai pris connaissance de la Note doctrinale publiée le 15 août 2001, condamnant l’Armée de Marie. C’est lamentable.

J’ai été élevée dans une famille profondément chrétienne qui a donné à l’Église plusieurs prêtres, religieux et religieuses (dont une de mes soeurs), et un évêque missionnaire au Japon. J’ai fait aussi de nombreuses retraites avec d’éminents prédicateurs (dont le Père Marie-Dominique Philippe) et je pense être suffisamment instruite sur le plan religieux pour me rendre compte que l’Armée de Marie n’a jamais rien enseigné qui soit contraire à la doctrine de l’Église.

Vous dites: «Les activités et enseignements de l’Armée de Marie comportent de réels dangers pour l’Église catholique, etc.», mais vous ne citez aucune phrase, aucun paragraphe des écrits de la fondatrice, Marie-Paule Giguère (les avez-vous lus?) qui puissent nous prouver les erreurs que celle-ci aurait écrites.

Qu’espérez-vous obtenir d’une telle Note? sinon semer un peu plus la division parmi les fidèles.

Les membres de l’Armée de Marie sont tellement heureux dans cette Oeuvre qu’ils ne se laisseront pas convaincre par ces arguments tellement faux; au contraire, ils y seront encore plus fidèles, car tous les enseignements sont puisés dans les documents du Concile Vatican II, dans les encycliques du Pape, dans le Catéchisme de l’Église catholique. Nos cérémonies religieuses suivent exactement les directives de la Congrégation pour le Culte Divin (mise à jour la semaine Sainte 2000). Ce que malheureusement bon nombre de nos prêtres ne font pas.

Que dire des fantaisies liturgiques de certains de nos prêtres. Peut-on comparer les chansonnettes de nos Églises actuelles avec la beauté des chants sacrés des chorales de l’Armée de Marie?

Mais je reste confiante. Cette Oeuvre vient du Ciel et ne pourra disparaître. Qu’elle soit persécutée est un bon signe. Le contraire nous inquiéterait. Combien d’Oeuvres au cours des siècles ont connu le même sort et se sont épanouies? Combien de leurs fondateurs sont aujourd’hui sur les autels? Tandis que les persécuteurs sont tombés dans l’oubli.

En toute déférence.
Et nous prions pour vous.

Marie-Françoise Moiret
Saint-Quentin (Aisne)
France


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut