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Lettre ouverte à Mme Teresa Egan, Editor, Challenge

Réponse au Secrétaire général associé de la CECC

Chère Mme Egan,

Challenge publiait en mars dernier une lettre de M. Bede Martin Hubbard, Secrétaire général associé de la CECC, qui répondait à celle que je vous avais adressée suite aux propos tenus dans votre magazine concernant la Note doctrinale de la CECC sur l’Armée de Marie.

Selon M. Hubbard, la Note doctrinale a suivi les «procédures canoniques prescrites» par Apostolos Suos. Ce document indique que si les déclarations doctrinales d’une Conférence épiscopale ne sont pas «approuvées à l’unanimité», avant d’être publiées elles doivent avoir reçu la «recognitio» du Saint-Siège, ce qu’a dû demander la CECC car certains Évêques canadiens n’avaient pas approuvé la Note doctrinale (non signée) sur l’Armée de Marie.

M. Hubbard cite le n. 2037 du Catéchisme de l’Église catholique: «[Les fidèles] ont le devoir d’observer les constitutions et les décrets portés par l’autorité légitime de l’Église Or, les normes canoniques stipulent: «Avant de porter un décret particulier, l’autorité doit rechercher les informations et les preuves nécessaires et, autant que possible, entendre ceux dont les droits pourraient être lésés» (can. 50). M. Hubbard reconnaît que la CECC a consulté la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et que, pour ce qui est de l’Armée de Marie, on s’en est tenu à ses écrits... ce qui ne satisfait aucunement les exigences du Droit canon.

Enfin, M. Hubbard déclare que la Note doctrinale est un «acte du magistère authentique». Mais Apostolos Suos déclare qu’il n’y a pas de magistère authentique des Évêques non en communion avec le Pape, et c’est malheureusement ce manque de communion qu’il nous est souvent permis de constater au Canada: tout dernièrement, l’Assemblée des Évêques du Québec affichait une ouverture condamnée par le Pape Jean-Paul II face à l’union civile des homosexuels. Et contrairement à ce que le Vatican demande, plusieurs diocèses canadiens continuent à favoriser les célébrations communautaires du pardon.

J’ai affirmé que la Note doctrinale donne sur l’Armée de Marie des informations fausses et biaisées. Je n’en donnerai ici qu’une preuve: la note 9 de la Note doctrinale indique: «Pour lire un résumé du credo de l’Armée de Marie, voir “Le Royaume”, n. 143, 1er juillet 2000, p. 8.» Or, cette note 9 réfère à un article de Marc Bosquart, un membre de l’Armée de Marie qui dit présenter sa «profession de foi personnelle» qui «ne s’oppose en rien au Credo de l’Église», et qu’il dit vouloir maintenir tant que l’Église ne lui aura pas prouvé qu’il se trompe. - Peut-on honnêtement attribuer à l’Armée de Marie cette profession de foi?

De nombreux signes attestent l’authenticité de la mission de Marie-Paule, Fondatrice de l’Armée de Marie. Le site Internet de cette Oeuvre (www.communaute-dame.qc.ca) livre des témoignages de grâces obtenues par l’entremise de Marie-Paule (guérisons, etc.).

Bien à vous,

Sylvie Payeur-Raynauld

Le 19 mars 2002


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