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Longueuil, 27 septembre 2001

Lettre à M. Jean-Claude Leclerc
Journal «Le Devoir»
Montréal

Cher monsieur,

Le mot que vous avez signé dans le «Devoir» du 4 septembre dernier m’est apparu comme venant de quelqu’un qui a trouvé son information en pigeant ici et là, sans grand souci de recherche.

Une meilleure connaissance de l’Armée de Marie serait nécessaire pour le plus grand intérêt de vos lecteurs. Un journaliste tel que vous, et professeur de surcroît, ne devrait-il pas, par respect pour ceux qui le lisent, fournir une documentation mieux éclairée?

En creusant un peu plus, peut-être serez-vous intrigué et désireux de savoir quelle peur panique habite plusieurs membres de l’épiscopat canadien!

Je remarque que vous avez tiré quelques lignes des écrits et réflexions de Jean-Marcel Gaudreault dans notre journal «Le Royaume». La pensée de ce psychologue inspiré pourrait vous être précieuse et profitable.

Pourriez-vous dire aux fidèles lecteurs du «Devoir» que l’Armée de Marie recommande la réforme intérieure préconisée par le pape Paul VI, la fréquentation des sacrements, surtout ceux de l’Eucharistie et de la Pénitence, l’observance amoureuse des commandements de Dieu, le devoir d’état bien accompli, la vraie dévotion à Marie selon l’esprit de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, l’union d’esprit et de cœur avec notre Saint-Père le Pape, par la connaissance des encycliques et des exhortations apostoliques. En un mot, l’Armée de Marie, c’est la religion catholique intensément vécue.

Notre affection et notre attachement au Saint-Père dérangent beaucoup. Hélas! le Pape est bien seul!

Je ne continuerai pas sur cette lancée; cependant, je vous recommande de «relire» la réponse que vous a adressée Mme Sylvie Payeur-Raynauld, avec une certaine ouverture de «cœur». Je crois qu’on peut demander cela, même à un journaliste.

Ici, j’oserai formuler un souhait: que votre réflexion, suite à la lecture de cette lettre, vous donne le goût de vous aventurer plus à fond vers la découverte de cette Oeuvre providentielle, donnée à l’Église pour notre temps, mais que l’épiscopat canadien, sauf exception, refuse de reconnaître comme authentiquement surnaturelle!

Espérant un accueil favorable de votre part, je demeure Vôtre. Pour ceux qui cherchent la lumière,

Édith Beaumont
Longueuil


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