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Père Victor Rizzi

 

Comment peut-on juger une Oeuvre et sa fondatrice
sans avoir d’abord interrogé celle-ci?

 

 

Lac-Etchemin, le 21 septembre 2001

Leurs Excellences les Évêques du Canada


Excellences,

Voici mon humble pensée qui est une réponse à la Note doctrinale sur l’Armée de Marie, en date du 15 août dernier. Comment, honnêtement, peut-on juger une Oeuvre mariale d’ordre mystique et sa fondatrice sans avoir d’abord interrogé celle-ci et sans avoir consulté les témoins les plus proches ?

Je suis originaire de la province de Trente, en Italie. Religieux camillien, j’ai été ordonné prêtre le 23 juin 1968 par l’Évêque de Treviso, Mgr Mistrorigo. Après mon ordination sacerdotale, j’ai été nommé, par le Cardinal Maurice Roy, aumônier de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus à Québec. Et c’est en tant qu’aumônier des malades que j’ai fait connaissance avec la fondatrice de l’Armée de Marie.

Cette rencontre a été pour moi un événement providentiel d’une très grande importance pour ma vie spirituelle, car elle a favorisé une ferveur renouvelée dans ma vie religieuse et sacerdotale. Après quelques rencontres avec Marie-Paule, j’ai nettement senti que le Seigneur m’appelait à collaborer avec elle afin d’apporter mon aide aux âmes qui désiraient vivre une vie intérieure plus intense dans un apostolat marial renouvelé.

Peu de temps après, je me suis trouvé à être présent, sans le savoir, à la fondation de l’Armée de Marie au petit Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin. Depuis, j’ai apporté mon humble collaboration à la diffusion de cette Oeuvre mariale. Il y a plus de trente ans que je travaille avec la fondatrice, que je côtoie de façon quotidienne, et j’affirme devant Dieu qu’il s’agit d’une personne digne de foi et toujours fidèle à l’enseignement de l’Église catholique.

Or, concernant la Note doctrinale du 15 août dernier, ce qui m’étonne, c’est que personne ne m’ait encore approché afin de s’enquérir de mon humble témoignage. Comment peut-on produire une Note doctrinale sérieuse et véridique sans aller d’abord aux sources ? Voilà la question que je vous pose et à laquelle je n’aurai peut-être jamais de réponse. Quant à moi, je suis convaincu que Dieu seul pourra prouver au monde et aux autorités de l’Église l’authenticité de cette Oeuvre mariale et de sa fondatrice. Excellences, examinez les fruits avant de déclarer publiquement que l’arbre qui les produit est un arbre mauvais. En vous assurant de ma prière, je vous assure de mon désir le plus sincère d’être fidèle à Dieu et à son Église.

Humblement vôtre,

Père Victor Rizzi, o.ff.m.


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