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C’est très triste que certains Évêques refusent le surnaturel!

Le 14 septembre 2001

Bien chère petite MÈRE,

En ce jour de la Croix glorieuse par laquelle s’opère la rédemption de l’humanité, le Seigneur t’appela à la vie, toi qui, justement, allais t’offrir pour le monde entier en t’adossant à la croix de la Dame de tous les Peuples.

Laisse-moi te redire aussi: Merci d’avoir toujours dit OUI! en nous donnant cette grande Oeuvre de l’Armée de Marie.

Dans les lignes qui suivent, j’essaie de te conter pourquoi nous te devons une immense reconnaissance.

Ta somme de Vie d’Amour, prêtée au début de 1981 par un prêtre ami, nous a subjugués. Alors, notre désir de te rencontrer s’installa en nous, avec insistance. L’opportunité nous en fut donnée à Lourdes, au cours du pèlerinage international de septembre; Paul, travaillant à ce moment-là, n’avait pu m’accompagner. Je fus émerveillée par ce que je découvrais... Quelques semaines plus tard, nous mettions en route un groupe de l’Armée de Marie qui dure toujours après vingt ans d’existence.

Que de grâces reçues tout au long de ces années, où nous avons essayé de mettre en pratique ce que tes livres nous ont révélé: la réforme intérieure, l’offrande des souffrances, le pardon des offenses, car, dans ce registre, ta vie est un lumineux exemple; nous montions, avec peine parfois, sur le rude «chemin de la Perfection» dont parle sainte Thérèse! La découverte de livres, notamment ceux de Raoul Auclair et du Père Marie-Eugène, les écrits de Thérèse d’Avila et de Jean de la Croix, a fait naître en nous une spiritualité plus profonde. Les messages d’Amsterdam, nébuleux pour nous avant 1981, s’éclairaient tout à coup grâce aux explications de Raoul et la certitude que tu étais la Servante de la Dame. Les rencontres trimestrielles et annuelles toutes empreintes de beauté et de recueillement; plus modestement, les célébrations du premier samedi du mois et l’animation d’un groupe de chapelet..., tous ces efforts pour honorer Marie et Jésus, nous te les devons!

Il me faut aussi te remercier pour les merveilleux pèlerinages que nous avons suivis, grâce à toi!

Avec nos frères canadiens, nous sommes entrés dans Saint-Pierre de Rome, à cette époque où l’Armée de Marie était acceptée au coeur de la chrétienté! Quelle joie et quelle fierté pour nous tous! Joie également de pouvoir approcher de très près le Saint-Père et d’assister à l’audience du mercredi. Joie de découvrir de nouvelles églises au cours des célébrations... célestes!

Tu nous as emmenés sur les pas de saint Paul, à Corinthe, sur l’Acropole d’Athènes, sur la mer Égée, par le biais de ces inoubliables croisières avec halte à Patmos, en compagnie de saint Jean, et à Éphèse, en compagnie de Marie. À l’île de Tinos, émouvante procession où tous les drapeaux «Marie» déployés, sortant de l’église pour rejoindre le bateau, flottaient au vent en nous émerveillant nous-mêmes, ainsi que ces iliens qui, aux portes et aux fenêtres, applaudissaient la blanche cohorte.

Magnifiques cérémonies d’ordination en Italie et en Autriche, avec nos évêques protecteurs. Plus tard, découverte de la Nouvelle-France, et plus particulièrement de la belle province de Québec. Enchantement des yeux et des coeurs!

Merci pour tous ces pèlerinages qui, à toi et à ton entourage, tes collaborateurs, ont coûté soucis et fatigues. Merci pour ces rencontres fraternelles et tout dernièrement ces retraites à Spiri-Maria, ce saint lieu où l’on viendra, plus tard, très, très nombreux.

