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«Celui qui voulait voir un miracle est devenu le miraculé...» (Suzanne Labrecque)

Bristol, 12 juin 2005

Chère Marie-Paule,

Enfin, j’ai pu mettre par écrit ce que je vous avais promis. La montée au Calvaire, je crois que nous l’avons marchée; la mort, on l’a vue et vécue dans nos âmes, et nous avons assisté à une «résurrection». Ce fut très pénible, mais, avec la force invincible que l’on dit dans la consécration, Dieu nous a donné le support voulu pour passer la tempête.

On a repris un peu nos idées, mais nous sommes encore un peu étourdis rien que d’y penser. Nous avons beaucoup à remercier pour ce «miracle» qui en a ébranlé plusieurs dans la famille et les alentours. Mon Dieu, merci encore.

Suzanne Labrecque

Jean-Louis Labrecque

Jean-Louis Labrecque

Suzanne Labrecque

Suzanne Labrecque

Voici un compte rendu de notre histoire

Je suis dans l’Armée de Marie depuis 1979. Je n’ai jamais été influencée par personne pour mon choix. J’avais demandé une faveur à Maman Marie avec promesse. Comme j’ai reçu ma faveur avec preuve mariale, eh bien! il ne me restait qu’à prendre les informations pour pouvoir joindre et suivre l’Oeuvre du mieux que je pourrais, selon mes possibilités.

La famille fut initiée au Mouvement, à l’exception de mon mari; lui, il suivait au niveau des célébrations de messes; le reste, disait-il, c’était exagéré, le Bon Dieu n’en demandait pas tant. J’avais fait de mon mieux pour lui faire comprendre, mais, avec les mauvaises rumeurs qu’il entendait partout, surtout au Canada, je me cognais toujours le nez sur le ciment, jusqu’au jour où je lui ai dit: «Un jour, tu comprendras.»

Il disait la consécration à Marie chaque jour avec la récitation du chapelet depuis quelques années. Il me répétait souvent: «Je veux voir un miracle sur la condition de Guy; ensuite, je croirai à cette histoire sur l’Armée de Marie.» Notre garçon Guy est depuis quatorze ans victime de la dystrophie musculaire. Depuis huit mois, il est résidant d’un centre hospitalier ici, à Bristol, sa condition étant devenue trop difficile pour des soins à domicile.

Le 17 mars, mon mari Jean-Louis, un plombier bien connu ici, dans notre ville de Bristol et les environs, était transporté en ambulance à l’hôpital, ayant de la difficulté à respirer. Il fut admis avec une diagnose de pneumonie, mais les tests de toutes sortes ne l’ont jamais prouvée. Il a eu son congé le 24 et fut réadmis le 26. Sa condition empirant, il était transféré aux soins intensifs le 31. Il était mourant et personne ne savait pourquoi.

Cette nuit-là, un appel téléphonique à 23 heures nous informait qu’il était maintenant branché sur un appareil respiratoire. Le lendemain matin, samedi 2 avril, le médecin convoqua la famille, car il fallait prendre une décision. Comme nous savions qu’il ne désirait pas ce «branchement», il fut décidé de le laisser mourir paisiblement avec la morphine. Tout ce qu’il nous restait à faire était de prier et faire nos adieux...

Les veilles prolongées auprès de Jean-Louis nous avaient tellement épuisés que nous songions à rentrer à la maison en attendant l’annonce de la nouvelle de son départ. Un peu avant de le quitter, nous avons eu la visite-surprise d’un prêtre connu de la famille qui nous est arrivé comme un Ange envoyé du ciel. À nouveau, mon mari a reçu le sacrement des malades et la famille s’est jointe pour les prières finales; ce fut un grand réconfort.

Entre 14h30 et 15h, mon mari fut débranché et il commença à recevoir de la morphine pour atténuer ses douleurs. Je me rendis à la salle d’attente et c’est là que j’entendis, à la télévision, l’annonce de la mort du Pape Jean-Paul II survenue à 21h37 (heure de Rome). Il était donc 14h37 (heure locale).

