«Que ton Règne vienne, sur la terre comme au ciel.»
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Émilie, 3 ans |
La poupée dans les bras de Marie |
Une fin de semaine, alors que ma petite-nièce Émilie âgée de 3 ans est venue nous visiter et qu’elle s'apprêtait à retourner chez elle, je lui rappelle de ne pas oublier sa poupée qu’elle avait reçue en cadeau de la petite voisine cette même journée. Elle me répond aussitôt: «Non, j'ai laissé la poupée avec la “ti-fille” en haut..., elle n'a pas de poupée, elle!»
Etonnée de voir qu'elle pense à la partager avec quelqu'un d'autre – un personnage imaginaire peut-être, puisque nous sommes seulement ma fille et moi à la maison –, je lui demande de me montrer qui est cette «ti-fille» en haut en me dirigeant vers l’escalier. Quelle surprise en arrivant à l’étage! Ma petite-nièce pointe du doigt la statue de la bonne sainte Anne accompagnée de la petite Marie qui se trouve en avant de nous, au fond du mur.
La poupée a été déposée dans les mains de la Sainte Vierge enfant que ma petite-nièce Émilie identifie de «ti-fille». Elle s'approche de Marie et lui donne une caresse et, tout en la tenant par le cou, elle me dit: «Regarde, elle est grande comme moi. C'est mon amie.»
Deux semaines plus tard, Émilie revient nous visiter et elle revoit sa petite poupée dans les mains de Marie à qui elle sourit. Au moment de son départ, je lui demande encore une fois si elle veut ramener sa poupée. Elle me répond: «Non, je veux laisser la poupée avec la “ti-fille”. C'est mon amie, moi, je partage.»
Deux mois se sont déjà écoulés depuis et la poupée de ma petite-nièce demeure encore dans les mains de la «ti-fille», sa meilleur amie, la petite Marie.
Quel beau témoignage d'une enfant pure qui a été attirée par la petite Marie et qui a compris en toute simplicité la joie du partage! Et c’est avec la meilleure amie possible, notre Maman du Ciel, qu’elle a partagé!
Jeanne d’Arc Glover
Joseph Riddell |
Le petit Joseph, enfant de Marie-Ève Bouffard-Riddell, a assisté à un cours de catéchisme donné par sa mère. Celle-ci a parlé de la médaille miraculeuse, laquelle est une protection pour ceux et celles qui la portent. C’est donc très, très important de porter cette médaille si l’on veut être protégé...
Peu après, Joseph a reçu une image de Jésus et il dit à sa mère: «Cette image n’est pas correcte». «Mais pourquoi?... c’est une image de Jésus!» de répondre Marie-Ève, et Joseph de répliquer: «Cette image n’est pas correcte parce que Jésus ne porte pas sa médaille miraculeuse.»
Sr Yolande Riberdy
Rosianne et son frère Jean-Raphaël |
Avec mon coeur, je veux vous remercier d’avoir pris le temps de me lire et de me donner de bons conseils. Cette lettre représente pour moi une bouée de sauvetage à laquelle je veux m’accrocher pour passer au travers de cette tempête intérieure. Encore une fois, le Bon Dieu me donne une chance de m’en sortir. Je n’aurai pas assez de cette vie pour Le remercier de toutes les grâces reçues dans ma vie. J’espère pouvoir donner en retour ce que je reçois!
J’aimerais vous dire quelque chose de bien beau que ma petite Rosianne m’a déjà confié. Un jour, elle m’a dit: «Maman, j’ai un secret: c’est que je veux, avec Marie-Paule, empêcher les âmes d’aller en enfer en faisant beaucoup de sacrifices. Je vais lui tenir la main et devenir grosse pour qu’il y ait moins de place pour passer. Mais c’est mon secret.» Cela venait de son coeur.
Aussi, elle m’a fait une leçon qui m’a touchée une fois. Elle m’a dit en me voyant un peu triste: «Sais-tu, maman, ce qu’il y a de plus triste? C’est qu’il y a des âmes qui se perdent.» Cette phrase me revient souvent et je crois qu’elle est un bon motif pour accepter toutes les souffrances de notre vie. (...)
Myriam Lévêque
Réponse de Soeur Micheline:
Chère Myriam,
Mère Paul-Marie souhaite qu’un mot vous parvienne en réponse à ce que vous lui avez écrit hier soir. Quelle douceur et quelle reconnaissance dans ces quelques lignes!
Si vous êtes sur la croix, vous avez, dans vos enfants, une immense consolation. On dit souvent que les enfants sont des cadeaux du bon Dieu... Eh bien, cela se vérifie par les réflexions de Rosianne qui fait des déductions fort surprenantes pour une petite fille de 5 ans. Si elle sait déjà la valeur d’une âme, c’est parce qu’elle a reçu la formation adéquate et cela est tout à votre honneur. On n’a pas l’impression que les enfants grandissent et parfois leur sagesse dépasse celle des grandes personnes. Pourquoi? Parce qu’ils sont simples et ne se laissent pas encombrer par ce que l’on peut penser autour d’eux. Rosianne a cette profondeur qui nous fait penser à la petite Jacinthe de Fatima qui, du haut de ses 7 ans, disait: «Ah! si l’on savait la valeur de l’éternité!»
