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Agence Zénit, Rome - En réponse à votre article ZF01082702 sur l’Armée de Marie

Nous, membres de l’Armée de Marie, sommes déçus du comportement des Évêques du Canada qui presqu’à l’unanimité ont approuvé la "Note doctrinale sur l’Armée de Marie" rendue publique le 15 août dernier avec l’approbation de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Nous regrettons que:

1. Avant de publier cette Note doctrinale, contrairement au Droit de l’Église, les Évêques n’ont jamais rencontré les Dirigeants de l’Armée de Marie pour leur permettre de se faire entendre.

2. Conséquence de ce manque de dialogue, la Note doctrinale présente des déclarations non conformes à la vérité, si bien que le public reçoit une information erronée pouvant l’amener à mal juger l’Armée de Marie et sa Fondatrice, Marie-Paule. Par exemple:

a) Dans la présentation de la Note doctrinale, on pouvait lire cette phrase qui a été reprise par plusieurs médias d’information (incluant l’agence Zénit, à Rome): «Une certaine confusion autour de ce mouvement existe depuis que M. le cardinal Louis-Albert Vachon, alors archevêque de Québec, a révoqué le décret érigé par un de ses prédécesseurs reconnaissant l’Armée de Marie comme association catholique.»

Lorsqu’en 1987 le Cardinal Vachon a révoqué le statut d’association pieuse accordé à l’Armée de Marie par son prédécesseur, l’Armée de Marie demeurait une association privée de fidèles catholiques, genre d’association reconnue par le Code de Droit canonique. Quand le Tribunal suprême de la Signature apostolique, à Rome, s’est penché sur le cas de l’Armée de Marie (1988-1991), il lui a reconnu ce statut ecclésial. Il est donc totalement faux de dire qu’à partir de 1987 l’Armée de Marie n’était plus une association catholique.

Comme le présentateur de la Note doctrinale, nous reconnaissons qu’il y a beaucoup de confusion autour de l’Armée de Marie car plusieurs déclarations totalement erronées sont faites à son sujet, ce qui a été souvent démontré dans des articles du journal de l’Oeuvre, Le Royaume, pour essayer de rétablir la vérité.

b) On associe à tort la doctrine enseignée dans l’Armée de Marie – et qui reprend l’enseignement le plus pur de l’Église catholique romaine – avec les écrits de la fondatrice, spécialement Vie d’Amour (oeuvre d’une mystique recevant régulièrement des messages de Dieu et de Marie Immaculée) et avec les écrits d’un membre de l’Armée de Marie, Marc Bosquart. Les membres peuvent, s’ils le désirent, lire Vie d’Amour (récit dont d’éminents théologiens ont dit le plus grand bien et grâce auquel les conversions ne se comptent plus); quant à Marc Bosquart, il a présenté ses écrits comme des «hypothèses» n’engageant que lui-même, certainement pas les Oeuvres dont il fait partie.

Le 23 mai 2000, Mgr Maurice Couture déclarait: «Quand on regarde les principes fondamentaux de l’Armée de Marie, c’est très catholique: le culte du Saint-Père, le culte de l’Eucharistie et la dévotion mariale, il n’y a rien de plus catholique que ça.» Ce qui fait problème, selon Mgr Couture, c’est la personne de la Fondatrice qu’on accuse de se comporter comme si elle était une autre Marie... Les auteurs de la Note doctrinale n’ont malheureusement jamais rencontré Marie-Paule pour l’interroger; s’ils l’avaient fait, ils auraient constaté que cette personne d’une simplicité et d’une humilité exceptionnelles, ne se considère que comme un «instrument» de l’Immaculée. Ce sont les paroles de Dieu même qui affirment un lien très fort entre Marie et Marie-Paule. Mais il est inconcevable de condamner une mystique sans jamais lui avoir donné la possibilité d’expliquer ce qu’elle a vécu et vit toujours! Et peut-être même sans avoir lu tous ses écrits!

3. Au Québec, dans un grand nombre d’églises catholiques, l’enseignement authentique de l’Église catholique romaine n’est plus donné et est même combattu, alors qu’on se permet de modifier jusqu’à la liturgie. Un exemple parmi tant d’autres: en l’église Saint-Jean-de-Brébeuf, à Sherbrooke, pour la messe du dimanche on omet régulièrement le Gloria, une des deux lectures et même le Credo: au lieu de le réciter ensemble, le célébrant et les fidèles s’asseoient quelques minutes en silence.

4. Chez bon nombre de catholiques du Québec, incluant prêtres et même Évêques, le désir est grand de voir les femmes accéder au sacerdoce. Il y a quelques semaines, un prêtre (prélat domestique) déclarait lors de la messe en l’église Saint-Jean-Baptiste, à Sherbrooke: «Je rêve du jour où il y aura une femme ici pour célébrer à ma place.»

5. On commence à déclarer dans les médias que les membres de l’Armée de Marie ne peuvent plus se présenter dans les églises catholiques. Le 28 août, sur les ondes du poste de radio CKAC (Montréal), l’animateur Jean Lapierre interviewait par téléphone le Père Pierre Gérard, alors à Rome. Or celui-ci déclarait que cela faisait 30 ans que les membres de l’Armée de Marie étaient récalcitrants et n’écoutaient pas l’Église (ce qui est tout à fait faux), et que maintenant, comme ils ne sont plus catholiques, ils ne peuvent plus se présenter à l’église. Ce à quoi l’animateur a rétorqué que maintenant même les personnes divorcées et remariées se présentaient à l’église et recevaient la communion...

Conclusion: La vérité c’est que nous, membres de l’Armée de Marie, respectons l’enseignement de l’Église catholique romaine, que nous avons une profonde dévotion aux trois Blancheurs: l’Eucharistie, Marie et le Pape, que nous nous efforçons de vivre notre réforme intérieure tel que nous y a invité le Pape Paul VI, que nous nous sentons pleinement catholiques romains, et que nous déplorons le courant de modernisme et de rébellion contre le Saint-Père qui prévaut en tant de milieux au Québec. Et nous croyons que c’est notre fidélité à l’Église catholique romaine qui nous vaut une telle condamnation de l’Église du Canada, jugée très progressiste en plusieurs pays à travers le monde.

29 août 2001

Sylvie Payeur-Raynauld


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