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Groupés autour de notre Mère Immaculée, nous sommes des âmes co-rédemptrices
Chers Successeurs des Apôtres,
Sans ordinateur, je nai pas encore eu lavantage de lire les lettres quont daigné vous envoyer mes frères et soeurs dans cette Oeuvre divine pour notre temps perturbé. Comme il sagit dun simple témoignage dun Chevalier de Marie ordinaire et sans grade, je nai pas cru devoir relire votre «Note doctrinale sur lArmée de Marie», datée du 15 août 2001.
Venu dOttawa à Longueuil au début des années 1980, cest seulement quelques années plus tard que la raison de ce déplacement mest apparue en pleine lumière: la Vierge Marie, ayant veillé sur mon baptême (3 février 1935) en une paroisse honorant Sa propre Mère Anne, a continué à me «poursuivre» de Sa maternelle tendresse et sollicitude en me conduisant à Son Armée, levée en 1971 à Lac-Etchemin.
Une amie espagnole, maintenant décédée, minvite à des rencontres eucharistiques et mariales à Longueuil et à Montréal. Je my sens tout à fait à mon aise, ce qui me surprend beaucoup, car je naime pas les apparats (les divers costumes). Cette lente patience porte un fruit inattendu. Un soir, un peu à lécart, à Saint-Sébastien de Boucherville, je me dis: «Je porterai laube blanche.»
Le 3 mars 1985, jai le bonheur dêtre reçu de cette Famille incomparable, de même que 29 autres. Avec le temps, jai pu comprendre que Marie choisit surtout des petits pour Son Armée. Inutile de dire que ces petits sont aussi des faibles, des pauvres et des pécheurs. En décembre de la même année, je reçois ma bénédiction, datée du 3 de ce dernier mois de lannée.
Que serais-je devenu sans cette grâce? Je nose limaginer. Des âmes co-rédemptrices, selon la pure tradition du grand saint Paul (nous ne le comprenons pas toujours tout de suite), cest ce que nous sommes, groupés autour de notre Mère Immaculée et de Sa servante. Du «je» individualiste, nous passons tout naturellement au «nous» communautaire.
Je pourrais continuer encore longtemps, car les événements providentiels séchelonnent de jour en jour avec leur teinte mariale. Je retiens seulement cette grande vérité, si souvent oubliée de nos jours: «Pour comprendre, il faut croire dabord; et non pas sefforcer par tous les moyens de comprendre avant de croire.» Oui, je servirai lÉglise, ma Mère, qui grandira en un troupeau unique sous un seul Pasteur.
Votre petit frère,
Jacques Richard
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