Soeur Micheline
Un mot de Myriam, la maman:
Quel bonheur de pouvoir te réconforter grâce à nos petits! Cependant, nous sommes incapables de nous en attribuer le mérite... Nous devons cet idéal que nous avons à ta Vie d’Amour! Aussi, je pense à ma maman qui, quand j’étais toute petite, m’invitait à faire des sacrifices pour les âmes et cela m’a marquée. C’est merveilleux de voir que tout continue encore dans la vie de nos enfants en s’approfondissant davantage. Dieu est bon! Ce sera si beau dans le Royaume!
Myriam
Julien Simpson |
Un jour de mai, maman se lève avec une migraine et doit se préparer pour se rendre au bureau. Partant en voiture avec grand-maman, elle ne voyage qu’au bout du village quand la migraine, accompagnée de nausée, empire et elle doit revenir à la maison.
Je suis à table, mangeant mon petit déjeuner, lorsque je vois maman entrer en douleur et faire l’appel au bureau disant qu’elle ne pourra pas s’y rendre.
Avec empathie, je lui dis: «Pauvre maman, tu es malade?»
Maman répond: «Oui, je dois me coucher afin de reprendre mes forces.»
Et Julien ajoute: «Comme tu es chanceuse..., tu pourras sauver des âmes aujourd’hui!»
Maman me dit: «Toi aussi, Julien, à l’école, durant la journée, tu peux sauver des âmes!»
Julien finit, l’air un peu désolé: «Eh bien, non, je ne peux pas; je ne suis pas malade moi... et je ne suis pas au lit!»
Julien Simpson (9 ans)
et maman Angèle Vermette-Simpson, du Manitoba
Louise-Marie Jouan |
Cette semaine, ma petite-fille Louise-Marie (10 ans) passait un examen de musique pour l’entrée en 6e dans une école permettant l’étude de cette discipline «étude et musique». Sa maman me dit: «Nous allons prier l’Ange gardien», et je lui réponds: «Je ne sors pas aujourd’hui, je peux prêter mon Ange gardien à Louise-Marie.»
Le soir, ma petite-fille m’appelle au téléphone: «Tu m’as prêté ton Ange gardien, mais comment je fais pour te le rendre? Est-ce que je dois venir te le rapporter ou bien est-ce qu’il rentre tout seul?»
Le lendemain, sa maman lui dit: «As-tu pensé à remercier ton Ange gardien?» «Bien sûr!» «Et celui de ta grand-mère?» «Oh! encore plus, car Lui, il avait eu du déplacement!»
La même petite-fille, quand son grand-père est entré à l’hôpital pour une opération, dit aux siens: «Alors nous, on va entrer en prière!»
Ces enfants sont des rayons de soleil. Que c’est consolant!
Thérèse Foligné, Paris
Jacob Roy |
L’autre jour, alors que j’étais en compagnie de mon petit-fils, Jacob, âgé de 6 ans, je lui parlais du Ciel. Je lui disais que le bon Dieu était au-dessus des nuages et que, lorsqu’on sera avec Lui, on sera toujours heureux Là-Haut.
Tout à coup, il me dit: «Je ne veux pas y aller, au Ciel.»
Étonnée, je lui demande pourquoi. Il me répond: «Je suis trop pesant et je vais passer à travers les nuages et tomber en bas.»
Je lui ai alors expliqué qu’il aura à ce moment-là un corps léger, conçu pour le Ciel. Ça l’a rassuré, et moi aussi.
Huguette Carrier, 12 mars 2006
Pierre-Marie Poulain |
Une journée de prières avait lieu en France à l’occasion de la fête de Notre-Dame de Lourdes qui, depuis quelques années, sous l’initiative du Pape Jean-Paul II, a été consacrée aux malades. Thérèse Foligné, Maman nationale de la Famille des Fils et Filles de Marie nous a rapporté ce fait candide:
«Après la fête, beaucoup de gens m’ont donné leur appréciation. Tous ceux qui ont téléphoné depuis ce jour parlent d’une paix qui persiste au souvenir de ces belles lectures sur l’Immaculée et Lourdes. Même les enfants étaient attentifs au déroulement.
«En voici un exemple: Pierre-Marie Poulain (7 ans), fils de Isabelle et Dominique, écoutait encore après deux longues heures, se tenant droit comme une statue dans le chœur, alors que le Père Xavier Larribe expliquait les conditions pour s’approcher du Sacrement des Malades. Entre autres, il dit qu’on pouvait le recevoir à partir de 70 ans.
«Dans l’assistance, une tante de Pierre-Marie, maman d’une quarantaine d’années et de santé précaire, avait profité du Sacrement des Malades. Le soir venu, Pierre-Marie dit avec malice à sa cousine Louise-Marie (10 ans): “Je ne savais pas que ta mère avait 70 ans!”
«On croit qu’ils sont distraits, ces petits, et l’on constate qu’ils réfléchissent et tirent des conclusions.»