Le médecin nous ayant prévenus que Jean-Louis mourrait probablement peu après minuit, nous attendions, le lendemain matin, dimanche 3 avril, un appel de l’hôpital pour confirmer son décès. Mais la plus jeune de nos filles avait décidé d’aller revoir son père une dernière fois. Arrivée à l’hôpital, elle rencontra un couple d’amis qui était déjà là, attendant la permission pour aller le voir – les trois ont été présents pour constater ce qui devait se produire.

Rendue auprès de son père, elle lui toucha la main qui réagit au même moment par une petite poignée de main, ce qui l’étonna; à leur tour, les deux autres ont constaté la même chose. Alors, ma fille demanda à l’infirmière si une telle réaction était normale. La réponse fut un peu négative: «Il se pourrait qu’une personne réagisse de la même façon.» Après quelques minutes, ils ont constaté que le malade réagissait plus visiblement. Alors, j’ai été appelée. À mon tour, il m’a serré la main. À ma question: «Me reconnais-tu?», il a répondu: «Yes, yes.» Il a ensuite fait des efforts pour s’asseoir dans son lit, ses yeux se sont ouverts, etc. La garde-malade avait contacté le médecin qui est arrivé décontenancé. Il nous a demandé de sortir afin de pouvoir l’examiner. Après quelques minutes, le médecin est venu nous rejoindre dans la salle d’attente tout en se laissant tomber dans un fauteuil. Les mains élevées, il a dit: «Vous étiez en ligne directe avec le ciel, il n’y a pas d’autre explication.»

Alors, les autres membres de la famille furent avertis; tous sont venus nous rejoindre et vous pouvez imaginer la suite. C’était déjà le miraculé de l’hôpital de Bristol, l’histoire se répandait.

Quelques jours après, je lui ai donné des détails sur ce qui avait été préparé pour lui pour ses dernières heures en ce monde.

L’image de la Dame de Tous les Peuples était placée au mur, près de son lit. Je n’ai jamais demandé de le guérir, mais d’en prendre soin. J’avais la photo de Marie-Paule, je lui ai fait baiser ma médaille miraculeuse, car la sienne lui avait été enlevée pour raison médicale. Par la suite, je disais les prières de la Divine Miséricorde pour les mourants que je connaissais, etc. J’ai ajouté: «Tu sais, ce fut un miracle par l’intercession de la Dame de Tous les Peuples.» Il m’a répondu: «Oui, je sais.»

Il m’a dit que, dans son coma, il était dans une grande chambre où tout était blanc et il ne voyait que le Pape Jean-Paul II qui s’en allait en avant de lui. Soudain il a disparu.

Depuis ce jour, je me pose encore la question: qu’est-ce que Dieu voulait lui faire comprendre ou nous faire comprendre? Aujourd’hui, celui qui voulait voir un miracle est devenu le miraculé, et notre garçon lutte plus que jamais contre la dépression, aussi il me semble qu’il y a quelque chose d’incompréhensible à cela, mais quoi?

En remerciement, nous étions à Spiri-Maria pour la fête de la Dame de Tous les Peuples, pour une courte visite, la messe et une petite partie de la célébration, disons de 10 heures à midi, car la condition de mon mari ne permettait pas plus. Le voyage, la veille, avait déjà été assez long: partis de Bristol, nous nous sommes rendus à notre chalet, à Courcelles (7h30 de route); le dimanche, pour nous rendre à Lac-Etchemin, il nous restait 1h30 de route. C’était déjà beaucoup pour son premier voyage depuis sa sortie de l’hôpital. Nous nous reprendrons plus tard, ainsi que toute la famille, si possible, y compris mon garçon.

Merci à la Dame de Tous les Peuples d’avoir intercédé pour nous.

«Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.»

À vous tous, parents et amis, et surtout à vous du Centre Spiri-Maria qui nous avez supportés de vos prières et messes, du plus profond de notre coeur: Merci.

Suzanne et Jean-Louis Labrecque
Bristol, Connecticut, É.-U.