liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Monsieur le Directeur
L’HOMME NOUVEAU
12 rue Rosenwald
75015 PARIS

Achères, le 15 novembre 2001

Monsieur le Directeur,

Je fais suite à votre Courrier des lecteurs: «À propos de l’Armée de Marie», du 21 octobre 2001, évoquant ma réponse à votre «information brève» du 16 septembre dernier.

Comment pouvez-vous écrire: «C’est bien volontiers que nous publions ce courrier (…)», puisque, loin d’en publier l’intégralité, vous n’en reproduisez que mes qualités à intervenir, vous contentant de rectifier... l’orthographe du nom de Marie-Paule Giguère?

Et vous ajoutez: «Pour le reste, nous maintenons notre information.» Par conséquent, vous maintenez que l’Armée de Marie a été fondée «en 1954», ce que – à ma connaissance – vous êtes bien les seuls à soutenir, le fait que ce mouvement ait été fondé en 1971 étant notoirement incontestable et – jusqu’à vous – incontesté.

Pour le surplus, alors que vous écrivez: «Il ne s’agit pas de prendre parti pour ou contre (…)», vous indiquez à vos lecteurs le site Internet de la Conférence des évêques catholiques du Canada, où est disponible sa note doctrinale, mais pas les sites Internet que je vous communiquais, où vos lecteurs auraient pu trouver les rectifications indispensables.

Je dis bien «rectifications», car – je le maintiens – Marie-Paule ne s’est jamais présentée comme autre chose que «le zéro» ou «la servante», et si – sur ordre exprès de ses directeurs de conscience, certains théologiens de renom, un autre secrétaire privé du Saint-Père et devenu évêque – elle a obéi aux ordres d’En-Haut et laissé publier les «hypothèses» d’un membre de l’Armée de Marie, cette dernière n’a jamais enseigné ni voulu «faire croire à ses membres» (plusieurs n’y croient pas!) quoi que ce fût qui ajouterait «à l’essence même de la foi».

D’ailleurs, en quoi le fait de ne pas (ou plus) être une «association catholique» reconnue officiellement comme telle par l’épiscopat peut-il constituer un «danger» ou une «menace continue de division» pour «l’intégrité et l’unité de la foi catholique» au Canada ou ailleurs?

L’Homme Nouveau, par exemple, a-t-il été reconnu comme «association pieuse» ou «association catholique» par l’épiscopat? Pas que je sache. Pour autant, diriez-vous ou laisseriez-vous dire, fût-ce par l’épiscopat, que votre bimensuel constitue un «danger» ou une «menace continue de division» pour «l’intégrité et l’unité de la foi catholique»? Poser la question, c’est y répondre.

En fait, tout se passe comme si vous considériez qu’une note doctrinale émanant d’une Conférence épiscopale est de soi infaillible et exempte d’erreur ou de malignité. À ce compte, si L’Homme Nouveau avait existé au XVe siècle, comment aurait-il rendu compte du procès de Jeanne d’Arc? Plus loin dans le temps, quel «parti» aurait-il pris entre saint Athanase et l’ensemble de l’épiscopat rallié à l’arianisme? Sans parler de tous les saints et/ou fondateurs d’ordres qui ont dû subir les foudres de l’épiscopat de leur époque, y compris, par exemple, saint Louis-Marie Grignion de Montfort...

Je travaille dans un cabinet d’avocats où la déontologie professionnelle est scrupuleusement respectée. Je compte sur votre déontologie journalistique pour indiquer à vos lecteurs l’accès aux sources d’information qui leur permettront de rectifier les erreurs qui ont été commises et de se former, en personnes responsables, un jugement éclairé. Encore faut-il que la lumière ne soit pas mise sous le boisseau...

Je me permets de vous encourager vous-même à consulter les sites Internet suivants:

- http://www.communaute-dame.qc.ca

- www.communaute-dame.qc,ca/actualite/AC_actualites.htm

ne serait-ce que pour répondre à votre légitime curiosité professionnelle...

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’assurance de mes sentiments fraternels en les Saints Cœurs de Jésus et Marie.

Dominique POULAIN

c.c. à qui de droit


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut