liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Les actes des apôtres des derniers temps

Après avoir lu la Note doctrinale des Évêques catholiques du Canada sur l’Armée de Marie, nous comprenons aisément - par la description déformée des faits - que le mot d’ordre est: «condamner» à tout prix.

Comment peut-on condamner une oeuvre dont les fruits de salut sont aussi évidents?

Dans le livre de Daniel, celui-ci dit: «Vous êtes donc assez fous, fils d’Israël, pour condamner sans enquête et sans évidence une fille d’Israël?» (Dn 13, 48). Si on se rappelle bien, Suzanne avait été condamnée sur les paroles mensongères de deux vieillards parce qu’elle leur avait résisté. L’Armée de Marie et sa fondatrice peuvent-elles être condamnées uniquement sur les paroles de ceux qui ont toujours rejeté l’Oeuvre? Personnellement, puis-je accorder du crédit à un texte qui a été rédigé seulement d’après la pensée des accusateurs?

Avant de faire partie de l’Armée de Marie, j’ai pris connaissance de la vie de souffrances, d’humiliations et de mépris que Mère Paul-Marie a dû vivre, supportant tout avec amour, humilité et pardon. Je me demandais où elle prenait sa force pour en accomplir autant et en arriver malgré tout à faire aimer le Christ et l’Immaculée ainsi que le Pape, les évêques, les prêtres et l’enseignement de l’Église. Et combien de conversions la lecture de sa «Vie d’Amour» a-t-elle suscitées en ce temps de chute de la foi catholique? Si l’Immaculée n’est pas en tout ça, je me demande bien qui pourrait l’être!

Dans cette Note doctrinale, on (les évêques du Canada) exhorte «les membres et les sympathisants de l’Armée de Marie à cesser leurs activités, quelles qu’elles soient: publications, participation aux rencontres de prières et aux célébrations liturgiques, spécialement celles qui ont lieu au Centre Spiri-Maria, au Québec». Face à une telle exhortation, je crois que nous devons reprendre - sans crainte de renier notre foi catholique - les paroles de Pierre et de Jean s’adressant au «grand prêtre Anne, Caïphe, Jonathan, Alexandre et tous les membres des familles pontificales (Ac 4, 6), qui leur défendaient d’enseigner au nom de Jésus: S’il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu, à vous d’en juger. Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu» (Ac 4, 18-20).

Mon choix d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes n’est pas un reniement de ma foi catholique puisque l’Armée de Marie, c’est la religion catholique intensément vécue, à l’exemple de Pierre et de Jean dont le refus d’obéir aux directives du Sanhédrin n’était pas un reniement des enseignements de Moïse et des prophètes de l’Ancienne Alliance. Mais par leur obéissance à Dieu, ils ont contribué à la grande aventure de la rédemption de l’humanité (les actes des apôtres des premiers temps de la rédemption), accomplie par le Rédempteur.

Serions-nous entrés dans l’ère de la co-rédemption (les actes des apôtres des derniers temps de la rédemption) accomplie par la Co-Rédemptrice, celle qui a dit: «Je suis la Servante du Seigneur»? Je ne peut le nier.

Roger Morency
147, rue St-Georges
Edmundston, N.-B.
E3V 2W5


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut