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Témoignage d’un des Dirigeants de l’Armée de Marie

Assez, c’est assez!

Saint-Augustin-de-Desmaures, le 30 août 2001

Messieurs les Évêques catholiques du Canada,

Oui, il y a 14 ans, soit le 14 mai 1987, le Cardinal Louis-Albert Vachon s’est empressé de démolir ce que son prédécesseur, le très regretté Cardinal Maurice Roy, avait érigé, après mûres réflexions et quelques rencontres avec les dirigeants de l’Armée de Marie. En effet, le Cardinal Roy avait cru bon de donner à l’Armée de Marie le statut de mouvement religieux catholique pour qu’elle puisse aider et secourir davantage les âmes en détresse qui ne savaient pas, déjà en ce temps-là, à qui s’adresser pour être secourues et recevoir des enseignements dans le véritable esprit de l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Dans votre Notre doctrinale, vous affirmez que «jusqu’à présent les dirigeants de l’Armée de Marie n’ont pas tenu compte des nombreuses interventions de l’Archevêque de Québec et ont continué leurs activités». Messieurs les Évêques, cela est faux, totalement faux. Je suis dans l’Armée de Marie depuis 1973. J’ai donc pu suivre, et de près, le cheminement de cette Oeuvre. Moi-même, Jean-Paul Bélanger, autrefois de Rimouski, j’ai adressé une lettre à Monseigneur Vachon et, plus tard, à Monseigneur Couture, afin de solliciter une rencontre pour discuter avec eux de l’Armée de Marie, etc. Je n’ai même pas reçu de leur part un accusé de réception en réponse à ma demande. D’autres personnes mandatées à faire les mêmes démarches n’ont pas été plus chanceuses que moi: elles non plus n’ont pas reçu d’accusé de réception. Pourtant n’aurait-il pas été convenable que, par politesse, ces Autorités religieuses nous envoient un simple mot pour nous avertir qu’elles avaient reçu nos lettres? Donc, Messieurs, avant d’accuser, il aurait valu la peine de vérifier vos dossiers. Peut-être que vous n’auriez pas écrit une telle monstruosité...

Oui, l’Armée de Marie a maintenant la chapelle de Spiri-Maria. Ceci répondait à un besoin qui devenait de plus en plus urgent, car nous avions, dans le passé, fait des démarches pour avoir accès à nos églises que nos grands-parents, nos parents et nous-mêmes - car nous sommes dans la génération des 70 ans - avons payées et payons encore. Mais cela nous fut interdit. Nous nous réunissions dans de grandes salles où 1500 à 3000 personnes se retrouvaient pour une journée de prières et fraterniser sur l’heure du repas de midi. C’est sur un ordre du Seigneur qu’un Centre de retraites avec chapelle ont été construits. Nous sommes donc chez nous; libre à nous d’y prier et d’avoir des journées de prières ou des jours de silence et d’enseignement religieux pour les retraitants.

Je suis très convaincu de la valeur inestimable de cette oeuvre grandiose et sans pareille, et voici pourquoi: Marie-Paule Giguère en est la Fondatrice, elle qui, depuis sa tendre enfance, s’est offerte à Dieu et à Marie. Aujourd’hui, à 80 ans, Marie-Paule travaille toujours jour et nuit; il faut la voir aller: c’est incroyable. Malgré ses multiples occupations, elle demeure toujours disponible pour l’Armée de Marie et ses Oeuvres connexes.

Pour ceux qui ne le savent pas, Marie-Paule est, comme elle le dit toujours, l’Instrument de la Vierge Marie sur terre. Elle s’est considérée et se considère encore comme un zéro par lequel passent Dieu et l’Immaculée pour accomplir leur plan d’amour dans notre monde si malade et si pauvre au niveau de la foi. De plus, elle est une grande mystique et ça, je le crois du plus profond de mon coeur. J’ai été moi-même témoin de nombreuses grâces spéciales qui ont été accordées par le Ciel, par l’intervention de Marie-Paule. En voici un exemple concret.... qui me concerne personnellement.

De novembre 1973 à avril 1974, j’ai été terrassé par trois infarctus majeurs. Pendant ces 5 mois de douleurs atroces, j’ai été hospitalisé à l’hôpital Laval de Québec. Après toute une batterie d’examens, le responsable et le porte-parole de l’équipe des 9 spécialistes qui m’ont traité vint me rendre visite à ma chambre pour m’en donner le résultat: «M. Bélanger, vous êtes un patient idéal, mais, malheureusement, dans votre cas, il n’y a plus rien à faire...» Je lui ai demandé quelles étaient mes chances de m’en sortir. Il me répond immédiatement: «1% de chance de survie sur 5 ans.» Ce qui signifiait: «Retournez chez vous, préparez vos affaires, car ça ne sera pas long.» Après son départ, je me suis mis la tête dans mon oreiller et j’ai pleuré comme un enfant. À 40 ans, ce sont des paroles très difficiles à entendre et surtout... à accepter. Comme j’avais connu Marie-Paule chez ma belle-mère en 1972, et que j’étais un peu informé de sa mission, je me suis permis de téléphoner au Père Philippe Roy et lui ai demandé de prier pour moi et de bien vouloir avertir ma belle-mère qui était à Rimouski. Le Père Philippe accepta bien volontiers ma demande et me dit qu’une autre personne également prierait pour moi.

Le 29 avril dans l’après-midi, j’ai reçu la visite de Marie-Paule à l’hôpital où j’étais depuis un certain temps. Comme j’étais heureux de cette visite inattendue! Je me préparais à lui tendre la main, mais elle, sans se préoccuper de mon geste, est venue à gauche de mon lit et a posé sa main sur mon coeur sans me dire ce que signifiait ce geste.

Par la suite, nous avons parlé un peu, puis elle est repartie. Vers l’heure du souper, je me rendais compte que ma dernière heure était proche. Et, à 8h40, j’ai senti une vive douleur au coeur. Je croyais que c’était la fin, mais il semblait que ce n’était pas encore dans les vues de Dieu: ayant accompli plusieurs mouvements, je me suis rendu compte que je n’étais pas encore mourant; je sentais comme un vide dans ma poitrine. Je pouvais respirer parfaitement, sans aucune douleur, chose que je n’avais pas pu faire depuis 5 mois. Peu à peu, je prenais conscience que j’étais guéri. Et, sans aucun doute, ma guérison était pour moi miraculeuse, car la science, dans mon cas, était impuissante à faire quoi que ce soit (récit complet relaté dans Vie d’Amour, vol. IX, pp. 111-117).

Messieurs les Évêques, c’est pourquoi je me suis consacré totalement et entièrement à l’Oeuvre de l’Immaculée pour seconder Marie-Paule, son Instrument ici-bas.

Chers amis, je crois en Marie-Paule, en sa mission et en ce qu’elle est réellement. Je ne crains pas de le proclamer haut et fort. Car si je suis vivant encore aujourd’hui, je le dois à Marie-Paule et à l’Armée de Marie qui m’ont donné l’opportunité de travailler davantage à ma sanctification personnelle. Nous sommes vraiment chanceux et privilégiés d’avoir à notre disposition tous les volumes de Vie d’Amour, que nous pouvons lire au besoin. Dommage que plusieurs ne s’en donnent pas la peine..., ils éviteraient certainement de lancer un peu partout des faussetés de toutes sortes.

Bien à vous,

Jean-Paul Bélanger
St-Augustin-de-Desmaures, QC


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