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OUVERTURE DE L’ÈRE NOUVELLE

Quelques jours avant la fondation de l’Armée de Marie, le Seigneur avait donné cette précision à Marie-Paule: «SACHE BIEN QUE C’EST LE 28 AOÛT QUE S’OUVRIRA PUBLIQUEMENT L’ÈRE MARIALE.» (Vie d’Amour VIII, chap. 14, p. 58)

Habituée à recevoir sans scruter ni chercher à comprendre le sens des paroles divines, Marie-Paule prépare le programme de cette journée de prières selon les indications reçues. Ce n’est que tard dans la soirée du 28 août 1971 qu’elle «apprend» que ce jour-là marquait la fondation de l’Armée de MarieMême si elle avait fait des hypothèses sur le sens des paroles du Seigneur, jamais elle n’aurait pu soupçonner que cette ère mariale allait s’ouvrir par l’action publique de l’Armée de Marie. Notre perception humaine ne peut jamais imaginer la façon dont Dieu réalise ses paroles. C’est après les événements que l’on peut constater avec émerveillement l’accomplissement des prédictions divines, mais presque toujours de la façon dont on s’y attend le moins. C’est donc une grande sagesse de savoir accueillir dans son coeur les indications du Ciel et d’attendre dans la paix et la sérénité l’heure et les circonstances de leurs réalisations.

L’ÈRE VICTORIEUSE

Trente ans ont passé. Voici que entrons cette fois dans une ère nouvelle. Nous savons que nous allons vers la fin du combat qui se couronnera par la victoire, mais nous ne pouvons pas prévoir le déroulement des événements qui marqueront cette ère nouvelle.

Dans le septième volume de Vie d’Amour, au chapitre 41, Marie-Paule souligne le fait suivant noté le 30 décembre 1970.

«Chaque matin, quand je me rends à l’église, me revient le souvenir du magnifique soleil à l’horizon (depuis environ une semaine, avec l’oeil de l’âme, Marie-Paule voyait poindre le soleil à l’horizon). J’en ressens une joie comblante car je «sais» que nous marchons vers la victoire.

Dans ma joie, je «vois» mon âme comme un réservoir en effervescence qui déborde sans arrêt; et cette joie si pure, et cet amour si profond coulent sur le monde.

Mon espérance jaillit et monte vers l’Éternel alors que je «vois» ce seul mot: «VICTOIRE», écrit partout dans le Ciel et sur la terre. Ce sont des lignes sans fin, écrites en lettres ROUGES dans le Ciel et noires sur la terre. Je marche sur les lettres noires. (...)

«VICTOIRE» en lettres rouges indique le triomphe, il est vrai, mais le sang coulera. La victoire attendue par Satan est vaine; c’est pourquoi je marche sur les lettres noires écrites sur le sol.» (...)

Ce n’est qu’à la fin du pontificat «DE LABORE SOLIS» que le mot VICTOIRE s’écrira en lettres d’or.» (Fin de la citation)

Nous entrons dans l’ère nouvelle, l’ère victorieuse... Il y aura luttes, oui, mais il y aura VICTOIRE. C’est le Ciel qui dirige tout et le Seigneur est plus que jamais à l’Oeuvre pour transmettre ses Volontés à sa Servante qui les exécute dans la foi pure et l’héroïsme que les ordres exigent parfois.

Cette lutte contre l’Armée de Marie et sa Fondatrice qui atteint son sommet en ce moment a été annoncée à Marie-Paule dès l’année 1958. Elle nous a préparés sans arrêt à tout ce que nous vivons bien ce ne fut jamais le sujet de notre enseignement. Nous avons toujours respecté l’enseignement de l’Église.

Ayant été témoins de l’action de Dieu dans cette Oeuvre, nous n’avons pas le droit aujourd’hui de garder le silence devant tant de fausses accusations. Notre devoir est de faire la lumière pour faire disparaître les ténèbres de la calomnies lancées contre l’Oeuvre et la Fondatrice.

Tous nous sommes témoins des lumières que Marie-Paule reçoit concernant l’Église, la politique, la famille et même dans le domaine des affaires. Des événements concrets confirment tant de points qu’elle avait annoncés. Comment alors pouvons-nous douter de ces lumières?

Au moment où l’Église nous frappe par ses Évêques et par ses prêtres, Dieu dévoile la grandeur, la sublimité de son Oeuvre d’Amour par les trois conférences de Marc Bosquart.

Maintenant, les ordres divins que reçoit Marie-Paule nous sont transmis dans Le Royaume. Comme elle l’a fait depuis trente ans, nous devrons nous habituer à recevoir comme elle l’information sans chercher à comprendre. Les vaines curiosités déplaisent au Seigneur, nous entraînent dans l’erreur et jette le trouble chez les membres. Par contre, tout se réalisera exactement comme le Seigneur l’a prévu dans son infinie Sagesse. Quand ce sera l’heure des événements, les personnes concernées seront en place.

Tant d’exemples à ce sujet émaillent les pages de Vie d’Amour que nous devrions relire. Ce sera d’ailleurs le sujet de nos entretiens pendant cette heure et, exceptionnellement, des exemples concrets vous seront donnés, car, depuis trente ans, nous sommes témoins de l’action de Dieu à travers sa Servante dans cette Oeuvre mariale et des preuves nous sont données constamment.

