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La mission de la Femme dans l’Église et dans le monde

Excellences,

À la suite à votre «Note doctrinale» du 15 août dernier, une dame qui ne fait pas partie de l’Armée de Marie me faisait la réflexion suivante: «C’est parce que Marie-Paule est une femme que les Évêques la rejettent ainsi.» N’y a-t-il pas effectivement un paradoxe profond dans votre attitude?

D’une part, plusieurs d’entre vous veulent démontrer une ouverture face aux femmes dans l’Église en faisant la promotion et en préparant les structures pour le sacerdoce des femmes, ouvertement ou en secret, et ce en contradiction flagrante avec notre Pasteur suprême.

D’autre part, quand une femme, La Femme, présente à l’Église des moyens concrets donnés par le Ciel pour donner aux femmes une place plus grande dans les structures de l’Église (je pense aux «Mamans» de la Famille des Fils et Filles de Marie), et ce tout en respectant la vocation propre de la femme qui se réalise dans le plus haut degré de l’amour, dans l’offrande de tout son être jusqu’au don total de sa vie, ce sacrifice qui représente d’ailleurs un véritable Sacerdoce, alors vous la rejetez impitoyablement dans une attitude profondément chauvine.

Devant un tel mépris, nous sommes en droit de nous demander si Feue l’Église mâle (comme était titré un article du journal Le Soleil sur la promotion du sacerdoce des femmes, un parmi tant d’autres...) est réellement morte!

Ne savez-vous pas que Marie-Paule entraîne à sa suite des milliers de femmes qui comprennent toujours mieux, grâce à ses écrits et surtout par son exemple d’oblation, combien est grande et noble la mission de la femme dans l’Église et dans le monde. Le Concile ne nous disait-il pas: «L’heure vient, l’heure est venue où la vocation de la femme s’accomplit en plénitude, l’heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteint jusqu’ici. C’est pourquoi, en ce moment où l’humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l’esprit de l’Évangile peuvent tant pour aider l’humanité à ne pas déchoir.» Dieu, par les Oeuvres qu’Il suscite et grâce à son instrument fidèle, forme des femmes «dans l’esprit de l’Évangile» pour le relèvement de notre monde malade.

Moi qui suis femme, ex-militante féministe, j’ai compris que le véritable bonheur ne se trouve pas dans l’exaltation du moi et le désir de copier l’autre. Il faut avoir le courage d’être soi-même. Je me demande si c’est vraiment par ignorance que vous agissez ainsi? C’est pourquoi j’ose vous faire un appel: s’il s’en trouve parmi vous à être de bonne volonté, venez incognito goûter la liturgie authentique à Spiri-Maria; lisez Vie d’Amour, Le Royaume; rencontrez Marie-Paule; écoutez votre conscience et rompez avec la collégialité épiscopale.

Le monde a besoin de Vérité; il a soif d’Absolu; il est en mal d’Amour vrai; il a besoin de Pasteurs selon le coeur de Dieu. Prenez la peine de découvrir ce que le Ciel offre au monde «en ce temps qui est notre temps».

Bien à vous,

Soeur Roxanne Rodrigue, o.ff.m.


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