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«De quel esprit est cette Femme?»

Lors d’un pèlerinage de l’Armée de Marie en Grèce en 1991, les deux premiers jours, nous logions dans un hôtel d’Athènes. Assumant la responsabilité du reportage, il me fallait rédiger un rapport quotidien sur les activités religieuses s’y déroulant, pour une éventuelle publication dans le journal Le Royaume. Comme j’ai l’habitude de colliger beaucoup de notes et d’informations, je devais, le soir venu, mettre de l’ordre dans mes écrits et en élaguer certains éléments moins utiles afin d’y gagner en clarté.

Dans la nuit du 5 au 6 septembre 1991, dans cet hôtel d’Athènes, j’étais à résumer mes notes du jour, quand je découvre soudain que le réveille-matin marque déjà 1 heure de la nuit. Il avait été convenu par nos responsables que le réveil pour tous sonnerait à 6h. Épuisée, je choisis donc de me coucher sans avoir pu terminer la mise en ordre de mes notes, mais en ajustant mon réveil-matin pour 5h du matin, en pensant que si je me levais une heure avant les autres pèlerins, je pourrais ainsi terminer ce travail avant le petit-déjeuner. Ce qui fut fait. Quand le signal téléphonique retentit pour réveiller tous les pèlerins, à 6h, j’étais à finaliser les notes de mon rapport.

Vers 6 h 45, je me rendis à la salle à manger, et je pris place à une table pour le petit-déjeuner. Sitôt assise, une légère pression derrière mon épaule me fit me retourner. C’était Marie-Paule qui arrivait et qui s’empressa de me faire ce doux reproche sur un ton maternel:

«Je ne veux plus que tu coupes tes nuits de sommeil pour rédiger ton rapport. Il faut que tu penses à te reposer. Je veux que tu reviennes au Québec en forme et en bonne santé!»

Puis elle fila son chemin. J’étais estomaquée. Comment pouvait-elle savoir? Ma chambre était située au 2e étage et la sienne à plusieurs étages en haute altitude. De plus, j’occupais une chambre seule, sise entre l’ascenseur et l’escalier, et je n’avais encore parlé à personne en cette matinée. Personne donc n’avait pu savoir que j’avais «coupé ma nuit de sommeil pour rédiger ce rapport!»...

Même si j’avais lu Vie d’Amour, je venais de recevoir la confirmation personnelle que cette humble femme, cette bonne Maman, avait des dons hors de l’ordinaire, des dons «surnaturels» comme on dit en théologie.

Autre exemple: Il y a un an et demi, au soir du 27 juillet 2000, je reçois un appel de Marie-Paule, vers 19 h 30, me demandant si mon texte est prêt pour le journal Le Royaume. Sur ma réponse affirmative, elle ajoute aussitôt:

«C’est étrange, Jeannine, mais aujourd’hui, pendant que je travaillais à mon bureau, j’avais l’impression de t’entendre chanter, et cela pendant presque tout l’après-midi! J’ai eu vraiment l’impression d’entendre ta voix!»

Encore une fois, je fus renversée. Mon beau-frère, Bruno, était décédé depuis trois jours. Et c’est la chorale, dont je fais partie, qui avait été demandée pour assurer le chant à la messe des funérailles qui était célébrée dans l’après-midi même. Comme un exercice de chant était prévu à 13 h 15 et que la messe était fixée à 14h30, j’ai donc chanté presque sans interruption, en solo et avec la chorale, de 13h15 à 15h30, donc «presque tout l’après-midi». Personne n’avait été avisé, à la Direction de l’Armée de Marie, du décès de mon beau-frère. Comment Marie-Paule pouvait-elle savoir? Quand je lui racontai qu’effectivement j’avais chanté tout l’après-midi dans une église de ma région, elle ne parut nullement surprise. Seule, j’étais ébahie, encore une fois, de me voir confirmer que cette femme pouvait ainsi «voir» et «entendre» au-delà les distances. Bilocation? Dons surnaturels? Sans doute, mais elle n’aime pas en faire étalage.

Comment pourrais-je ne pas croire en la mission de cette humble femme? Notons que si elle a reçu manifestement ce don pour veiller maternellement sur ses enfants que nous sommes, le Ciel lui a aussi imparti ce même don pour déceler à distance les manigances de ses ennemis et éviter ainsi leurs pièges. Preuve en a été faite tant de fois! Il n’y a qu’à lire Vie d’Amour et ses Appendice pour s’en convaincre.

Oui, je crois fermement que cette grande Dame est remplie de L’ESPRIT DE MARIE et qu’elle a une mission bien spéciale pour le monde d’aujourd’hui. Quand j’étais petite, ma grand-mère maternelle me disait: «Un jour, Marie reviendra sur la terre pour écraser la tête de Satan.» Ma mère aussi me l’a répété. Comme j’avais hâte à ce jour! Oui, je crois, à la suite de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, que ce temps est maintenant arrivé et que Marie est revenue «sur la terre, quoique non pas de la même manière que la première fois», en la personne de Sa Servante (cf. Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge).

Et, concernant ce Mystère, Marie-Paule était un jour au Vatican en compagnie de hauts dignitaires ecclésiastiques. L’un d’eux, en observant longuement Marie-Paule, murmura à l’oreille de l’abbé Lionel Mélançon:

«Se peut-il que ce soit vrai?» Et l’abbé Mélançon répondit aussitôt: «Oui, c’est vrai!»

Lui, ce grand théologien au scepticisme avoué, qui ne tenait jamais rien pour acquis, avait pris le temps d’approfondir le Mystère de l’Oeuvre et de beaucoup prier, avant de se prononcer positivement sur Vie d’Amour et sur les ouvrages de Marc Bosquart.

Pour ma part, je fais mien ce «Credo» de l’abbé Mélançon émis devant une Autorité religieuse:

«Je crois tout ce que l’Église catholique croit et enseigne et je crois aussi tout ce qu’Elle croira et enseignera plus tard.»

Jeannine Thiffault-Blanchette


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