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«Vous avez un bon Dieu pour vous!»

St-Adolphe, 7 mars 2002

Chère Mère Paul-Marie,

Je vous écris pour vous raconter ce qui m’est arrivé le 12 janvier 2002. Maman m’a demandé de vous le faire savoir.

Le samedi 12 janvier au matin, Benoît est parti faire de la motoneige avec son frère Fernand à Saint-Raymond de Portneuf. Et je leur ai dit: «Je vais aller magasiner avec ma soeur Marie-Anne, de Tewkesbury.» Ma soeur est veuve et elle n’a pas toujours l’occasion de sortir. Alors, j’ai pris l’auto et je suis allée chercher ma soeur; nous avons passé une belle journée ensemble. Vers la fin de l’après-midi, je suis allée la reconduire, et c’est en revenant que, descendant la grosse côte aux Trois-Lacs, j’ai croisé une auto qui se dirigeait vers moi. Je me suis rangée sur l’accotement où il y avait de la neige boueuse et j’ai perdu le contrôle. J’ai fait des zigzags et j’ai frappé le garde-fou avec le côté de l’auto qui s’est ensuite retrouvée à cheval sur le garde-fou, continuant sa route pour heurter un poteau du garde-fou et s’élever dans les airs... C’est alors que j’ai demandé au Seigneur de me protéger d’un capotage, car en contrebas de la route il y avait un ravin recouvert de pierre dynamitée. Mon auto est tombée dans le ravin, rebondissant par trois fois sur ses roues avant de se retourner. J’ai fermé le moteur et je me suis dit que si je ne sortais pas de là, personne ne me trouverait. Alors, je me suis laissée glisser hors de l’auto par la fenêtre, les jambes les premières: c’était comme s’il y avait quelqu’un pour m’aider et j’ai réalisé que ce devait être les anges.

J’étais dans un ravin de vingt pieds [6 m] de haut. Je suis montée jusqu’à la route et j’ai fait signe à deux voitures: une qui montait la côte et l’autre qui la descendait. Elles se sont arrêtées et les conducteurs m’ont demandé si j’étais blessée. Je leur ai répondu que non. Alors, je leur ai demandé s’ils avaient un téléphone. L’un d’eux a appelé Jacques, mon fils, pour qu’il vienne me chercher. Ensuite, j’ai téléphoné au garage afin de sortir ma voiture de là. J’ai fait remorquer l’auto à la maison et j’ai dit à Jacques: «Je vais appeler ton père.» Quand j’ai rejoint Benoît, il était déçu et moi aussi. Il m’a dit d’aller à l’hôpital même si je n’étais pas blessée. Je lui ai préparé son dîner et j’ai aussi mangé; ensuite, je suis allée à l’hôpital où j’ai raconté ce qui m’était arrivé. On ne voulait pas me croire, aussi j’ai dit que je n’étais pas venue pour rire. Alors on m’a fait asseoir, puis on m’a appelée pour prendre ma pression: je faisais 155 / 90 et mon coeur battait à 78; ma température était de 36.06. L’infirmière m’a dit: «Vous avez un bon Dieu pour vous, et vous ne tremblez même pas. Pas un “bleu”, seulement une ligne dans le cou où la ceinture a frotté.» Je suis retournée chez moi et le lendemain je me suis levée comme si je n’avais jamais rien eu. Tout le monde me dit que j’ai un bon Dieu pour moi et d’autres disent que je suis une miraculée. J’ai la foi et je crois en la Providence.

Je vous remercie de m’avoir lue, et je m’excuse d’avoir pris de votre temps. Merci.

Adrienne Plante
St-Adolphe de Stoneham


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