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Réponse aux propos de Paul Thigpen
concernant l’Armée de Marie, dans son livre
The Rapture Trap

Dans son livre The Rapture Trap (Le piège de l’extase), M. Paul Thigpen, Ph. D., voulant donner un exemple de fausses révélations privées qui doivent être dénoncées par les Évêques, cite le cas de l’Armée de Marie:

«Quand on a affaire, cependant, à un corps de doctrine plus complexe basé sur des prétentions de révélation privée – enseignement qui peut inclure des croyances catholiques traditionnelles mélangées à l’erreur –, l’implication des évêques locaux devient encore plus urgente pour notre discernement. Dans un cas récent, par exemple, les évêques du Canada ont dû agir de façon décisive pour exposer de fausses prétentions d’un mouvement basé au Québec et qui se présente comme “l’Armée de Marie”.»

L’histoire de l’Église nous montre que, malheureusement, en bien des cas, les Évêques et autres Autorités religieuses n’ont pas su discerner correctement le vrai du faux dans les révélations privées. Les révélations privées données par le Seigneur à Soeur Faustine, par exemple, ont été combattues par le Saint-Office (ancien nom de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi) qui, en 1958, a interdit par décret la propagation du culte à la Miséricorde divine, dévotion promue par Soeur Faustine; la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a levé en 1978 les interdictions concernant la propagation du culte à la Miséricorde divine. En l’an 2000, le Pape Jean-Paul II a canonisé Soeur Faustine (qu’il avait béatifiée plusieurs années auparavant) et institué pour l’Église universelle la fête de la Miséricorde divine qui est célébrée, conformément aux demandes du Seigneur à Soeur Faustine, le premier dimanche après Pâques.

On ne peut pas affirmer que le jugement des Autorités religieuses sur un mouvement ou sur des révélations privées relève toujours d’un discernement sûr et est automatiquement digne de foi. On sait par contre que le Christ a promis l’humiliation et la persécution à Ses authentiques serviteurs et servantes: «Le serviteur n’est pas au-dessus du Maître... Ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.» Et, toujours selon les paroles du Christ, «on reconnaît un arbre à ses fruits»: il semble donc que, pour faire un véritable discernement, il faut examiner les fruits d’une Oeuvre ou d’un(e) mystique.

Comme M. Paul Thigpen base son analyse de l’Armée de Marie sur la Note doctrinale émise par la Conférence des évêques catholiques du Canada, on y retrouvera donc les mêmes erreurs, la Note doctrinale ayant présenté de façon très biaisée cette Oeuvre et sa Fondatrice, de même que la «doctrine» véhiculée dans l’Armée de Marie. Les centaines de lettres de membres de l’Armée de Marie qui ont réagi à la Note doctrinale, et qui sont publiées sur le site Internet de cette Oeuvre (www.communaute-dame.qc.ca), rendent un son de cloche autre que celui répercuté par la Note doctrinale et permettent d’apprécier «les fruits abondants et savoureux» produits par cette Oeuvre et par sa Fondatrice.

18 février 2002

Sylvie Payeur-Raynauld


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