Je te dois aussi une grande reconnaissance au sujet de notre petit Gabriel à qui, je crois, tu as sauvé la vie! De suite, je t’avais recommandé Gabriel et la sévérité de l’accident. Par fax, tu as eu la bonté de me dire, immédiatement: «Tout se replacera doucement...» C’est ce qui s’est passé! Merci à nouveau, chère Maman! À la suite d’une violente collision en voiture, il a subi un traumatisme crânien (7 fractures, la dure-mère également touchée). Dans le coma, il a été transporté par hélicoptère dans un grand hôpital. Quelques jours plus tard, malgré la gravité de son état, il a été autorisé à partir dans un hôpital plus proche du domicile de ses parents. La présence d’une poche d’eau dans le cerveau nous inquiétait beaucoup. Mais, petit à petit, sans trop savoir ce qui se passait, l’état de notre petit accidenté s’est amélioré au point qu’il a pu réintégrer sa maison. Ce choc terrible qui aurait pu être fatal s’est soldé par la perte d’audition d’une oreille; moindre mal lorsque le cerveau est atteint si gravement!

Je ne puis compter tous les bienfaits matériels de protection, des faits moins importants, bien sûr, mais évidents d’amélioration de la santé après l’imposition de la photo!

Après cette énumération de grâces multiples que nous te devons, comment pourrions-nous t’abandonner en ce moment où les évêques du Québec t’adressent cette dernière «Note doctrinale», parfois en termes sévères? Ce n’est pas possible! Cela signifierait que nous sommes des ingrats ou bien que nous ne reconnaissons plus l’importance de l’Oeuvre que tu as accepté d’enfanter, pour le bien de l’Église tout entière!

Nous sommes convaincus que Dieu continue à te parler, comme par le passé, et à s’occuper de la marche de cette Oeuvre. Comme saint Pierre, tu peux dire: «On doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.» Tu as reçu la mission de trancher le mal... Mon Dieu! quelle douloureuse mission tu as accomplie avec humilité!... Car tu es obligée d’écrire - tu en reçois l’ordre, malgré ton désir légitime de disparaître.

Dans le no 144 du journal Le Royaume, tu nous parles de l’épée du mystère: «L’épée du mystère oblige le prophète, le Serviteur ou la Servante, à parler, à écrire, sinon elle le terrasse quand il se refuse en voulant rester silencieux. Les vrais apôtres ne peuvent résister aux appels. Il suffit d’obéir et Dieu se charge de tout.»

Il arrive, hélas! que certains évêques se trompent, en formulant des interdits abusifs, pour n’avoir pas approfondi une enquête naissante ou même pour avoir négligé de consulter l’âme privilégiée qui est en cause. C’est le cas de l’Armée de Marie, alors que, toi et ton Conseil, vous n’avez jamais été conviés à aller à l’Archevêché pour une explication. Je repense aux interdits contre San Damiano où Marie est apparue dès 1964, distribuant tant et tant de grâces de conversion et des vocations nombreuses.

Oui! c’est très triste que certains évêques refusent, en fait, le surnaturel!

Dans la Note doctrinale du 15 août, j’ai lu avec étonnement que «les activités et enseignements de l’Armée de Marie comportent des dangers réels pour l’Église catholique»(!!!) qui amènent «du tort et de la division»... Je ne vois pas comment l’Armée de Marie peut prendre en compte de tels griefs! D’éminents ecclésiastiques et des laïcs très compétents ont déjà répondu dans Le Royaume à ces reproches, bien que différemment et précédemment exposés par les Prélats du Québec. Ne voulant pas allonger davantage mon témoignage, je termine simplement par une note d’espérance:

Oui! quand Dieu le voudra, et à son heure, les annonces doctrinales de l’Armée de Marie seront présentées à l’Église, mais non pas rejetées systématiquement, comme à présent!

Et puis! l’heure n’est-elle pas, maintenant, au SILENCE?

Ne faisons plus de bruit pour écouter Dieu qui va parler!

Paule-Marie Perdrix
France


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