liste des lettreslettre précédentelettre suivante

Le 26 septembre 2001

Monseigneur Paul-André Durocher
Sault-Sainte-Marie

Monseigneur,

On nous a adressé une copie de votre publication diocésaine Chez Nous (vol. 27, no. 6) dans laquelle vous consacrez un article à l’Armée de Marie.

Quelle tristesse de lire de tels propos de la part d’un Évêque! Vous donnez l’adresse internet du Centre sur les nouvelles religions et celle de la Conférence des Évêques du Canada; mais vous êtes-vous renseigné auprès des personnes pénalisées par la Note doctrinale de la CECC? Une visite au site internet de l’Armée de Marie (www.communaute-dame.qc.ca) permet aux gens de voir l’autre côté de la médaille: la réponse de l’Armée de Marie niant les fausses accusations contenues dans la Note doctrinale (constamment les faits ont été falsifiés pour nuire à l’Armée de Marie, ce qu’on peut aisément démontrer), et les réponses de centaines de membres scandalisés par le contenu de cette Note.

La réalité, c’est que l’Armée de Marie, comme le reconnaissait Mgr Maurice Couture, Archevêque de Québec, «c’est très catholique»... Mgr Couture avait comme seule réticence la personne de la Fondatrice, à laquelle il refusait de reconnaître une mission particulière. Et s’il s’était trompé? Et s’il avait entraîné dans l’erreur les autres Évêques canadiens?

Le simple sens commun requiert, avant de condamner une personne, d’examiner les fruits qu’elle a produits, ses écrits, la nature de son message, ses charismes; d’interroger les personnes qui l’ont côtoyée de près. Le Droit de l’Église reconnaît lui aussi qu’on ne peut condamner une personne sans lui avoir donné la possibilité de se faire entendre. Pourtant, rien de tout cela ne fut fait pour la Fondatrice de l’Armée de Marie, Marie-Paule. N’est-ce pas étrange?

Contrairement à ce que vous écrivez dans votre article, si l’Armée de Marie est allée en appel contre le décret du Cardinal Vachon révoquant son statut d’association pieuse, c’est à la demande d’Autorités du Vatican et non parce qu’elle n’acceptait pas cette décision. L’Armée de Marie a toujours voulu obéir aux Autorités religieuses pour qui Marie-Paule éprouve un profond respect, demandant ce même respect aux membres.

Le Pape Jean-Paul II parcourt le monde pour instaurer une «culture du dialogue». Cela ne semble malheureusement pas une préoccupation pour les Évêques du Canada, qui ont sans cesse refusé non seulement le dialogue, mais aussi simplement de rencontrer une personne responsable d’une Oeuvre si importante dans l’Église... Ils ont préféré accueillir en leurs rangs une certaine demoiselle Odette Beaudoin qui les a abreuvés d’informations malveillantes à l’endroit de Marie-Paule, de documents falsifiant les écrits de la Fondatrice de l’Armée de Marie et qu’elle s’est vantée d’avoir portés à Rome, au plus haut niveau de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi où, selon ses dires, elle avait aussi ses entrées.

Que voilà, pour l’Église, une drôle de façon d’enquêter! Ne pas accorder ne serait-ce qu’une petite entrevue à la Fondatrice de l’Armée de Marie, mais accueillir à bras ouverts ses détracteurs... Un tribunal civil réprouverait pareils procédés et annulerait toute décision qui en découlerait. Quel scandale dans une Église qui en porte déjà tant...

Monseigneur, avant d’entériner aveuglément les décisions prises par vos confrères à l’encontre de l’Armée de Marie, avez-vous examiné un tant soit peu ce dossier qui affecte des dizaines de milliers de fervents catholiques à travers le monde?

Sylvie Payeur-Raynauld

c.c. à qui de droit


© 2001 - Tous droits réservés : ÉDITIONS CO. DAME, Québec, Canada

Haut