De nombreuses personnes relisent Vie d’Amour depuis quelque temps et nous soulignent la réalisation actuelle de faits prédits il y a 5-10 et même 20 ans.

Un événement tout à fait récent confirme d’une manière bouleversante cette parole prophétique que Marie-Paule a prononcée au sous-sol de l’église Notre-Dame du Rosaire à Montréal, il y a plus de 20 ans, lors d’une journée de prières. Cette parole dormait dans la mémoire des personnes, mais l’événement brutal l’a soudainement réveillée. Plusieurs parmi vous se rappellent peut-être encore cette parole prophétique: «J’AI VU LA VILLE DE NEW YORK ASSOMBRIE PAR UN IMMENSE ÉCRAN DE FUMÉE. C’ÉTAIT COMME UNE BRUME ÉPAISSE QUI COUVRAIT LES HAUTS ET GROS ÉDIFICES DE CETTE VILLE SI IMPORTANTE DU MONDE...»

Peut-on trouver un exemple plus saisissant d’authenticité. Cet horrible événement ne peut que confirmer notre confiance en notre Fondatrice et nous donner l’assurance que Dieu et Marie dirigent leur Armée vers la victoire malgré la violence des attaques.

D’autres exemples concrets vont prouver une fois de plus l’authentique vie mystique de Marie-Paule qui m’annonçait certaines choses qu’elle voyait à distance concernant ma famille et que celle-ci avait confirmés par la suite.

Et voici un fait que Marie-Paule décrit dans Vie d’Amour au volume VII, chapitre 91: «Soudain, dit-elle, je vois là-bas, à Cavizzana, en Italie, la seconde lettre de son fils, lui donnant de nouveaux détails sur l’Oeuvre mariale et spécialement en ce qui le concerne. Ici, il est 11h15 du matin, donc 5h15 de l’après-midi, en Italie.

«Je la vois très bien, dit-elle, dans sa robe foncée, agrémentée de petits motifs blancs; un tablier de teinte pâle la couvre, elle est assise près d’une porte dans une pièce rectangulaire, ses pieds ne touchent pas le sol et elle regarde loin, très loin, émue et bouleversée par les choses que son fils lui raconte.

Et je vois aussi la disposition des meubles et la pénombre qui envahit la pièce. La maman, les larmes aux yeux, tient dans ses mains les deux lettres qu’elle a lues et relues au cours de la journée, mais, depuis un bon moment, elle est emportée dans sa pensée et tente de s’imaginer son fils Vittorio, quelque part au Canada, en action pour la Cause de Dieu. Elle ignore alors que le Seigneur lui prépare la plus belle joie de sa vie: celle de venir voir son fils à Québec.»

À ce moment-là, Marie-Paule dessine, sur une feuille de papier, la cuisine de chez nous, avec la disposition des meubles, et moi, je demande à maman, par lettre, si tout cela correspondait à ce qui s’est passé chez elle, le 11 janvier 1971. Et je lui fais parvenir le croquis que Marie-Paule venait de me dessiner. Quelques jours plus tard, maman m’écrit de nouveau et elle confirme tout ce que Marie-Paule avait vu avec l’oeil de l’oeil de l’âme.

En effet, c’était bel et bien le 11 janvier qu’elle a reçu la seconde lettre et elle confirme qu’elle était précisément dans la cuisine, ce jour-là et à cette heure-là. Puis quand elle est venue à Québec, quelques mois plus tard, elle nous apporte de nouvelles confirmations: «En effet, dit-elle, j’étais assise derrière la porte afin de me cacher, car les larmes d’émotion coulaient abondamment.»

Tels étaient aussi la robe et le tablier qu’elle portait. Enfin, maman était assise sur une chaise, et ses pieds ne touchaient pas le sol, à cause de sa stature toute petite, ne mesurant que cinq pieds.

Et c’est uniquement au moment de sa visite à Québec que ce dernier détail fut élucidé, En effet, au moment où Marie-Paule lui pose la question afin de savoir pourquoi ses pieds ne touchaient pas le sol, elle peut voir que les pieds de maman ne touchent pas le sol, parce qu’elle a des jambes trop courtes; chose que moi-même je n’avais jamais remarqué auparavant.

Cette vision de Marie-Paule et sa réalisation m’ont grandement aidé à ne pas douter de l’Oeuvre de Dieu ni de sa fondatrice. C’est pourquoi je rends grâce à Dieu de sa grande délicatesse qui m’a permis de croire dans son Oeuvre, pour laquelle je suis prêt à donner ma vie, si nécessaire.

Chers Chevaliers de Marie, en conscience aujourd’hui, je préfère être condamné par des hommes, fussent-ils des hommes d’Église, plutôt que de laisser tomber cette Oeuvre divine et mariale qu’est l’Armée de Marie.

Et j’aime mieux souffrir et même mourir s’il le faut, pour cette Oeuvre de Dieu, plutôt que de la trahir. C’est pourquoi je demande votre prière et votre soutien fraternel, afin que je ne recule pas devant la Croix, mais que j’aie le courage d’aller jusqu’au bout, en suivant l’exemple de notre fondatrice, Mère Paul-Marie.

Ô Croix dressée sur le monde, ô Croix de Jésus-Christ!

Père Victor Rizzi


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