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«La charité espère tout»

Le 28 août 2001

À S. Exc. Mgr Maurice Couture

Dans un temps où les églises sont presque vides, plusieurs même sont en vente, la pratique religieuse n’a jamais été aussi basse. Un bon nombre de ceux qui assistent à la messe sont des membres de l’Armée de Marie. Comment comprendre que vous déclariez ce mouvement non catholique? Ses membres récitent tous les jours le chapelet, assistent à la messe (quotidiennement, s’ils le peuvent) et fréquentent le sacrement de Pénitence (confession individuelle). De plus, l’adoration de Jésus, la lecture des encycliques du Saint-Père font aussi partie de la vie des membres de l’Armée de Marie, et nous pourrions continuer... Est-ce que ces pratiques justifient une condamnation?

Il y a un grand nombre de prêtres dans l’Oeuvre, mais ils ne sont pas reconnus par l’Église au Québec. Si plusieurs espèrent remplir les postes de sacerdoce vacants par des femmes, pourtant ils n’acceptent pas une femme si manifestement envoyée par Dieu et par l’Immaculée: Marie-Paule dont les écrits de «Vie d’Amour» nous ont aidés à retrouver notre chemin et l’amour de notre foi, comme tant d’autres.

Votre devise, «La charité espère tout», aurait gagné à être mise en application pour l’Armée de Marie et sa fondatrice: aujourd’hui, le retour des âmes à Dieu serait réalité.

Nous terminons cette lettre en citant ces paroles de sainte Jeanne d’Arc à Monseigneur Cauchon: «Si vous étiez bien informé sur mon compte, vous devriez me vouloir hors de vos mains. Prenez bien garde à ce que vous dites que vous êtes mon juge. Je vous le dis, vous prenez une grande responsabilité de me charger ainsi. Je suis venue de par Dieu, et je n’ai rien à faire ici. Vous dites que vous êtes mon juge; je ne sais si vous l’êtes; mais avisez bien à ne pas mal juger, car, en vérité, je suis envoyée de par Dieu et vous vous mettriez en grand danger; et je vous en avertis, afin que si Notre-Seigneur vous en châtie, j’aie fait de mon devoir de vous le dire…» (réf.: Léon Blois, Jeanne d’Arc et l’Allemagne, tome IX, Éd. Mercure de France, p. 216)

Respectueusement,

Irène Charest-Rinfret et Mario Rinfret


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