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TANTE ÉVA REVENUE À LA VIE

(Au cours du pèlerinage de l’Armée de Marie en Terre Sainte, le 30 septembre 1977, une grâce tout à fait particulière a été accordée à Mme Éva Giguère, tante de Marie-Paule, qui est revenue à la vie après avoir été déclarée morte par un médecin; voici la relation faite par Marie-Paule en Vie d’Amour, volume XV, chapitre 4, page 27:)

30 septembre 1977, six heures du matin. Maman vient m’apprendre que sa compagne de voyage, tante Éva, est malade et qu’elle ne nous accompagnera pas à l’église de Gethsémani. J’allais acquiescer quand j’«entends»: «Dis-lui de venir avec vous.»

Je transmets l’invitation à maman et je vais soigner tante Éva qui se sent un peu mieux par la suite.

Or, pendant la messe, à l’offertoire, on vient me chercher: «Une personne sest affaissée.»

Que d’autres déjà, depuis notre départ, ont eu de sérieux malaises: coeur, haute tension, douleurs hépatiques, rénales, stomacales, diarrhées, céphalées, etc. L’application des mains fait habituellement tout disparaître.

Donc, je me rends aussitôt auprès de cette personne qui agonise, assise sur une chaise. Un médecin de notre pèlerinage l’assiste. J’applique la main et je prends le pouls. Plus rien. Derniers spasmes de l’agonie et la tête tombe en avant. Les prothèses dentaires se détachent et tombent. Une personne les recueille.

«Elle s’en va», dis-je au médecin.

«C’est fini», dit-il, car il ne perçoit plus la pulsation aux carotides. Elle est morte.

«Qui est-elle?»

Personne ne le sait. Je lui relève la tête, mais ne la reconnais pas. Je continue les traitements avec les mains sur le coeur, la tête et le cou. Minutes si longues! Je regarde encore ce visage défiguré, sans vie. Peu après, je lis sur le sac de voyage le nom de la personne: Éva Giguère. Donc, c’est ma tante. Je ne l’avais pas reconnue tant son visage était altéré. Non, je ne voudrais pas que ce soit son cadavre qu’on ramène au pays. J’appuie davantage sur la tête et le coeur. Soudain, une respiration, un pouls très faible. Nous la transportons à l’extérieur. Elle s’anime; les nausées lui font faire des efforts pour vomir. Et voilà, elle ouvre les yeux et ne cesse de dire ces mots qui me surprennent:

«Que je suis heureuse, que je suis donc heureuse! Quel bonheur je ressens!»

Alors, je lui apprends qu’elle a été malade et qu’elle a même pris le chemin pour aller voir le bon Dieu. Elle ne semble pas me croire et elle répète encore:

«Mon Dieu, que je suis heureuse! Si c’est ça être malade, je veux l’être encore car je suis si heureuse!»

Je ne comprends vraiment pas ces sentiments de bonheur qui l’animent en une telle circonstance. Le médecin reste près d’elle tandis que je retourne à l’église de l’Agonie. C’est le moment de la communion. Après avoir reçu le «Jésus de l’Agonie», j’«entends»: «Heureusement que ta tante est venue avec vous; elle serait décédée dans sa chambre, sans aide, au même moment.»

Comme tout est sagesse avec Dieu. Or, on la ramène à l’hôtel, en taxi, avec une autre malade qui s’est évanouie après elle. Ces deux malades dormiront tout l’après-midi.

Le soir, le médecin, docteur Louis Duquette, témoigne devant tous les pèlerins:

«C’est le plus beau jour de ma vie. Jamais je n’ai vu une chose aussi extraordinaire.»

Il raconte le fait et confirme que cette malade avait bel et bien trépassé entre ses mains et nous dit sa surprise de l’avoir vue se ranimer.

Le lendemain, tante Éva voudrait suivre les pèlerins au Mont Thabor, mais je lui recommande la prudence en sacrifiant cette visite afin de pouvoir suivre les autres pendant le reste du pèlerinage. De fait, le surlendemain, elle étonnera tous ceux qui l’ont bel et bien vue mourante et... morte. C’est un fait parmi tant d’autres, au cours de ce pèlerinage.

(Guérison confirmée par trois médecins ayant assisté la malade en ce matin du 30 septembre 1977.)


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