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La bonté du Père passe par notre Mère

Il y a bientôt trois ans, lors d’une retraite que mon époux et moi avons faite à Spiri-Maria, nous avons eu la chance d’assister à la messe à la maison de la Dame, comme il nous est arrivé d’y assister à plusieurs reprises lors de retraites précédentes. Après la messe, Mère Paul-Marie nous a tous salués, chacun à notre tour. Lorsque ce fut rendu à mon époux et à moi, j’ai dit à Marie-Paule que nous allions bientôt être grands-parents.

Je suis encore surprise de le lui avoir dit, car je sais bien qu’il y a bien d’autres préoccupations plus importantes que le fait que nous devenions grands-parents et je n’ai pas l’habitude de mentionner des détails de ce genre. D’ailleurs, normalement, nous nous contentions de la remercier car, pour ma part, je ne sais pas où je serais si ce n’avait été de l’Armée de Marie: j’avais abandonné la pratique religieuse depuis plusieurs années, me demandant où je retrouverais les lieux de culte de mon enfance, et me sentant bien seule.

Marie-Paule, me tenant la main, me dit: «Ne t’inquiète pas, tout va bien aller pour le bébé.» Dans ma tête, j’avais le pluriel, alors je dis: «Nous allons être grands-parents deux fois» (notre fille et l’amie de notre fils étant enceintes toutes les deux. Elle me dit alors, comme si je n’avais pas bien compris: «Ne t’inquiète pas, tout ira bien pour les bébés.» Ayant quitté la maison de la Dame, surprise, je dis à mon mari: «Elle m’a dit que tout ira bien pour les bébés», et nous oublions aussitôt cette histoire, ne voyant pas le pourquoi et me disant que Marie-Paule a tout simplement voulu être gentille avec nous.

Nous reprenons notre petit train-train et notre fille nous appelle régulièrement afin de nous donner des nouvelles de sa grossesse et reprendre courage. Les mauvaises nouvelles ne lâchent pas concernant l’enfant qu’elle porte. Lors d’une échographie, on voit de l’eau au cerveau, mais rien de sérieux..., ça peut disparaître. Lors d’une autre échographie, c’est une malformation au coeur, mais le liquide rachidien semble disparu. Il est donc décidé que notre fille devra être vue par des spécialistes et on la transfère d’hôpital.

Équipé d’appareils sophistiqués, d’autres échographies sont passées. Le cordon ombilical est inversé et, dans ces conditions, les bébés sont la plupart du temps handicapés intellectuellement ou mal formés. Sans aucune inquiétude de notre part, même si nous ne nous rappelons pas des paroles de Marie-Paule, nous remontons le moral de notre fille, lui disant de ne pas s’inquiéter et de ne pas paniquer, car sur les échos ils ont vu et n’ont plus vu beaucoup de choses et tout devrait bien aller.

L’accouchement se déroule en présence de spécialistes et l’enfant est immédiatement enlevée à la mère afin d’être auscultée. Tout semble bien, on remet l’enfant à sa mère qui peut garder le bébé avec elle quelques heures afin qu’elle lui soit enlevée à nouveau pour 24 heures pour lui passer d’autres examens. L’enfant est revenue dans la chambre et des médecins et infirmières défilent... Un spécialiste de l’hôpital pour enfants voisin viens voir la petite et lève les bras au Ciel en disant: «Elle n’a rien, elle est parfaite.»

Ce n’est que quelques semaines plus tard, parlant à mon mari du fait que nous ne nous soyons jamais inquiétés malgré les mauvaises nouvelles qui déferlaient, que je me rappelle ce que Marie-Paule nous avait dit. Elle nous avait bien dit de ne pas nous inquiéter et c’est probablement pour cela que Caroline nous tenait au courant de tout, car notre calme la tranquillisait. Marie-Ève a maintenant un peu plus de deux ans, c’est une enfant jolie et intelligente qui a cherché à parler très jeune et a marché tard, mais qui est en très bonne santé.

Nous sommes maintenant grands-parents de quatre filles, toutes en forme, et nous espérons que les deux dernières seront bientôt baptisées comme leurs deux grandes soeurs qui l’ont été malgré le père de Marie-Ève qui est contre.

Merci, mon Dieu, de nous avoir préservés de beaucoup d’angoisse et de peur. Les parents ne sont pas riches, et je ne sais pas comment nous nous en serions tous sortis avec les suivis médicaux et les soins spécialisés. Merci à Marie- Paule d’être là, soumise à Dieu, même dans les plus petites choses et pour les choses insignifiantes que nous sommes.

Louise-Marie Charron et Jacques Morin, 31 janvier 2006

(À être utilisé en tant que témoignage, si possible!)