Thérèse Foligné
André-Marie Lefebvre |
Chère Maman Marie-Paule,
Ce soir, après avoir lu un chapitre de Vie d’Amour à mon fils André-Marie, il remarque que le deuxième volume est beaucoup plus gros que le premier que nous lisons.
Les quatorze autres volumes de Vie d’Amour sont dans la bibliothèque au pied de son lit. Je lui ai déjà dit simplement que les livres de Vie d’Amour sont la vie de Marie-Paule.
André-Marie contemple les quatorze volumes et me dit, étonné: «Je te dis qu’Elle en a de la Vie!...»
Je veux te remercier pour «toute cette Vie» que tu as vécue pour nous tous, pour les âmes.
Marie-France Lefebvre
Loulou, 22 mois |
Ma Mère,
Je suis heureux de te retrouver aujourd’hui pour te raconter cette petite histoire qui s’est passée récemment lors d’un séjour chez mes enfants qui habitent dans le sud de la France. Je le fais aussi après avoir lu les réparties d’enfants publiées sur le site de la Communauté de la Dame de Tous les Peuples.
Il s’agit de mon petit-fils, Louis, âgé aujourd’hui de 22 mois. Ses parents ne vont pas à la messe ce qui fait que cet enfant ne sait vraiment rien de Jésus et de Marie.
Dimanche, 26 janvier 2006. Je dis à mes enfants que je vais à la messe du village tout en leur proposant d’emmener «Loulou» avec moi. Aucun problème. Je prends donc la poussette et nous voilà en route pour l’église située à quelques minutes de marche de la maison. En entrant dans l’église je décide immédiatement de me placer au premier rang, me souvenant de ces quelques mots prononcés souvent par Louis: «Papi, c’est moi qui fais.» Au premier rang, me dis-je, il verra tout, il entendra tout, il aura de quoi occuper ses yeux et ses oreilles. Mais allait-il se tenir tranquille dans la poussette, ainsi qu’au moment de la communion lorsque je le prendrai dans mes bras? Effectivement, oui. Louis est resté très sage. Et, de plus, il ne s’est pas endormi.
Aussi, à la fin de la messe, je me dirige au fond de l’église vers la belle et grande statue de Marie posée sur le carrelage. Là, nous posons ensemble nos mains sur les mains de Marie. Je dis un Ave Maria, puis nous sortons.
Nous sommes de retour à la maison vers midi. Loulou est à table. Il mange tranquillement lorsque, à la surprise générale, il se met à chanter: «AyouYa, YiYoa, Ayouya.». Il chante l’Alléluia de bon coeur. Il ne rit pas. De plus, ses petits bras sont légèrement levés comme ceux de l’animateur observé durant la messe.
Personne ne songe à lui dire de se taire. Il s’arrêtera d’ailleurs de lui-même deux minutes plus tard pour prendre gentiment son dessert. Cette petite histoire montre combien les petits enfants sont réceptifs à toute chose et que, malgré l’absence d’éducation religieuse de la part des parents, les grands-parents ont néanmoins de petits gestes simples à poser, gestes qui compteront beaucoup, plus tard*.
Je m’arrête là pour reprendre la plume dès que possible. Par toi, je remercie Dieu le Père pour toutes les grâces reçues.
Gérard Delion
* Pour ma part, j’ai toujours en mémoire quelques images pieuses que me montrait ma grand-mère lorsque j’étais enfant. Elle était la seule à faire ce geste. Aujourd’hui, je ressens ce souvenir comme une «présence» affectueuse de sa part. J’aimerais la remercier très fort.
Maximilien Neault (4 ans), servant de messe à Spiri-Maria |
Un dimanche, nous sommes allés visiter le frère de mon mari [Gilles Neault] à Victoriaville et un de leur voisin a un petit garçon de 6 ans. Ils ont joué ensemble une partie de la journée et, à un moment donné, le garçon dit à Maximilien: «Tu as des souliers de filles.» Il lui répond: «Ben non, ce sont mes souliers de messe.» Le garçon lui dit: «Je ne connais pas ça!»
Maximilien Neault, par Diane Neault
Phillip Lewitski |
Mon fils Phillip (8 ans), qui entend souvent parler de Vie d’Amour, m’a dit l’autre jour qu’il voulait suivre ton exemple et demander de souffrir, lui aussi, afin de sauver plein d’âmes. Il voulait surtout savoir s’il pourrait alors aller visiter le Paradis terrestre?
Phillip Lewitski, par Carole Forest
Crèche de Noël à Spiri-Maria |
Émilie Giguère |
À la messe du soir, il y a quelques jours, Émilie (7 ans) me demandait pourquoi saint Joseph n’était pas avec la Vierge et l’Enfant.
Pour me débarrasser, étant donné qu’elle a toujours quelque chose à dire pendant le chapelet et la messe, je lui ai dit que je ne le savais pas. Elle m’a répondu: «Je crois que je le sais: c’est parce que c’est Dieu le Père son vrai père.»
Elle me fait souvent rire avec ses fines réparties.
Chantal Poulin, 31 décembre 2005
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