liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Attrait à la sainteté

Le 14 septembre 2001

À Messeigneurs les Évêques du Canada

Excellences,

À la suite de la parution de la Note doctrinale des évêques du Canada, le 15 août 2001, contre l’Armée de Marie, permettez-moi de vous faire part des motifs soutenant mon adhésion à cette Oeuvre.

Tout d’abord, je me présente: Je suis père d’une famille de trois enfants et mon épouse m’est très chère. C’est par son intermédiaire que j’ai connu ce mouvement, il y a de ça 21 ans.

Quand nous parlons de l’Armée de Marie, nous vient tout de suite en tête le nom de la dirigeante. Notre fréquentation de cette Oeuvre fait problème pour plusieurs, à cause du rôle de cette personne, ce qui m’amène à vous dire comment je la considère et où va mon assentiment quant à l’enseignement qui découle de cette Oeuvre.

En ce qui a trait à la dirigeante, il serait approprié de se demander s’il s’agit d’une prophète authentique? Si vous en aviez la certitude, les barrières d’incompréhension actuelles ne tomberaient-elles pas d’elles-mêmes? Pour avoir côtoyé cette dame pendant si longtemps, laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas chez elle de course au merveilleux. Au contraire, toutes ces choses la posent continuellement sur la croix. À mon avis, les interprétations paraissant dans les médias sont le produit de personnes méconnaissant le domaine mystique.

Pour éviter toute supercherie dans le cas de Marie-Paule, nous disposons de moyens sûrs pour en vérifier l’authenticité. Il faut d’abord examiner si les événements annoncés se réalisent. De plus, vous pouvez aussi éprouver la saveur de ses fruits. Si ceux-ci sont bons, il va de soi que l’arbre aussi est bon. Si la réponse à ces deux interrogations est affirmative, nous avons là ce qu’il faut pour nous autoriser à continuer notre cheminement dans l’Oeuvre.

Ce qui est révélateur dans cette Oeuvre, c’est l’attrait pour la sainteté qu’elle procure. Le chemin qui nous y conduit nous est maintes fois montré par la servante de l’Oeuvre qui accomplit des choses très concrètes de la vie de tous les jours en les enrobant de vérité et de pardon. Cet exemple constitue pour moi une route à suivre dans mes gestes ordinaires, à savoir comment leur appliquer une touche spirituelle pour les rendre meilleurs. D’autre part, son union Eucharistique me fait comprendre qu’il faut compter avant tout sur ce secours, sans quoi notre idéal s’affadit très rapidement. Nous sommes ainsi entraînés à ne pas céder au découragement en réalisant que si Jésus a commandé d’être saint, c’est que c’est possible, mais avec son assistance.

De plus, l’Oeuvre promeut les moyens suivants auxquels j’adhère:

La dévotion aux trois Blancheurs, c’est-à-dire l’Eucharistie, Marie et le Pape:

Pour m’unir davantage au Christ et à sa vie, j’assiste le plus dévotement possible à la messe quotidienne, et je profite des circonstances qui se présentent pour l’adoration au Très Saint Sacrement.

Quant à ma dévotion mariale, quoi de plus sûr que de passer par Marie pour me rendre à son fils, Elle qui le connaît si bien. C’est ce que recommande d’ailleurs saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge Marie. C’est par une prière quotidienne dérivée de sa consécration que je m’adresse à Elle, laquelle se termine en lui disant: "Gouverne tout en moi pour que tout soit livré au Seigneur." D’autre part, la prière du rosaire me permet de m’unir par le coeur à cette si bonne Mère, tout en méditant sa vie et celle de son Fils, ce qui est en quelque sorte un prolongement du Saint Sacrifice de la messe.

Ma fidélité au Pape lui est assurée. Il fait bon d’observer sa gouverne rassurante, laquelle suscite l’admiration de tous. Je crois à son rôle premier dans l’Église, en lien avec les évêques en communion de foi avec lui. Son enseignement est une source lumineuse et réconfortante pour qui veut y puiser.

La fréquentation de la confession individuelle:

Celle-ci m’aide à faire la Vérité sur moi-même, sans quoi aucune réconciliation véritable ni aucun pardon ne sont possibles. Cette rencontre individuelle au confessionnal, avec un pasteur qui administre ce sacrement avec amour, est l’occasion pour moi d’obtenir des conseils et un encouragement approprié à ma situation. Il est souvent surprenant de s’apercevoir à quel point les recommandations peuvent être justes. C’est là sans doute un signe de l’inspiration divine.

La prière en famille:

Comme le dit l’adage: "Une famille qui prie est une famille unie." Toutes les désunions courantes (meurtres, suicides, divorces, etc.) qui ne se comptent plus sont autant de preuves d’échecs de vie qu’il faut chercher à éviter. Puisque la famille est la cellule de base de la société, il ne faut pas se surprendre que la société soit rendue si malade. Cette prière est donc pour moi un antidote à ces difficultés.

Il n’est pas fortuit de rappeler que la fondatrice nous a mentionné en de multiples occasions que les membres auront à souffrir les uns des autres, et que ce serait là une épreuve à surmonter. Ces occasions n’ont pas manqué d’être au rendez-vous et continuent de l’être. Elles sont alors des occasions de pratiquer la réforme intérieure, laquelle constitue le plus dur combat contre soi. Les secours énumérés ci-dessus me sont ainsi une aide qui me fortifie pour répondre à cette exigence.

Pour que l’homme puisse évoluer positivement, il lui faut un idéal de vie élevé qui soit nourri par Dieu. Sans cet idéal, l’homme se dirigera vers le bas, où ses moeurs se désagrégeront toujours plus, affectant ainsi directement l’homme dan son évolution.

Pour ma part, mon âme repose dans la paix en attendant le dénouement définitif de cette cause, car tout n’a pas été dit et fait à ce jour à ce sujet. Tous les procès d’intention produits contre cette dame sauront bien être éclaircis à l’heure de Dieu. La Vérité sera alors faite pour le plus grand bien de tous.

Respectueusement vôtre,

Paul Robertson
Longueuil QC J4L 1T7


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut